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BULLETIN 




ni<: LA 



SOCIÉTÉ 



D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



DEUXIÈME ANNÉE. - TOME II; 




TOULOUSE 

TYPOGRAPHIE DE BONNAL ET GIBRAC 

RUE SAINT-ROME, 44. 

1868. 







m * 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ 



D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



DEUXIÈME ANNÉE. - TOME IL 



TOULOUSE 

TYPOGRAPHIE DE BONNAL ET GIBRAC, 

RUE SAINT-ROME, 44. 

1868. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



CATALOGUE 

DES LÉPIDOPTÈRES DE LA HAUTE-GARONNE 

Par Auguste d'Aubuisson. 

La Haute-Garonne est sans contredit un des départements méri- 
dionaux les plus favorisés par la nature ; en effet, elle possède une 
rivière considérable avec de grands et nombreux affluents, de 
larges et riches vallées, des coteaux gracieux et fertiles, des 
vallons profonds, couverts de fraîches et riantes prairies sillonnées 
de ruisseaux aux eaux toujours limpides, de belles et gigantesques 
montagnes, ici cultivées ou arides, là-bas flanquées de magnifiques 
forêts, plus loin, enfin, couronnées de neiges soixante fois sécu- 
laires : il s'y trouve donc des terrains de toute nature et une 
végétation des plus variées favorisée par un excellent climat, ce 
qui la rend naturellement très riche en lépidoptères ; aussi y 
prend-on à la fois des espèces du Nord, du Centre et de l'extrême 
Midi de la France, ainsi que plusieurs qu'on avait cru jusqu'à ce 
jour particulières aux Alpes. 

Me livrant depuis longtemps à l'étude de l'Entomologie, et 
quoique mes excursions aient été fort restreintes, j'ai recueilli 
de nombreux matériaux -, ce qui m'a décidé, voyant surtout que 



— 6 — 

ce travail manquait, à publier un Catalogue des lépidoptères de 
ce département. 

Je n'ai pas la prétention d'offrir un travail complet, mais il 
l'orme déjà un cadre assez étendu pour qu'il soit facile de le com- 
pléter, en peu de temps, par les découvertes qui restent à faire. 

J'ai suivi pour le classement, l'ordre adopté par M. le docteur 
Boisduval dans son Index methodicus. 

J'ai donné d'une manière aussi exacte que l'exige un travail de 
cette nature, l'habitat, ainsi que l'époque de ^'apparition (1), tant 
de l'insecte parfait que de la chenille et la nourriture de cette 
dernière. 

Le nombre d'espèces mentionnées dans ce Catalogue est de 

512, non compris les variétés-, GO espèces sont particulières aux 

montagnes ou aux terrains calcaires, et 452 à la plaine, mais 

dans ce nombre, il y en a beaucoup que l'on rencontre aussi sur 

es hauteurs. 

Les Rhopalocères sont à peu près complets, au moins pour 
ceux de la plaine ; il n'en est pas de même pour ceux propres 
aux montagnes, ainsi que pour les Hétérocères de toutes nos 
contrées, beaucoup font défaut. 

J'aurais bien pu en faire figurer un plus grand nombre en 
m'inspirant des auteurs, mais je n'ai voulu mentionner que les 
sujets que j'ai pris moi-même ; et si j'ai dérogé à cette manière de 
faire, ce n'a été que pour un nombre très restreint et sur le 
témoignage de naturalistes du pays et très dignes de créance. 

J'ai donc la certitude qu'il y a encore des découvertes à faire, 
notamment dans les genres Erebe, Syicthus, Sesie, Zyqœne, 
Lithosie ; mais c'est surtout dans les Noctuelles et les Géomètres 
que l'on trouvera beaucoup, même des espèces encore inconnues. 

J'ai été assez heureux pour prendre près de Toulouse, dans le 
parc de M. le baron Dézasars, une noctuelle nouvelle pour la 
faune européenne, VOrthosia pistacinoïdes ; de plus, un petit 



(1) Il y a beaucoup d'erreurs à relever dans la plupart des ouvrages qui 
traitent des lépidoptères, sur le nombre des générations que certains ont par 
an; par exemple, d'après presque tous les auteurs, la Pieris daplidice, 
VAnlhocaris ausonnia^ le Rhodocera Cleopatra, le Lycœna telicanus, YApalura 
Ma, etc., etc., n'auraient qu'une génération par an, ce qui est erroné, car 
ces espèces et beaucoup d'autres en ont deux. 



- 7 - 

Lycsene que j'ai rencontré plusieurs fois dans un ramier de la 
Garonne, sous Vieille-Toulouse, et que M. Lacroix a pris abon- 
damment sur la route de Luchon, au Port de Vénasque, en 4867. 
Ce Lycsene a été nommé Nigricens par M. Dubois fils, naturaliste, 
à Bruxelles, auquel M. Lacroix l'avait communiqué. 

J'espère, avant peu, présenter quelques autres espèces nou- 
velles. 

A ces courtes explications sur mon travail et dans l'espoir d'être 
utile aux jeunes lépidoptéristes , je crois devoir mentionner 
quelques-uns de mes procédés, ainsi que les plus fructueux dans 
ceux déjà connus, pour capturer ces insectes sous toutes les 
phases de leurs métamorphoses. 

Je serais heureux si, en rendant par là leur travail plus facile, 
je parvenais à développer leur goût pour cette branche d'histoire 
naturelle qui, plus que tout autre, peut-être, offre à ceux qui se 
livrent à son étude, une occupation sérieuse, souvent utile, mais 
surtout et toujours d'honnêtes et d'agréables distractions. 

En terminant, je saisis l'occasion de témoigner ma reconnais- 
sance et mes remercîments à MM. Lacroix, Berdoulat, Rivière et 
Castan, pour les communications qu'ils ont eu la gracieuseté de 
me faire. 

Chasse des lépidoptères à l'état de Chenille. 

Toute l'année, principalement du mois d'avril au mois d'octobre. 
L'hiver, dans la terre, aux pieds des arbres, sous les pierres, etc. 
Dans la belle saison, partout, sur les arbres, les taillis, les haies, 
les buissons et sur toutes les plantes basses. 

Pour élever les Chenilles avec succès, il faut leur donner une 
nourriture toujours fraîche. 11 est également nécessaire de séparer 
celles des diurnes et des crépusculaires de celles des nocturnes. 
Les boîtes dans lesquelles on mettra ces dernières, doivent avoir 
leurs fonds garnis de six à huit centimètres de terre légère, qu'il 
faut avoir soin de tenir toujours un peu humide, afin que celles 
qui s'enfoncent pour se chrysalider puissent y pénétrer aisément. 

A l'état de chrysalide. 

Toute l'année, mais particulièrement du mois de janvier au 



— 8 — 

mois de mai. Pour les nocturnes et les crépusculaires, en creusant 
aux pieds des arbres, le long des murs et sous les touffes d'herbes. 
Pour les diurnes ainsi que pour quelques nocturnes, tels que les 
Chelonia, Orgya, Bombyx, Lasiocampa, etc., sous les cordons des 
murs, contre les arbres, dans les feuilles roulées, sous les écorces 
mortes et en parties détachées, dans les crevasses, etc. 

Pour conserver les chrysalides, il faut les mettre sur de la terre 
qui ne soit ni trop sèche, ni trop humide, car dans le premier 
cas, elles se dessèchent; dans le second, elles se moisissent. Il 
faut ensuite avoir soin de les couvrir avec de la mousse qu'on 
humecte légèrement de temps à autre. 



 l'état d'insecte parfait. 

Parmi les procédés les plus usités, je citerai : 

i° La chasse a la mailloche. — Cet instrument sert à frapper 
la tige des jeunes arbres, afin de faire tomber soit le Papillon, soit 
la Chenille. En mai, juin, août, septembre, octobre 

2° La chasse au parapluie. — Dans lequel l'on reçoit les in- 
sectes qui tombent en battant, à l'aide d'une canne, les haies, les 
buissons, les taillis, les branches basses des grands arbres, ainsi 
que la plupart des plantes herbacées. Par ce procédé, on se pro- 
cure également un grand nombre de Chenilles, et souvent de très 
bonnes espèces. Ce procédé est particulièrement bon la nuit avec 
une lanterne, pour les chenilles qui se cachent le jour. 

3° Chasse a la miellée. — Avec des cordes que l'on tend, 
après les avoir enduites de miel ou de toute autre matière sucrée, 
le long des lisières des bois, dans les prairies, aux bords des fossés, 
des ruisseaux, le long des haies, etc. 

Il est nécessaire d'être deux pour faire cette chasse. L'un doit, à 
J'aide d'une lanterne, éclairer l'autre, qui ne s'occupe qu'à piquer 
les insectes, après les avoir fait tomber dans le filet, et les avoir 
pris avec les pinces. 

Il y a un autre procédé pour faire cette chasse : il consiste à 
appliquer le miel contre les arbres. En juillet, août, septembre, 
octobre, novembre. 

La chasse à la miellée commence au crépuscule et dure jusqu'à 
minuit ou une heure. 



~ 9 — 

4° Chasse sur les raisiins. — Particulièrement sur les chas- 
selas bien mûrs. Cette méthode donne d'excellents résultats. 
En septembre, octobre, novembre. Comme pour la chasse à la 
miellée, l'on doit commencer au crépuscule et continuer jus- 
qu'après minuit. L'on fait aussi de bonnes captures, pendant les 
mêmes heures, sur le lierre en fleur, Hedera hélix, ainsi que sur 
les fleurs d'oignon, Âllium sepa. Juillet, octobre, novembre. 

5° Chasse au crépuscule. — Sur les Pétunia, Centhrantus 
ruber, Silène, Lichnis dioïca, Verbena Aubletii, Lonicera capri- 
folium, periclymenum et xylosteum, Mirabilis jalappa, Lavan- 
dula spica, etc. En mai, juin, juillet, août, septembre. 



ABRÉVIATIONS, 



B.,. ..... . Boisduval. 

Bork Borkhausen. 

D Duponchel. 

E. Esper. 

F Fabricius. 

G GODAP.T. 

H Hubner. 

L. ... LïNNiEUS. 

OcHSENHElMER. 

R Rambur. 

S Stephens. 

T. ....... Treitschke. 

W., V.... Wiener Verzeichniss. 



- 40 - 

RHOPALOCERA 



I. Tribus PAPILIONIDES. 

Genus PAPILIO. L., B. 

f. Podaiirius. L., B. 4. Avril, mai, juillet, août. Dans les 
vergers, le long des haies. La Chenille en juin, août, 
septembre. Sur les Prunus spinosa , Persica vulgaris , 
Âmygdalus communis. 

•Z. Machaon. L., B. 2. Mai , juin, août, septembre. Dans les 
jardins, les champs de luzerne, etc. Coteaux des environs 
de Toulouse. La Chenille en juin, juillet, septembre et 
octobre. Sur les Fœniculum officinalis et Daucus carota. 

Genus PARNASS1US. L., B. 

3. Apollo. L., B. 40. Juin, juillet et septembre. Cagire, Saint- 

Béat, Luchon, etc. 
Var. A. Cette variété se distingue du type, en ce que le fond 

des ailes est plus obscur. Mêmes localités que le type. 
Aber. Absence de rouge sur les points ocellés. Vole avec le 

type. 

4. Mnemosync. L., B. 44. Juin, juillet. Luchon et ses en- 

virons, particulièrement à la vallée d'Esquierry. 

11. Tribus PIERIDES. 

Genus PIERIS. B. 

5. Cratœgi. L., B. 45. Mai et juin, dans les prairies, les 

bois , etc. Partout. La Chenille, avril et mai. Sur la 
plupart des arbres fruitiers, sur le Cratœgus oxyacantha 
et Prunus spinosa. L'éclosion des chenilles a lieu en 
octobre et novembre ; elles passent l'hiver groupées par 
familles et se dispersent en avril. 

6. Brassicœ. L., B. 46. Mai, juin, août, septembre. Partout. 

La Chenille en juillet, septembre, octobre. Sur le Bras- 
sica oleracea et autres crucifères. 



- 11 — 

7. Rapse. L., B. 17. Toute la belle saison; dans les jardins, 
les prairies, les bois. Partout. La Chenille, toute l'année. 
Sur presque tous les crucifères^ particulièrement sur le 
Br assica napus. 

S. Napi. L., B. 4. D'avril à juillet. Dans les parties humides 
des bois. A Laramet, Saint-Jean, etc. La Chenille, en 
juin et septembre. Sur les crucifères sauvages. 
Var. NapejE. Vole avec le type. 

9. Cailidice. H., B. 19. Juillet, sur les montagnes des environs 

de Luchon, notamment au port de Venasque. 

Ce joli lépidoptère a été pris dans la première 
quinzaine de juillet, par M. Lacroix. 

10. Daplidice. L., B. 21. Avril, mai, juillet, septembre et 

octobre. Partout, mais particulièrement sur les coteaux 
et les terrains arides. La Chenille se nourrit de Reseda 
lutea et de la plupart des crucifères sauvages. 
Var. Bellidice. Brahm., B. Avril. Avec le type. Ne paraît 
qu'une fois par an. Rare. 

Genus ANTH0CAR1S. B. 

M. Belia. F., B. 25. Mars, avril. Côtes de Pech-David , de 
Périole, plaine de Pinsaguel, Lardenne, bords de Lhers. 
La Chenille, en juillet, août. Se nourrit de Biscutella 
lœvigata. 

12. Ausonia. E., B. 2G. Juin et septembre. Parties arides des 

coteaux Pech-David, Lacroix-Falgarde. La Chenille, 
juillet, août, octobre, se nourrit de Brassica erucastrum 
et des siliques du Sinapis incana. C'est à tort que 
plusieurs auteurs prétendent que cet Anthocaris n'a 
qu'une génération par an. 

13. Eupheno. L. 28. Avril, mai. La Chenille, d'après les auteurs, 

se nourrit sur les crucifères agrestes. 

Ce joli lépidoptère a élé pris par plusieurs amateurs, 
à Luchon et dans ses environs. 

14. Cardaniines. L. , B. 30. Avril, mai. Dans les parties 

humides des bois, surtout dans celles où croissent abon- 
damment les Cardamine. Boucoune, St-Jean, Laramet. 



— 12 — 

La Chenille, en juillet et août. Sur les Cardamine 
impatiens et pratensis. Elle se chrysalide pour passer 
l'hiver. 

Genus LEUCOPHASIA. Steph., B. 

15. Sinapis. L., B. 55. Mai, juin, juillet, août. Bois, prairies. 

Partout. La Chenille, en juin et septembre. Sur les 
Lotus corniculatus, Lathyrus pratensis, 

Var. Erysimi. Bork., B. Mai. Mêmes localités que le type. 

Genus RHODOCERA. B. 

16. Rhamni. L., B. 55. Toute l'année. Partout, particulière- 

ment dans les bois. La Chenille, des premiers jours du 
printemps, à la fin de l'automne. Se nourrit de Rhamnus 
frangula et Catharticus. 

17. Cicopatra. L., B. Avril, mai, juillet, août, septembre. Dans 

les parcs et jardins. Partout. La Chenille, en juin, juillet, 
septembre et octobre. Se nourrit du Rhamnus cathar- 
ticus et alaternus. 

Genus COLÎAS. B. 

18. Edusa. L., B. 58. De juin'à octobre. Prairies, champs de 

trèfles et de luzerne. Partout. La Chenille, sur les 
Trifolium et Medicago saliva, juillet, août, septembre. 
Var. Hélice. Comme le type. Côtes de Pech - David, 
Périole, etc. 

19. PaUeno. L., F., B. 44. Juillet, août. Saint-Béat, Cierp, 

Luchou, etc. 

20. Phicomone. E , IL, B. 46. Juillet, août, septembre. 

Mêmes localités que Palœno. 

21. Hyaie. L., B. 47. Mai, août, septembre. Bois, champs de 

luzerne. Sur les coteaux arides et montagneux du dépar- 
tement. On la trouve aussi, mais peu abondante, à 
Bouconne et sur les côtes de Pech-David. 



— 13 - 

III Tribus LYCEN1DES. 

Genus THEGLA. F., B. 

22. Betuirc. L. , B. 48. Juillet, août. Lacroix-Falgarde. La 

Chenille, en mai et juin. Sur le Prunus spinosa. Je n'ai 
trouvé ce magnifique Thecla qu'une seule fois. 

23. w. Album. B. 50. Juin. Lieux plantés d'ormes. Lardenne, 

Pech-David, Fenouillet. La Chenille, en avril et mai, 
sur YUlmus campestris. 

24. Acacia*. H., B. 51. Du 45 juin au 15 juillet. Ce joli Thecla 

a été pris aux environs de Luchon, par M. Lacroix, qui 
a eu l'obligeance de me le communiquer. 

25. Lynceus. F., B. 53. Juin et juillet. Bois et taillis de chênes. 

Saint-Jean, Bouconne, etc. La Chenille en mai. Sur le 
Quercus robur. 

26. Quercus. L., B. 55. Juin, juillet. Bois et taillis de chênes. 

Pibrac, Bouconne, Saint-Jean, etc., etc. La Chenille, en 
mai, juin. Sur les Quercus robur et pedunculata. 
2?. Evippus. B. 56. Juin, juillet. Dans les grands bois de 
chênes. Ardiège, Cier-de-Rivière, etc. Très rare. 

28. Rubi. L., B. 57. Avril, mai. Vole très rapidement, aime à 

se reposer sur les extrémités des branches des buissons 
et des taillis. Bouconne, Saint-Jean, Laramet, le long 
des haies. Partout. La Chenille sur le Rubus fruticosus. 

Genus POLYOMMATUS. B. 

29. Phkeas. L., B. 59. Mars, avril, juin, juillet et septembre. 

Partout. La Chenille, toute la belle saison, se nourrit de 
Rumex. 

30. Virgaurœ. L., B. 61. Mai, juillet, août. Dans les ravins et 

les prairies, le long des cours d'eau. Hautes montagnes, 
Luchon, vallées du Lys, de l'Arboust, etc. 

31. Gordius. E., B. 66. Juin, juillet. Dans les grands bois, 

sur le serpolet en fleur. Bouconne, etc. 

32. Xanthe. E., B. 68. Mai, juillet et août. Dans les bois et les 

prairies humides. Bouconne, Saint-Jean, Pibrac, etc. 



_ u - 

La Chenille, en juin et septembre. Se nourrit, selon 
différents auteurs, de Rumex acetosa ou de Genista 
scoparia. 

Genus LYCtENA. B. 

33. Brctica. L., B. 70. Mai, juin, août, septembre. Dans les 

prairies, les champs de luzerne, le long des haies. La 
Chenille, en juillet et octobre. Vit dans les gousses de 
plusieurs légumineuses. 

34. Teiicanus. H., B. 7i. Du 20 juin au 20 octobre. Le 

long des haies. Dans les champs de luzerne. Partout. 

35. Amyntas. Fab., B. 72. Juin, juillet et septembre. Dans 

tous les grands bois, landes et prairies des terrains 
élevés. Bouconne, Mauressac, Saint-Jean, Encausse, etc. 
La Chenille se nourrit de Rhamnus frangula. 
Var. Coretas. H., B. Avec le type. 

36. Hylas. F., B. 73. Mai, juin. Sur le trèfle. Dans les bois 

et sur les coteaux. Bouconne, Lacroix-Falgarde, Sainl- 
Martory, Ardiège, etc. La Chenille se nourrit de diffé- 
rentes espèces de trèfles. 

37. /Egon. Bork., B, 76. Mai, juin, août. Bords de Lhers, à 

Madron, ramiers de la Garonne, aux Etroits, etc. 

38. Argus. L., B. 77. Juin, août. Dans les prés des bords de 

Lhers, delà Garonne, etc. La Chenille, d'après les auteurs, 
en mai, sur les Hedijsarum onobrychis, et Melilotus 
officinalis et alba. 

39. Agestis. E., B. 82. Avril, mai, juillet, août. Dans les 

prés. Partout. La Chenille, sur les trèfles. 

40. Orbitulus. E., B. 86. Juillet. Luchon, Saint-Béat et les 

environs de ces localités. 
Var. Pyrenaica. Même époque et mêmes localités que le 
type. 

41. Alexis. F., B. 89. Toute la belle saison. Partout. La Che- 

nille, depuis la fin de mai jusqu'en septembre. Sur les 
Trifolium et Medicago sativa. 
Var. Thersites. B. Avec le type. 

42. icarius. E., B. 95. Juillet. Pyrénées, Luchon. 



— 15 — 

43. Adonis. F., B. 94. Des premiers jours de mai au 15 octobre. 

Terrains calcaires, coteaux arides. St-Martory, Encausse, 
Luchon, Bouconne, etc. La Chenille, en avril, juin, 
juillet. Sur les trèfles. 
Var. Geronus. H., B. Avec le type. 

44. Cor y don. F., B. 96. Juillet et août. Sur les coteaux arides 

et calcaires. St-Martory, Encausse, Cagire, Luchon, etc. 
Var. Maris colore. Comme le type. 

45. Acis. W., B. 100. Mai, juin. Dans les prairies qui bordent 

les bois. St-Jean, Bouconne, ramiers de la Garonne, etc. 
La Chenille, d'après les auteurs, se nourrit àeMelilotus 
officinalis et Âstragalus glycyphyllos. 

45 bis. Nigrescens. Dubois. Juillet. Bamiers de la Garonne, 
environs de Luchon, etc. 

46. Alsns. F., H. 102. Juin, juillet. Ramiers de la Garonne, 

près Toulouse, Saint-Béat, Lucbon, etc. 

47. Argiolus. L., B. 109. Avril, juin et août. Sur les haies de 

ronces. Partout. La Chenille, sur les Iihamnus. 

48. Cyllarus. F., B. 111. Fin d'avril, courant de mai. Saint- 

Gaudens, Bouconne, ramiers de la Garonne, etc. 

49. Alcon. F., H., B. 113. Juillet, août. Mont Cagire, Saint- 

Béat, etc. 

50. Arion. L., B. 116. Juillet. Coteaux arides et calcaires. 

Roquefort, Saint-Martory, Luchon, etc. 

VI. Tribus NYMP1IAL1DES. 

Genus LIMEMITIS. B. 

51. Sibylla. F., B. 121. Juillet. Dans les bois, les ravins, etc. 

Ardiège, Cier-de-Rivière, Luchon, etc. 

52. Camiiia. F., B. 120. Mai, juillet, août. Dans les bois et le 

long des ruisseaux. Voltige sur les ronces. Bouconne, 
Saint-Jean, Cornebarrieu, le long de la Garonne, aux 
Etroits. La Chenille, en avril et juin. Sur les Lonicera 
peryclymenum, œylosteum et caprifolium. 



- 16 - 
Genus ARGYNIS. Ochs., B. 

53. Pandora. E., B. 124. Juillet, août. Dans les bois et leurs 

voisinages. Coteaux des bords de la Garonne. Pech- 
David, Vieille-Toulouse, Lacroix-Falgarde, coteaux et 
plaine de l'Ariége. 

54. Paphia. L., B. 125. Juin, juillet, clairières et ravins des 

grands bois. Sur les ronces et les chardons en fleurs. 
Bouconne, Mauressac, Miremonjt, Ardiège, Arguenos, 
Ludion, etc. La Chenille, en mai. Sur les violettes 
sauvages et le Rubus ideus. 
Var. Valezina. B. Avec le type (très rare). 

55. Agiaja. L., B. 128. Juillet et fin de septembre. Dans les 

prairies, près des bois, sur les fleurs de chardons et de 
ronces. Pibrac, Cier-de-Rivière, Ardiège, Encausse, 
Luchon, etc. La Chenille, d'après les auteurs, dans les 
premiers jours de juin et d'août, sur les violettes sau- 
vages. 

56. Addipe. F., B. 150. Juillet. Dans les bois, les ravins et les 

prairies voisines des bois, sur les chardons en fleurs. 
Mêmes localités que la précédente. La Chenille, d'après 
les auteurs, au commencement de juin, sur les Viola 
odorata et tricolor. 
Var. Cleodoxa. E., B. Comme le type. 

57. Lathonia. L., B. 132. Mars et avril, puis de juin à sep- 

tembre. Partout. La Chenille, mai, août. Sur les Viola, 
Hedysarum onobrychis, Borrago officinalis. 

58. Ino. E., G., B. 140. Juin, juillet. Luchon et ses environs. 

59. Pales. F., B. 145. En juin. Luchon et ses environs. 

60. Dia. L., B. 144. Avril, mai, juillet et août. Bois et prairies 

humides. Partout. La Chenille, d'après les auteurs, sur 
les Viola. 
6f. Selene. F., B. 147. Mai et juillet. Dans les bois, mont 
Cagire, etc. La Chenille se nourrit de Viola et de Plan- 
tago major. 



Genus MELITiEA. B. 

6». Artensis F., B. 455. Avril, mai et juillet. Dans les bois, 
Bouconne, Saint-Jean, le long de la Garonne, aux 
Etroits. La Chenille passe l'hiver groupé par familles et 
renfermée dans une toile. Gn doit la ramasser en mars et 
juin. Elle est très facile à élever. 

63. Cinxia. F., B. 156. Mai et juillet. Partout, notamment 

dans les prairies sèches. La Chenille, en avril et juin. 
Sur les Plantago lanceolata et major, Chicorium intybus 
et Hieracium pilosella. 

64. Phsebe. F., B. 158. Mai et juillet, comme la précédente. La 

Chenille, en mars et juin. Sur les Scabiosa arvensis et 
Erythrea centaurium. 

65. Ditiyma. F., B. 162. Mai, juillet. Partout, particulièrement 

dans les champs et prairies arides. La Chenille, en avril 
et juin. Sur les Plantago, Veronica, Ârtemisia vulgaris 
et Linaria vulgaris. 

66. Dictynna. E., G., B. 163. Juin, juillet. Ardiége, Cierp, 

Luchon, etc. 

67. Parthenie. Bork., B. 165. Juillet, août. Mêmes lieux que 

Didyma. La Chenille, en juin. Sur les Plantago lan- 
ceolata et major. 

68. Athalia. Bork., B. 166. De mai à juillet. Dans les bois 

et les prairies , Laramet , Saint-Jean , Bouconne , 
Pibrac, etc. La Chenille, avril et mai. Sur les Plantago 
lanceolata et major et Valeriana officinalis. L'insecte 
parfait varie beaucoup. 

Genus VANESSA. Ochs., B. 

69. Carduî. L., B. 168. Mai, juillet, août. Dans les prairies, 

les champs de luzerne, de trèfle, les chemins. Partout. 
La Chenille, en juin et juillet. Sur les chardons. 

70. Atalanta. L., B. 169. Toute la belle saison. Partout. La 

Chenille, sur les Urtica urens et dioica. 
11. Io. L., B. 170. Avril, juillet, septembre. Partout. Rare 
aux environs de Toulouse. La Chenille en mai, août et 
octobre. Sur les Urtica urens et dioica. 

2 



-48 — 

72. Autiopa. L., B. 471. Juillet, août. Partout. La Chenille 

en juin. Sur les Salix caprea et alla. 

73. Urticsc. L., B. 472. Avril, mai, juillet, août. Partout. La 

Chenille est très commune en avril, juillet. Sur les 
Urtica dioica et urens. 

74. Polychioros. L., B. 474. Mai, juin. Partout. La Chenille 

vit en famille sur le Salix alla et YUlmus campestris. 

75. C. Album. L., B. 478. Mars, mai, juin, septembre et 

octobre. Partout. La Chenille en mai, août. Sur les 
Urtica dioica et urens et YUlmus campestris. 

VIII. Tribus APATURIDES. 

Genus APATURA. 0., B. 

76. Ilia. L., B. 482. Juin, août. Lieux plantés de saules et de 

peupliers. Bords d« la Garonne, de Lhers, du Canal, etc. 

La Chenille en juillet et septembre. Sur les saules et les 

peupliers. 
Var. Clytie. H. B. Mêmes époques et mêmes localités que 

le type. Très commune. 
Var. Iris métis. B. Comme la variété Clytie. Très rare. 

IX. Tribus SATYMDES. 

Genus ARGE. E., B. 

77. Galathea. L., B. 185. Juin, juillet. Prairies et bois. Par- 

tout. La Chenille en avril et mai. Se nourrit de gra- 
minées. 

Genus EREBIA. B. 

78. Cassiope. G. B. 495. Juin, juillet. Sur les montagnes des 

environs de Luchon, de Saint-Béat, etc. 
Var. Efipuron. F., B. Mêmes époques et mêmes localités 
que le type. 

79. Pyrrha. H., B. 200. Juillet, août. Mont Cagire, Saint- 

Béat, Luchon, etc. 
Var. Cœcilia. B. Avec le type. Assez rare. 

80. Mcdnsa. F. B. 2(H. Juillet. Environs de Luchon, etc. La 

Chenille en mai. Sur le Panicum sanijuinalc. 



- 19 - 

81. Evias. G., B. 206. Juillet, août. Cagire, Saint-Béat, etc. 
83. Epistygsie. D., B. 207. Juillet. Environs de Luchon, etc. 

83. Lefebvreï. D., B. 21. Juin, juillet. Mont Cagire et environs 

de Luchon. 

84. Arachne. H., B. 215. Juillet, août. Mont Cagire, Saint- 

Béat, etc. 

85. Blandina. G., B. 216. Juillet, août. Environs de Luchon, 

de Saint-Béat, etc. 

86. Ewryaie. E. B. 219. Juillet. Luchon, Cagire, Saint-Béat, 

Cier-de-Rivière, etc. 

Gerius SATYRUS. E., B. 

87. Phsedra. L. B. 258. Juin, juillet. Dans les bois de Bou- 

conne, Saint-Jean, Laramet, ramier de la Garonne, etc. 
La Chenille en mai et juin. Sur VÂvena elatwr. 

88. Fawna. F., B. 240. Juillet, août. Dans toutes les parties 

. arides des grands bois. Bouconne, Montech, Laramet, etc. 

89. Hermione. L., B. 241. Juin, juillet, août. Partout ; mais 

particulièrement dans les bois de Bouconne, Saint-Jean, 
Laramet et les ramiers de la Garonne. La Chenille en 
mai. Sur les graminées. Elle se cache pendant le jour 
sous les pierres, les feuilles, etc. 

90. Alcyone. H., B. Juillet, août. Dans plusieurs parties des 

montagnes de la Haute-Garonne. Luchon, St-Béat, etc. 

91. Circe F., B. 242. Du 2o juin au 45 août. Dans les grands 

bois. Bouconne. La Chenille comme celle d'Hermione. 

92. BHseïs. L., B. 245. Juillet, août. Coteaux calcaires et 

montagnes de la Haute-Garonne. St-Martory, Encausse, 
Cagire, Luchon, etc. 

93. Semeie. L.,B. 247. Juillet, août. Coteaux et bois. Partout. 

11 se pose par terre et contre les arbres comme Circe et 
Hermione. La Chenille en mai. Dans les touffes de gra- 
minées qui croissent dans les lieux un peu arides. 

94. Arethusa. F., B. 249. Du 15 juillet au 15 août. Terrains 

calcaires. Ardiège, Cier-de-Rivière. 
Var. Erythia. H., B. Avec le type. Assez rare. 



— 20 — 

95. Janira. 0., B. 255. Depuis les premiers jours de juin jus- 

qu'à la fin de septembre. Haies, bois, prés. Partout. 

96. Tiihoiius. L., B. 254. Juillet, août. Vole sur les haies, 

dans les bois. Partout. 

97. Ida. E., B. 255. Juin, juillet. Le long des haies et des 

tertres. Coteaux de Pech-David, de Périole, etc. 

98. Pasiphae. E., B. 256. Juin, juillet. Mêmes localités et 

mêmes lieux qu'Ida. La Chenille en avril et mai. Se 
nourrit de graminées. 

99. Itiœra. E., B. 259. Mai, juin, août, septembre. Dans les 

gorges arides des coteaux, le long des rochers. Lacroix- 
Falgarde, Saint-Martory, Ardiège, Luchon, etc. 
Var. Adrasta. H., B. Mêmes localités que le type. Rare. 

100. Megaera. L., B. 262. Toute la belle saison. Partout. La 

Chenille d'avril à septembre. Sur les graminées qui 
croissent aux pieds des murs et des arbres. 

101 ^Egeria. L., B. 264. Toute la belle saison. Sur les haies, 
le long des fossés et des chemins ombragés. Partout. 

Var. Xiphia. G., B. Juin, juillet. Bois de Sauvegarde. 
Très rare. 

Var. Meone. H., B. Mars, avril, septembre. Dans les bois et 
les endroits touffus. 

10». Dejanira. L., B. 265. Juillet. Ardiège, Cier-de-Rivière, etc. 
La Chenille en avril. Sur le Lolium perenne. 

103. Hyperanthus. L., B. 266. Juin, juillet. Parties humides 

des grands bois, le long des ruisseaux très boisés. Bou- 
conne, Saint-Jean, ramier de la Garonne, etc. 

104. i:<îipus. F., B. 267. Juin, juillet. Ardiège. 

105. Arcanius. L., B. 270. Juin et juillet. Bois taillis, landes, 

bruyères. Bouconne, bois de Sauvegarde, Saint-Jean, 
Laramet, etc. La Chenille en mai. Sur le Melica ciliata. 

106. Pamphiius. L., B. 277. Dès les premiers jours d'avril à 

la fin de septembre. Dans les bois, les prés, les lan- 
des, etc. Partout. La Chenille en mai, juin, juillet. Sur 
le Cynosarus crûtatus. 



- 21 — 

X. Tribus HESPERIDiE. 
Genus HESPERIA. B. 

«07. Linea. F., B. 381. Mai, juin, juillet. Partout. Sur les 

fleurs des Rubus et Dipsacus sylvestris. 
«08. Lineoia. 0., B. 282. Juin, juillet. Partout. Le long des 

chemins, dés haies, bordures et clairières des bois, etc. 
«09. Sylvanus. F., B. 283. Juillet, août. Partout. Vole sur les 

fleurs des Rubus. 
««O. Comma. L., B 284. Juillet, août. Terrains calcaires, 

landes, bruyères. Ardiège, Cier-de Rivière, mont Ca- 

gire, etc. La Chenille en juillet. Sur le Coronilla varia. 

«««. Actœon. E., B. 285. Juillet, août. Coteaux et terrains 
arides. Sur les fleurs des Rubus. Bouconne, Saint-Jean, 
Cornebarrieu, etc. 

Genus SYR1CTHUS. B. 

««». Aitheœ. H., B. 288. Juin, juillet. Bouconne , Mon- 
tech, etc. 

««3. Mal va-. F., B. 289. Avril, juin, août, septembre. Dans 
les prairies, le long des chemins. Partout. La Chenille, 
en mars et mai. Se nourrit de Malva sylvestris, dans 
les feuilles de laquelle elle se renferme et se chrysalide. 

«44. Proto. H., B. 292. Juillet. Coteaux arides et terrains 
calcaires. Mont Cagire, Ardiège, Luchon, etc. 

««5. Alveus. H., B. 295. Juillet, août. Clairières des bois. 
Bouconne, Saint-Jean, Laramet. 

««6. Carthami. 0., B, 298. Juillet, août. Prairies sèches et 
arides. Coteaux de Pech-David, Lacroix-Falgarde, etc. 

««7. Serpatuise. B., B. 299. Juillet, août. Prairies sèches et 
arides Pibrac, Cornebarrieu, etc. 

««8. FrîtiEium. H., B. 304. Juillet. Coteaux arides, montagnes 
secondaires. Lacroix-Falgarde, Cier-de-Rivière, Ar- 
diège, etc. 

««9. Alveoius. H., B. 305. Juin, juillet, septembre. Prairies 
sèches, coteaux arides. Partout. 



^_ 22 — 

ISO. Sao. H., B. 508. Juillet, août. Terrains calcaires, landes 
arides. Cier-de-Rivière, Ardiège, Cagire, Lucbon, etc. 

Genus THENAOS. B. 

121. Tajjes. L., B. 510. Avril, mai, juillet, août, septembre. 

Clairières des bois, landes, prairies. Partout. 

HETEROCERA. 

XII. Tribus SESIAÏU/E. 

Genus THYRIS. B. 

122. Fenestrina. F., B. 519. Juin, juillet. Butine en plein 

soleil sur les fleurs d'ombellifères. Partout. 

Genus SESIA. L., B. 

123. Philanthiformis. H., B. 525. Juin. Sur les fleurs des 

ombellifères. Coteaux de Pech-David. Rare. 

-124. Formicseformis. E. ? B. 544. Juin. Sur les fleurs des 

ombellifères et sur le seringa. Partout. Rare. 

125. Culiciformis. E., B. 545. Juin, juillet. Partout. En plein 

soleil. Sur les fleurs d'hièbie. 

126. Cynipiformis. E , B. 549. Juillet. Sur les fleurs des prés. 

Très-rare. 

127. Chrysidiformis. L., B. 557. Mai, juin. Dans les prairies, 

sur les fleurs, les Rumex. Partout. 

128. Spheciformis. L., B. 562. Juin, juillet. Sur les fleurs 

d'ombellifères. Partout. Rare. 

129. Asiliformis. G., B. 564. Juin, juillet. Sur les corps des 

peupliers. Partout. Très-rare. 

130. Apiformis. L., B. 567. Juin, juillet. Contre les saules et 

les peupliers. Partout. La Chenille en avril, au pied 
des peupliers. 

XIII. Tribus SPHINGIDES. 

Genus MACROGLOSSA. 0., B. 

131. Fnsciformis L., B. 568. Mai, juillet, août. Dans les 

prairies, les bois, les jardins, butinant sur les fleurs. 



Très-abondant à Bouconne. La Chenille en juin, juillet, 
septembre. Sur le Galium verum. 

132. Bombyliformis. 0., B. 569. Avril, juin, juillet. Butinant 

sur les fleurs de Salvia officinalis. Bords de Lhers, Bou- 
conne, Saint-Jean, etc. La Chenille en mai et août. Sur 
les Scabiosa arvensis et sylvatica. 

133. Stellatarum. L., B. 371. D'avril à septembre. Partout. La 

Chenille en mai, juin, août. Sur les Galium verum et 
molugo. 

Genus PETEROGON. B. 

134. Œnotherœ. F., B. 372. Avril, mai. Dans les jardins, le long 

des fossés, butinant au crépuscule sur les fleurs. Partout. 
La Chenille en juillet; sur les Œnother a Hennis et sur 
YEpilobium augustifolium. Elle est très-facile à trouver 
avant sa seconde mue, en battant les plantes sur les- 
quelles elle se nourrit ; mais après, il est très-difficile 
de se la procurer, car elle se cache pendant le jour dans 
les broussailles. 

Genus DEILEPHILA. 0., B. 

135. Porceiius. L., B. 374. Avril, mai, juillet. Dans les jardins, 

butinant au crépuscule sur les Pétunias et les Verveines. 
La Chenille en juin et août; sur les Galium molugo, 
verum. et Epilobium augustifolium. Se cache complè- 
tement le jour. 

-136. Elpenor. L., B. 575. Mai, juin, août. Dans les jardins, le 
long des ruisseaux et des rivières, butinant au crépus- 
cule sur les fleurs. La Chenille en juin, juillet, sep- 
tembre ; sur la vigne. D'après les auteurs, elle préfère 
le Lithrum salicaria, Galium verum, Epilobium hir- 
sutum. Partout. 

137. Celerio. L., B. 379. Juin, juillet, août, septembre et oc- 
tobre. Dans les jardins, butinant au crépuscule sur les 
fleurs. Toulouse, Sainte-Agne, Croix-Daurade, Auze- 
ville, etc. La Chenille en juillet, septembre, octobre et 
premiers jours de novembre. Sur la vigne, principale- 
ment sur le chasselas en été ; en automne sur YEpilobium 
hirsutum. Rare. 



- n - 

138. Nerii. L., B. 380. Mai et juin. Dons les jardins où il y a 

des lauriers-rose. La chenille en août et septembre. Sur 
le Nerium oleander. Ce magnifique Deilephile est très- 
rare dans nos contrées -, il ne s'y trouve qu'accidentel- 
lement. 

139. Euphorbite. L., B. 382. Juin et août. Dans les jardins, 

butinant au crépuscule sur les fleurs. Partout. La Che- 
nille en juillet et septembre. Sur les Euphorbes, mais 
particulièrement sur VEuphorbia cyparissias. 

140. Lineata. F., B. 584 bis. Mai, juin, août. Dans les jardins, 

les parcs, butinant au crépuscule sur les chèvrefeuilles, 
les saponaires, les verveines herbacées, les pétunias, etc. 
Partout. La chenille en juillet et septembre. Se nourrit 
de Galium verum, Be1a, Rumex et, Linaria. 

Genus SPHINX. 0., B. 

141. Ligustri. L., B., 595. Juin et juillet. Partout. La Chenille 

en juillet et août. Sur le Syringa vulgaris et Lyquslrum 
vulgaris. On trouve très -difficilement l'insecte parfait ; 
du reste, ce lépidoptère est fort rare dans ce dépar- 
tement. 

142. ConvoivciH. L., B. 594. Juin, août, septembre. Au cré- 

puscule sur les Pétunia et Mirabilis jalapa. Partout. La 
Chenille en juillet, septembre, octobre. Sur les Convul- 
vulus tricolor et arvensis. 

Genus ACHERONTIA. 0., B. 

143. Atropos. L., B. 59'.i. Juin et août. Partout. On trouve 

rarement l'insecte parfait. La Chenille en juillet et 
septembre. Sur la pomme de terre, Solarium tuberosum -, 
en septembre on la rencontre également sur le frêne. 
Parmi les dernières Chenilles qui paraissent, il n'est 
pas rare de trouver une variété noire, mais le papillon 
ne varie jamais. 

Ce lépidoptère, lorsqu'on le touche, pousse des cris à 
peu près semblables à ceux de la souris : il est le seul, 
au moins dans les indigènes, chez lequel on puisse citer 
celte particularité. 



— 25 — 

Gênas SMERINTHUS. 0., B. 

444. Tilise. L., B. 596. Mai, juin, août, septembre. Dans les 
garennes, les promenades, au pied des arbres. La Che- 
nille de juillet à octobre. Se nourrit de Tillœa europœa 
et d'Ulmus campestris. 
Var. Ulmi. S., B. Mêmes localités que le type. 

145. Ocellata. L., B. 397. Mai, juin, août. Vergers, lieux 

plantés de saules. Partout. La Chenille, en juillet, sep- 
tembre et premiers jours d'octobre. Sur les Salix et 
Pyrus malus. 

146. Populi. L., B. 398. Avril, mai, août. Lieux plantés de 

peupliers et de saules. Partout. La Chenille, en juillet, 
septembre et octobre. Sur les saules et les peupliers. 

XIV. Tribus ZYG^NIDES. 

Genus ZYG^ENA. L., B. 

447. Minos. W., B. 404. Juillet. Environs de Ludion. 
148. Sarpetion. B. 410. Juillet. Mont Cagire, Saint-Béat, etc. 
Rare. 

«49. Mciiioti. 0., B. 416. Juillet. Environs de Luchon et de 
Saint-Béat, etc. 
Var. Buglossi. E., B. Mêmes localités que le type. 

450. Trifolii. E., B. 418. Mai, juin. août. Dans les prairies. 

Partout. La Chenille, en avril et juillet. Sur les Tri- 
folium. 
Var. Orobi. H., B. Mômes localités que le type. 

451. FîlipGiiduiœ. L., B. 420. Juin, juillet. Dans les clairières 

des bois et les prairies voisines. Partout. La Chenille, en 
mai, juin. Sur les Tri folium et Spirœa ulmaria. 
458. Transalpin». D., B. 421. Juillet, août. Environs de Saint- 
Béat et de Cierp. 

153. Angeîïcre. H., B. 422. Juillet. Environs de Saint-Béat, 

Cierp, etc. 

154. Hippocrepidis. 0., B. 42~. Août, septembre. Terrains 

calcaires. Saint -Martory, Ardiége, etc. 



— 26 - 

Au. Hippocrepidis, II., 13. (Âlis posticis flav.). Mêmes loca- 
lités que le type. Rare. 

155. Fausia. L., B. 442. Juillet, septembre. Environs de 

Ludion, Saint-Beat, etc. Commune. 

Genus PROCRIS. F., B. 

156. Statices. L., B. 448. Mai, juin. Prairies sèches, bruyères, 

Saint-Jean, Laramet, Bouconne, etc. 
157 Giobuiaria*. E, B. 450. Avril, juillet. Clairières et lisières 
des bois. Bouconne, Laramet, etc. 

158. Prunî. F., B. 452. Juin, juillet. Clairières des bois. 

Bouconne, etc. 

159. Infausta. L., B. 454. Juillet. Sur les pruneliers en buis- 

sons. Bouconne. La Chenille, en juin. Sur le Prunus 
spinosa et la plupart des arbres fruitiers. 

XY. Tribus ILSTHOSIWES. 

Genus EUCHELIA. B. 

160. Jacobre. L., B. 458. Mai, juin, août. Partout. La Che- 

nille, en juillet et septembre. Sur le Senecio vulgaris. 
Genus EMYDIA. B. 

161. Cribrum. L., B. 4G2. Juin, juillet, septembre. Parties 

arides des coteaux de Pech-David, de Lacroix-Fal- 
garde, etc. 
Var. Candida. Ochs., B. Juin, juillet. Mêmes localités que 
le type. Rare. 

162. (xrammica. L., B. 465. Juillet, août, septembre. Prairies 

et clairières des bois. Partout. La Chenille, d'avril à 
juillet. Se nourrit de Galium verum, Urtica urens et de 
Prunus spinosa. 

Genus LITHOSIA. B. 

163. Quadra. E., B. 4G8. Août, septembre. Bois de chênes, 

en battant. Bouconne. La Chenille, en mai, sur les 
chênes. 

164. Gi-iseoia. IL, B. 409. Juin. Partout. La Chenille, en 

mai. 



— Zi — 

165. Compianuia. L. , B. 470. Juillet. Terrains arides, 

bruyères. Bouconne. 

166. Canioia. H., B. 472. Juin, septembre. Partout. La Che- 

nille, mai et août, le long des murs. 

167. Depressa. E., B. 475. Mai , juillet. Dans les bois. 

Bouconne. 

168. Lutcoia. H., B. 479. Juillet. Bois taillis. Saint- Jean. 

169. Auréola. H., B. 481. Juin. Dans les bois. Laramet, 

Saint-Jean. 

170. Rosea. F., B. 484. Juin, juillet. En battant les haies. 

171. Mesomeiia. L., B. 485. Juin, juillet, août. Partout. En 

battant les taillis et les haies. 

172. Roseida. H., B. 486. Juillet, août. Montagnes des environs 

de Luchon, de Saint Béat, etc. Dans les bruyères. 

173. ïrrorea. H., B. 487. Juin, août, septembre. Mômes loca- 

lités que Roscida. 

Genus SETÏNA. Steph., B. 

174. Aurita. E, B. 490. Juin, juillet. Bois, genêts. Bou- 

conne, Saint-Jean, etc. 

Genus NACLIA. B. 

175. Anciiia. L., B. 495. Juillet. Dans les bois. Bouconne. La 

Chenille, en juin. Se nourrit de Lichens. 

176. Punctata. F., B. 493. Juin. Bordures des bois. St-Jean. 

Genus 1NUDAR1A. B. 

177. Mundana. H., B. 496. Juillet. A Pinsaguel. Je n'ai jamais 

rencontré l'insecte parfait ; je n'ai trouvé que la Che- 
nille qu'il m'a été impossible d'élever. 

178. Miirina. E., B. 500, Août. Sur les murs. Partout. La 

Chenille, en mai et juin. Se nourrit de Lichens des 
murs (Placodium). 

XVI. Tribus CHELOŒIBES. 

Genus CALLIMORPHA. B. 

17». Dominula. L., B. 501. Mai, juin. Dans les bois. Saint- 
Jean. La Chenille passe l'hiver, mars, avril, mai. Sur 



- 28 - 

les Querrus robur, Salix raprœa ) Borrajo officinalis, 
Ânchusa officinalis. 
180. liera. L. 5 B. 503. Juillet, août. Partout. En battant les 
haies. La Chenille, en avril, mai. Sur YUrtica urens, 
Plant ago major et lanceolata, Prunus. 

Var. A. (Âlis posticis luteis). Mêmes localités que le type. 
Très rare. 



181 



Genus NEMEOPHILA. B. 

Russuia. L., B. 507. Mai, juin, août. Prairies, taillis, 
broussailles. Partout. La femelle est très difficile à 
trouver. La Chenille, en avril, juillet. Sur les Plantago 
major et lanceoîata, Scabiosa arvensis et les Rumex. 

Genus CHELONIA. Lat., B. 

182. Civica. H., B. 512. Mai, juin. Prairies, haies, bois, 

landes, broussailles. Laramet, Saint-Jean, Saint-Agne. 
La Chenille passe l'hiver engourdie. Avril, au pied des 
arbres, dans les broussailles, les bois. Se nourrit de 
Cichorium intybus, Plantago, Stellaria média. 

183. VHiica. L., B. 515, Mai, juin. Dans les broussailles, les 

haies, les bois. Partout. La Chenille passe l'hiver en- 
gourdie. Mars, avril, mai. Se nourrit ù'Urtica urens, 
Lamium album, Senecio vulgaris. 

184. Pudîca. H., B. 519. Août, septembre. Le long des tertres 

et des haies, au pied des arbres. Pech-David, Périole, 
Pinsoguel, bords de la Garonne, de Lhers. La Chenille, 
avril, mai, dans les touffes de graminées dont elle fait 
sa nourriture. 

185. Purpnrca. L., B. 521. Juin, juillet. Les haies, bords des 

fossés. Coteaux de Pech David, plaine de Portet, etc. 
La Chenille passe l'hiver. Avril, mai Se nourrit de 
Galium verum et molugo, Senecio vulgaris, Lamium 
album, Salvia pratensis. 

186. Caja. B. 522. Mai, juin, août. Partout. La Chenille, en 

mars, avril, juillet. Est polyphagc. 
Var. A. (Alis postiris luteis). Môme époque. 



— 29 — 

1S7. Hebe. L , B. 529. Juin. On m'a assuré avoir pris cetle 
belle Ghelonie sur les coteaux de Périole. 

188. Maculosa. F., B. 526. Juillet. Environs de Luchon. 

Genus ARCIA. B. 

189. Fuiiginosa. L., B. 529. Mai, juillet, août. Contre les 

murs, le long des chemins. Partout. La Chenille, en 
avril et juin. Elle est polyphage, mais vit de préférence 
sur les Urtica et les Rumex. 

190. Luctifera. F., B. 530. Juin, juillet. Dans les champs, le 

long des fossés. Coteaux de Pech-David, de Périole, etc. 
La Chenille, en août. Se nourrit de Plantago major et 
lanceolata et de Senecio vulgaris. 

191. Lubrîcîpeda. F., B. 532. Juin, juillet. Dans les bois, en 

battant. Pibrac, Cornebarrieu, Vieille-Toulouse, etc. La 
Chenille, de juillet à octobre. Sur les Rubus idœus, 
Urtica urens, etc. 

192. Menthastrî. F., B. 554. Juin, juillet. Partout. La Che- 

nille, août et septembre. Sur les Mentha rotundifolia, 
Urtica urens, Plantago major et lanceolata. 

193. Mandica. L., B. 535. Mai, août. Prairies, jardins. Partout. 

La Chenille, juillet et septembre. Est polyphage. 

XVBL Tribus LIPARIDES. 
Genus L1PARIS. Ochs., B. 

194. Kispar. L., B. 542. Juillet, août. Bois de chênes, lieux 

plantés d'ormes. Partout. La Chenille, mai, juin. Sur 
les Quercus robur, Ulmus campestris, Populus, Salix, 
Platanus orientalis. 

195. Salie is. L., B. 544. Juin, juillet, août, septembre. Lieux 

plantés de saules et de peupliers. Partout. La Chenille, 
en mai, juillet et août. Sur les saules et les peupliers. 

196. Auriflua. F., B. 545. Juillet. Les haies et les bois. Par- 

tout. La Chenille passe l'hiver -, on la trouve en mai et 
juin. Sur les Quercus robur , Salix, Prunus, Cra- 
tœgus, etc. 



— . 30 — 

197. Chrysarrhsea. L., B. 5^0. Juillet. Les haies, les jardins. 

Partout. La Chenille, en mai et juin. Sur les haies, les 
arhres des jardins et des vergers. 

Genus ORGIA. B. 

198. Pudibonda. L. , B. 54'). Avril, mai. Dans les bois de 

chênes, les ramiers. Partout. La Chenille, en juillet, 
août, septembre. Sur les Quercus robur, Ulmus cam- 
pestris, Salix. Tillœa Europœa. 

199. Fasceilina. L., B. 551 . Août. Dans les champs de genêts et 

de Bruyères. Bouconne, Laramet, etc. La Chenille, juin, 
juillet. Sur les Erica vulgaris et Genista; à défaut de 
ces plantes, on peut la nourrir avec le Prunus spinosa. 

200. Gonostigma. L., B. 554. Juin, août et septembre. Sur 

les ormes et les chênes. La Chenille, en avril, mai, 
juillet, août. Sur les Quercus et les Ulmus. 

201. Anfiqua. L. , B. 555. Mai, août. Sur les haies, les arbres 

fruitiers, etc. Partout. La Chenille, en avril, mai, sep- 
tembre, octobre. Sur les arbres fruitiers, les Prunus 
spinosa, Rubus fructicosus, Cratœgus, etc. 

Genus CLIDIA. B. 

202. Geographica. F., B. 562. Juin. Le long de la Garonne, 

au pied des arbres. Je n'ai trouvé qu'une fois ce lépi- 
doptère. 

XVIII. Tribus BOMBYCINt. 

Genus BOMBYX. B. 

203. fteustria. L., B. 5G5. Juin, juillet. Sur les murs, contre 

les arbres fruitiers. La Chenille, en mai et juin. Sur les 
Prunus spinosa , Cratœgus et la plupart des arbres 
fruitiers. 

204. Castrcnsis. L., B. 504. Juillet. Landes, bruyères. Bou- 

conne, Laramet. La Chenille, en mai, juin. Sur les 
Erica . 

205. Lanestris. L., B. 566. Février, mars. Haies de Prunus 

spinosa et de Cratœgus. Partout. La Chenille, en mai et 



— 31 — 

juin. Les Chrysalides d'une même famille n'éclosenl 
pas toutes la même année; il en est qui restent deux, 
trois et même quatre ans avant d'éclore. 

206. Eves'àa. F., B. 567. Octobre. Sur les haies. Partout. La 

Chenille, en avril et mai. Sur les Prunus spinosa, Cra- 
tœgus, Quercus, etc. 

Comme tous les Bombyx, l'Everia ne paraît qu'une 
fois par an, et sa chrysalide, comme celle de Lanestris, 
reste parfois plusieurs années sans cclore. Cette espèce 
est très rare dans ce déparlement. 

207. Pityocampa. F., B 574. Juillet. Dans les parcs. La Che- 

nille vit groupée en famille dans des nids qu'elle file a 
l'extrémité des branches des Pinus. 

C'est avec beaucoup de précautions qu'on doit toucher 
cette Chenille, ainsi que celle de Processionea, surtout 
si on a chaud, car leurs poils qui se détachent très facile- 
ment , pénètrent alors profondément dans la peau et 
occasionnent une vive inflammation. 

208. Processionea. L., B. 575. Juillet. Bois de chênes. Par- 

tout. La Chenille, en mai et juin. Sur le Quercus robur. 
Comme l'espèce précédente, elle se réunit en familles. 

209. Cratœgi. L., B. 1174. Août, septembre. Haies. Partout. 

La Chenille, en avril et mai. Sur les Cratœgus et 
Prunus. 

210. Rubi. L., B. 579. Mai, juin. Prairies, bois, champs. 

Partout. La Chenille, depuis septembre jusqu'au mois 
d'avril. 

Cette Chenille est très difficile à élever; il n'y a que 
celles qu'on ramasse en mars et avril qu'on peut con- 
server en leur donnant des Rubus et des Trifolium. 

211. Quercus. L., B. 581. Juin, juillet, août. Dans les bois, 

les jardins, les allées. Partout. La Chenille, en avril, 
mai et juin. Sur les Rubus fructuosus, Prunus, Cratœgus, 
Quercus, Genista. 

212. Trifolii. F., B. 582. Juin, juillet. Vole au crépuscule. 

Partout. La Chenille, en avril, mai et juin. Dans les 
prairies, les bords des fossés, etc. Elle se nourrit de 
Trifolium, Medicago saliva, Melilotus offtcinalis. 
Var. Medicaginis. Hub., B. Comme le type. Rare. 



- 32 - 

Genus ODONESTIS Germar., B. 

213. Potatoria. L., B. 584. Juin, juillet, août. Bords des 

rivières et des ruisseaux, pont de Madron, le long de la 
Garonne, aux Etroits, etc. La Chenille, mai et juin. 
Sur les Bromus et Âlopecurus. 

Genus LASIOCAMPA. Lat., B. 

214. Pruni. L., B. 586. Juillet. Dans les vergers, les bois de 

chênes. Partout. La Chenille, avril, mai, juillet. Sur 
les Prunus vulgaris, Pyrus malus, Ulmus, Quercus 
robur, etc. 

215. Qucrcifolia. L., B. 587. Mai, juillet. Dans les jardins, 

les vergers. Partout. La Chenille, en mai, juin, août et 
septembre. Sur le Prunus spinosa et sur tous les arbres 
fruiliers. 

216. Populifolia. F., B. 588. Juillet. Lieux plantés de peu- 

pliers. Partout. La Chenille, en mai et juin. En battant 
les peupliers. Rare. 

XIX. Tribus SATURNIDES. 

Genus SAÏURNIA. Schranck., B. 

217. Pyri. Bork., B. 596. Mai, juin. Jardins, vergers, prome- 

nades. Partout. La Chenille, juillet et août. Sur les 
Prunus domeslica, spinosa, Ulmus campestris, Âmig- 
dalus communis, Tillœa Europœa, Pyrus malus. 

218. Carpini. Bork., B. 598. Avril, mai. Haies, vergers, 

pépinières. La Chenille, en juin. Sur les Prunus domes- 
lica, spinosa, Carpinus betulus, Rubus fruticosus. 

XX. Tribus ENDROMIDES. 

Genus AGLIA. Q., B. 

219. Tau. L., B. 600. Avril, mai. Environs de Luchon, de 

Cagire, etc. La Chenille, en juillet et août. Sur le Fagns 
sylvatica. 



— 33 — 

XXI. Tribus ZEUZERIDËS. 

Genus COSSUS. B. 

220. Ligniperda. F., B. Juin. Sur les ormes, les chênes, les 
saules. La Chenille, toute l'année. Dans le corps de ces 
arbres 

Cette Chenille vit trois ans avant de se chrysalider ; 
lorsqu'elle est dans sa troisième année, on peut achever 
de l'élever en lui donnant de la sciure de chêne, de 
saule ou des pommes qu'il faut avoir soin d'entamer. 

Genus ZEUZERA, La t., B. 

22*. iEsculi. L., B. 606. Juin, juillet. Partout. La Chenille, 
dans l'intérieur des branches des Ulmus campestris, 
Pyrus vulgaris, Quercus robur, Msculus hippocastanum 
et dans la plupart des jeunes arbres fruitiers. 

Genus HEPIALUS. F., B, 

222. Sylvînus. L., B. 642. Juin, août, septembre. Bois et 

prairies. Balma, Laramet, etc. 

223. Hectus. L., B. 615. Juin, juillet, prairies et bois. Partout. 

Rare. 
223 bis. Pyrenaîcws. B. 246. Juillet, août. Bois et prairies. 
Cagire, St-Béat, etc. 

XXII. Tribus PSYCHIDES. 

Genus PSYCHE. Sch., B. 

224. Yillosella. B. 640. Juillet, St-Béat, Ardiège, Luchon, etc. 

225. GramSnella. W., B. 644. Juin, juillet. Partout. La Che- 

nille, en avril et mai. Contre les arbres, les murs, les 
clôtures, etc. 

J'ai trouvé des fourreaux de différentes espèces de 
Psyché, mais comme les chrysalides étaient vides, je n'ai 
pu les déterminer; je crois, sans néanmoins l'affirmer, 
qu'ils appartenaient aux espèces suivantes : Muscella, 
Plumifera et Âlhida. 



— 34 — 
WIY. Tribus DREPANULIDE». 

Genus CILIX. Leach., B. 

226. Splnula. H., B. G44. Mai, juin, août, septembre. En 

battant les baies. La Chenille, en avril et juillet. Sur les 
Prunus spinosa, Cratœgus oxyacantha et pyracantha. 

Genus PLATYPTERYX. Lasp. B. 

227. Curvatula. Laspeyres, B. G47. Mai, juillet. Dans les bois 

de chênes. A Bouconne, St-Jean, Laramet. La Chenille, 
en juin, septembre. Sur le Quercus robur. 

228. liai» nia. Esp., B. 649. Mai, juillet, août. Sur les chênes. 

A Laramet, Balma, etc. La Chenille, en juin, septembre 
et octobre. Sur le Quercus robur. 

XXI, Tribus NOTODONTIDES. 

Genus DICRANURA. Lat., B. 

229. Bifida. L., B. 655. Mai, juin, août. Lieux plantés de 

saules et de peupliers. Partout. La Chenille, en juillet, 
octobre. Sur les saules et les peupliers. 

230. Furcuia. L., B. 655. En tout comme la précédente, 

mais celle-ci est très rare. 

231. Erminea. Esp., B. 656. Mai, juin, septembre. Contre les 

corps des peupliers et des saules. Partout. La Chenille, 
août, octobre. Sur ces arbres. Très rare. 

Je n'ai trouvé la Chenille que deux fois, et jamais 
l'insecte parfait. 

232. Vinuia. L., B. 657. Mêmes époques et sur les mêmes 

arbres que Y Erminea. 

Genus HARPIA. Ochs., B. 

233. Fagî. L., B. 659. Mai et août. Bois de chênes, en battant. 

Bouconne. La Chenille, en juin, juillet, août et sep- 
tembre. En battant les chênes. 

234. Milhauseri. F., B. 660. Mai, juin. Bois de chênes. Bou- 

conne, Saint-Jean, Laramet, etc. La Chenille, en sep- 
tembre. Sur les Quercus robur. Rare. 



- 35 - 

Genus UROPUS. R., B. 

235. uimi. D., B. 661. Avril, mai. La Chenille, en août, sep- 

tembre. Sur YUlmus campestris. Partout. 

Genus PL1L0D0NTIS. 0., B. 

236. Palpîna. L., B. 665. Avril, août. Au crépuscule, dans 

les prairies, les lieux plantés de saules et de peupliers. 
Partout. La Chenille, en juin et octobre. Sur les peupliers 
et les saules. 

Genus NOTODONTA. Ochs., B. 

237. Camclina. F., B. 666. Mai, juin, août. Bois de chênes, 

taillis. En battant. Bouconne, Saint-Jean, Pibrac, etc. 
La Chenille, en juillet, octobre. Sur les Quercus robur, 
Ulmus campestris. 
«38. Dïctsea. L., B. 669. Mai, juillet. Sur les saules et les 
peupliers. Partout. La Chenille, en juin et septembre. 
Sur les saules et les peupliers. 

239. DroEuedarius. L., B. 671. Juillet. En battant les chênes. 

Bouconne, Cornebarrieu, Pibrac. La Chenille, en avril 
et mai. Sur les chênes. 

240. Tritophus. F., B. 672. Mai, août. Sur les peupliers. Plaine 

de Lhers. La Chenille, en juillet et septembre. Sur les 
peupliers. 
24f. zigzac. L., B. 675. Mai, août. Bords de la Garonne, du 
ruisseau de Saint -Jean, dans les Ramiers. La Chenille, 
en juin, juillet, septembre et octobre. Sur les saules et 
les peupliers. 

242. Trépida. F., B. 675. Avril, mai. Sur les chênes. Bou- 

conne, Pibrac, etc. La Chenille, juin et juillet. Sur les 
chênes. 

243. Vilitaris. Esp., B. 677. Mai, juin, juillet. En battant les 

bois de chênes. Bouconne, Saint-Jean, Laramet, etc. La 
Chenille, en juin, juillet, août. Sur les chênes. 

244. ChaonSa. H., B. 682. Avril, mai. Sur les chênes. La 

Chenille, en juin, juillet. 



- 36 - 

245. Dodonia. W., B. G85. Avril, mai. Sur les chênes. La 

Chenille, juin, juillet. Sur les chênes. 
240. Hybfis. IL, B. C84. Avril, mai. Partout. Rare. 

Genus DILOBA. B. 

247. Cœmlcocephala. L., B. 687. Octobre. Sur les haies. 

Partout. La Chenille, en mai et juin. Sur les Prunus 
spinosa, Cratœgus oœyacantka. 

Genus PYG^ERA. B. 

248. Bucephala. L., B. G88. Mai, juin, août. Bois, lieux 

plantés de saules ou de peupliers. La Chenille, en juillet, 
septembre et octobre. Sur les Quercus robur, Populus 
alba, Salix, Ulmus campestris, Tillœa Europea. 

Genus CLOSTERA. S., B. 

249. Curtula. L., B. 690. Mai, juillet. Lieux plantés de saules 

et de peupliers. La Chenille, en mai, juin, septembre, 
octobre. Sur les saules et les peupliers. 

250. Anaeiaoreta. F., B. G91 . Avril, juillet. Sur les saules et 

les peupliers. Saint-Agne , Madron , Pibrac, etc. La 
Chenille, mai, juin, août, septembre. Sur les saules et 
les peupliers. 

251. Reclusa. F., B. 692. Mai, juin, août, septembre. Dans les 

taillis de chênes. En battant. La Chenille, en juillet, 
septembre et octobre. Sur les chênes. 

NOCTILE. 

XXVI. Tribus NOCTUOBOMBYCINI. 

Genus CYMATOPHORA. B. 

252. OctogesSma. H., B. 696. Avril, mai, août. Lieux humi- 

des. Sur les corps des peupliers. A la miellée. Bords de 
Lhers, du Touch, etc. La Chenille en juin, juillet, sep- 
tembre, octobre. Sur les peupliers. 



- 37 - 

253. Op. F., B. 697. Avril, mai, août. A la miellée. Bords de 

la Garonne, ramiers. La Chenille en juin, juillet, sep- 
tembre. Sur les peupliers. 

254. Diluta. F., B. 699. Juin, juillet, septembre et octobre. 

A la miellée. Bordures des bois, Laramet, Bouconne. 
La Chenille en avril, mai et août. Sur les chênes. 

Genus PLASTENIS. B. 

255. Subtusa. H., B. 705. Juillet. Partout. Rare. 

XXV1Ï. Tribus BOMBICOIDES. 

Genus ACRONYCTA. 0., B. 

256. Leporima. L., B. 707. Avril, mai, août, septembre. En 

battant les peupliers, et à la miellée. Bords des ruis- 
seaux. Partout. La Chenille en- juillet, août, octobre. 
Sur les Populus, Saliœ, Àlnus glutinosa. 

257. Aceris. L., B. 708. Mai, juillet, août. Bois de chênes. 

Laramet, Saint- Jean, etc. La Chenille en juin, juillet^ 
septembre. Sur les Quercus robur, Ulmus campestris. 

258. Megacepiiaïa. F., B. 709. Juin, août. Bords de la 

Garonne, des ruisseaux. Partout. Les Chenilles en 
juillet et septembre. Sur les saules et les peupliers. 
25». Ligustri. L., B. 711. Mai, juillet et août. Bords des fos- 
sés, des bois, des ramiers. Partout. La chenille en juin, 
septembre. Sur Y Alnus glutinosa. 

260. Tridens. F., B. 715. Avril et mai. Allées d'ormeaux. 

Partout. La Chenille en juillet et août. Sur les Ulmus 
campestris, Cratœgus oxijacantha, Prunus spinosa. 

261. Psi. E., B. 714. Juin, juillet, août. Parcs, vergers. 

Partout. La Chenille en juillet et septembre. Sur les 
Ulmus campestris, Pyrus vulgaris, Prunus domestica 
et spinosa. 

262. Rumicîs. L., B. 718. Avril, mai, juillet, août. Contre les 

arbres. Partout. La chenille en juin, juillet, septembre. 
Sur les Rubus, Rosa, Rumex, etc. 

263. Eeiphorbia;. D., B. Avril et mai. Laramet, Pibrac, Sau- 

vegarde, etc. La Chenille en août et septembre. Sur 
diverses espèces d'euphorbes. 



— 38 — 
Genus DIPHTERA. Ochs., B. 

864. Orion. Esp., B. 724. Mai et juin. Sur les chênes. Pibran, 
Lararaet. La Chenille en juillet. Sur les chênes. 

Genus BRYOPHILA. Tr., B. 

265. Glandifera. W., V, B. 725. Juin, juillet, août. Sur les 

ormeaux, les murs. Partout. La Chenille, avril et mai. 
Sur les lichens des murs et des arbres. 
Var. Par. H., B. Comme le type. Rare. 

266. Algie. F., B. 729. Juin et juillet, contre les arbres et les 

vieux murs. Très-rare. 

267. Ravala. H., B. 735. Juillet. Toulouse. La Chenille, mai 

et juin. Sur les murs des environs de la ville. 

XXYIII. Tribus AMPHIPYRIDES 

GenusGONOPTERA. Lat., B. 

268. Libatrix. L., B. 739. Toute la belle saison. Partout. La 

Chenille en juin, juillet, septembre, octobre. Sur les 
chênes et les peupliers. 

Genus SPINTHEROPS. B. 

260. Spcctrum. F., B. 740. Juin, juillet, septembre. Bois, 
parcs. Toulouse, Bouconne, Croix-Daurade, etc. La 
Chenille en mai, juin, août. Sur les Genista hispanica, 
Spartium junceum. 

270. Dilucida. H , B. 742. Juillet, août. Saint-Martory, Ar- 

guenos, Saint-Béat. etc. Rare. 

Genus AMPHIPYRA. Ochs., B. 

271. Pyramidca. L. , B. 745. Août, septembre. A la miellée. 

Lieux plantés de saules. La Chenille en mai, juin. Sur 
les saules. 

Genus MANIA. T., B. 

272. itiaura. L. , B. 750. Juin, juillet, septembre et octobre. 

Lieux humides et obscurs, dessous des ponts. Partout. 
La Chenille en avril, mai, août. Au pied des arbres et 
sous les pierres. 



— 39 — 

273. Typica. L., B. 75i . Juin, juillet, août. Bords des ruis- 

seaux, lieux frais et obscurs. Partout. La Chenille en 
mai et juin. Sur les Urtica urens et dioica, Rumex, 
Cynoglossum. 

XXIX. Tribus NOCTUÏDES. B. 

Genus SEGETIA. S., B. 

274. Xanfhographa. D., B. 755. Août, septembre. Ramiers 

et pares des environs de Toulouse. La Chenille en avril. 
Sur les plantes basses. 

XXIX. Tribus NOCTUIDES. 

Genus CERIGO. Steph., B. 

275. Cytherea. F., B. 755. Juin, juillet, septembre. Contre les 

arbres. A la miellée. Bords du Touch, de la Garonne, 
de Lhers, etc. 

Genus TR1PILENA. Tr., B. 

270. Linogrisea. F., B. 758. Mai, juin, août, septembre. Bois 
de Saint-Jean. La Chenille en mars. Sous les feuilles 
sèches. Se nourrit de Rumex. 

277. interjecta. Hub. , B. 758. Juin, juillet, août, septembre. 

En battant les haies, coteaux de Pech-David. 

278. Janthîna. F., B. 759. Juin, juillet. En battant les buis- 

sons, les haies. Coteaux de Pech-David. La Chenille se 
cache pendant le jour. En avril et mai. Sur Y Arum 
maculatum. 

279. Fimbria. L., B. 760. Juin, juillet et août. En battant les 

haies, les taillis. Partout. La Chenille, en avril et mai. 
Au pied des arbres, sous les feuilles. Se nourrit de 
Primula officinalis, Rumex, Solanum tuberosum. 

280. Orbana, F., B. 760. De juin à septembre. Partout. La 

Chenille, mars, avril, juillet. Sur les Rumex, Urtica 
urens et dioica, etc, 
Var. Connuba, H., B. Avec le type. 

281. Pronuba. L., B. 765. Juin à octobre. Partout. La Che- 



— 40 — 

nille, mars, avril, mai. Sur les Urtica, Senecio, Rumex, 
Crucifères, etc. Beaucoup de variétés dans l'insecte 
parfait. 
Var. ïnnuba. T., B. Avec le type. 

Genus CHERSOTIS. B. 

282. Porphyrca. H., B. 7G9. Juin, juillet. Dans les bois. A la 

miellée. Bouconne, Laramet, etc. La Chenille en sep- 
tembre et octobre. Sur les Erica vulgaris et cinerea. 

283. Plecta. L., B. 772. Avril, août, septembre. Lieux hu- 

mides, les bords des rivières, des ruisseaux. A la 
miellée. Partout. La Chenille en juillet et septembre. 
Sur les Cichorium intybus, Polygonum, Galium verum. 

284. Lcucogaster. T., B. 775. Avril, mai, septembre, octo- 

bre. Parcs, vergers et ramiers de la Garonne. Partout. 
Très-rare. 

Genus NOCTUA. Tr., B. 

285. C. Nigrum. L., B. 777. Juin, août, septembre. Partout. 

A la miellée. La chenille en avril, juillet. Sur YUrtica 
urens et le Lonicera caprifolium. 

286. Belia. Bork., B. 785. Juin, juillet, septembre. A la 

miellée. Lieux humides. Bords des rivières. Partout. 

Genus AGROÏIS. 0., B. 

287. Agricoia. H., B. 820. Août et septembre. Parcs, jar- 

dins. Partout. A la miellée. 

288. Saucia. H., B. 821 . Septembre, octobre. Parcs, jar- 

dins, prairies. Partout. J^a Chenille, avril. Sous les 
racines des graminées, dont elle se nourrit. 

289. Suffusa. F., B. 822. Septembre, octobre. Les parcs, les 

jardins, les prairies. Partout. A la miellée. 

290. Segetum. W., V., B. 823. Avril, mai, août, septembre. 

Prairies, parcs, jardins. Partout. A la miellée. La Che- 
nille en juillet, septembre. Se nourrit des racines de 
Triticum sativum. 
29*. Tmx. H., B. 826. Juin, septembre, octobre. Parcs, jar- 
dins. Partout. A la miellée. La Chenille se nourrit sur 
la plupart des plantes basses. Mai, juillet. 



— 44 — 

«92. Exciamationis. L., B. 827. Avril, août, septembre. Bords 
de la Garonne, ramiers. La Chenille en juin, octobre. 
Sur le Senecio vulgaris. 

293. Obelisca. W., V., B. 840. Septembre, octobre. Prairies 

humides, bords des ruisseaux et des rivières. Partout. 
A la miellée. La Chenille en avril, mai. Sur les Rumeœ 
et un grand nombre de plantes basses. 

294. Aquiiîna. W., V., B. 841. Juillet, août. Au crépuscule. 

Partout. La Chenille en avril. Sur le Cichorium intijbus. 

295. Fumosa. F., B. 846. Avril, mai, août, septembre. Sur 

les murs, contre les arbres. Lardenne. Très-rare. 

296. Cursoria. H., B. 847. Mai, juin, août, Saint-Agne. 

En battant les arbres. 

297. Puta. H., B. 852. Avril, mai, août, septembre. Partout. 

A la miellée. La Chenille en mai, juillet, septembre, 
octobre. Sur les graminées. 
Var. Lignosa. H., B. Comme le type. 

298. Putris. L., B. 855. Juin, août, septembre. Les parcs, les 

jardins, les bords des rivières. Partout. A la miellée. La 
Chenille en mai, juillet, août. Se nourrit de racines de 
graminées. 

299. Crassa. H., B. 857. Juin, juillet. Haies, prairies. Partout. 

Rare. 

Genus HELIOPHOBUS. B. 

300. Popularis. L., B. 864. Juin, août, septembre. A la 

miellée. Dans les jardins. Croix-Daurade. 

XXX. Tribus HADENIDES. 

Genus LUPERINA. B. 

301. Lencophaea. D., B. 865. Mai, juin. Bois, ramiers, haies. 

En battant les arbres. Rare. 

302. Tcstacca. W., V., B. 869. Mai, août. Bois, jardins, parcs. 

Saint-Agne. La Chenille en juin, octobre. Sur les 
Marrubium vulgare. 



— 42 — 

303. Pinastri. L., B. 885. Mai, juin, août. Bois, parcs, jar- 

dins. Partout. A la miellée. La Chenille en juillet, oc- 
tobre. Sur les Rumex. 

304. Lltfaoxylea. W., V., B. 885. Juin. Bois, Partout. La 

Chenille en avril. Au pied des arbres, sous les pierres, 
cachée dans une coque de soie très-lâche. Se nourrit de 
graminées. 

305. Conspiciiiaris. L., B. 887. Avril et mai. En battant les 

bois. Laramet, Bouconne, Saint-Jean, etc. 
Var. Melaleuca. Comme le type. 

306. Didyma. Bork., B. 895. Mai à août. Bordures des bois, 

jardins, parcs. Partout. A la miellée. 

Genus APAMEA. B. 

30?. Strigilis. L., B. 901. Mai, juin, août. Dans les jardins, 
bordures des bois. Partout. Au crépuscule, sur les fleurs 
et à la miellée. 

30S. Suffui-imcuia. T., B. 902. Juillet, août. Saint-Agnc. 
A la miellée. 

Genus HADENA. B. 

309. Lutuicnta. W., V., B. 911. Juin, juillet, septembre, 

octobre. Dans les jardins. Partout. La Chenille en mai, 

août. Sur les Rumex. 
3 20. /Eihiops. Ochs., B. 912. Juin, septembre, octobre. Dans 

les jardins. Partout. La Chenille en mai, juillet, août. 

Sur les Rumex. 

311. Persicariiie. L., B. 915. Juin, juillet. Bords du Touch et 

de la Garonne. La Chenille en septembre, octobre. Sur 
les Rumex et sur plusieurs plantes basses. 

312. Brassicœ. L., B. 915. De mai à septembre. Jardins. 

Partout. A la miellée. La Chenille en juillet, août, 
octobre. Sur les Brassica et les Atriplex. 

313. Olcracca. L. ? B. 917. Mai, août. Dans les jardins, les 

parcs, les prairies, etc. Partout. A la miellée. La Che- 
nille en juin, juillet, septembre Sur les Humnlus, les 
Polyyonum, etc. 



- 43 - 

344. Austraiis. F., B. 920. Août et septembre. A la miellée. 
Parcs, jardins, etc. Partout. Très-rare. 

315. Chcnopodii. E., B. 924. Mai, août, septembre. Jardins, 

parcs, prairies. Partout. A la miellée. La Chenille en 
septembre, octobre. Sur les Rumex, Atriplex, Poly- 
gonum, Brassica, etc. 

316. Dantina. Esp., B. 928. Mai, juin, août. Dans les bois en 

battant. Pibrac, Cornebarrieu, etc. Dans les jardins, les 
prairies. A la miellée. La Chenille en mai, juin, sep- 
tembre, octobre. Sur les Taraxacum officinalis. 

317. Atriplicis. L., B. 940. Juin, juillet, août. Lieux maréca- 

geux, jardins, prairies. Environs de Toulouse. A la 
miellée. La Chenille en août, septembre. Sur les Pohj- 
gonum, Atriplex, Rumex, etc. 

318. Gincstœ. Bock., B. 951. Mai, juin. Dans les bois de 

chêne. Bouconne, Saint-Jean, Pibrac, etc. La Chenille 
en août, septembre, octobre. Sur les Rumex. 

319. Distans. H., B. 957. Juin, juillet. Contre les arbres. En 

battant. Le long des côtes de Pech-David. 

320. Protea. Esp., B. 959. Septembre, octobre. Dans les bois 

de chêne. Laramet, Saint-Agne, etc. A la miellée. 

Genus PHLOGOPHORA. Tr., B. 

321. Lucâpara. L , B. 965. Mai, juin. En battant les bois de 

chêne. Saint-Jean, etc. La Chenille en septembre, oc- 
tobre, novembre. Elle passe l'hiver. Se nourrit de 
Rumex, Echium vulgare, Rubus fructicosus, etc. 

322. Empyrea. H., B. 964. Septembre, octobre. Dans les jar- 

dins, les parcs. Partout. La Chenille en mai, juin. En 
battant les buissons, les haies. Elle se nourrit à'Urtica 
urens et dioica, de Rumex, etc. 

322 6i's. Meticuiosa. L., B. 966. D'avril à octobre. Partout La 
Chenille toute l'année. Sur les Urtica, Rumex, Teraxa- 
atm, Artemisia, Primula, etc. 

Genus AGRIOPIS. B. 

323. Apriiina. L. , B. 980. Septembre, octobre. Contre les 

chênes. A la miellée. Bois et parcs. Bouconne, Saint- 



• - 44 - 

Agnc, Pibrae, Croix-Daurade, etc. La Chenille, en mai, 
juin. Sur le Quercus robur. Elle se cache dans les cre- 
vasses de l'écorce où elle est très difficile à distinguer, 
à cause de sa couleur. 

Genus MISELIA. T., B. 

3S4. Olcagina. D., B. 981. Mars, avril. En battant les haies 
des environs de Toulouse. La Chenille, en mai et juin. 
Prunus spinosa et Cratœgus. Rare. 

325. Oxyacaathœ. L. } B. 985. Octobre, novembre. Dans les 

jardins, les parcs. Partout. La Chenille, avril, mai. Se 
nourrit de Prunus et de Cratœgus. 

Genus DIANTHOECIA. 

326. Aibînsacnia. Bork., B. 987. Juin, juillet. Au crépuscule. 

Dans les parterres, sur les fleurs. Partout* La Chenille, 
de juin à octobre. Dans les capsules du Lichnis dioica. 

327. Comta. F., B. 989. Mai, juin, août. Au crépuscule, sur 

les fleurs. Partout. La Chenille, comme la précédente. 

328. Capsineoia. Esp., B. 997. Mai, août, septembre. Au 

crépuscule, sur les fleurs. La Chenille, comme celle de 
Comta, dans les capsules du Lichnis dioica. 

329. Cucabaii. W., V., B. 998. Août. A la miellée. Bords de 

la Garonne, le long des coteaux de Pech-David. 

330. Ecllii. D., B. 1005. Avril, mai. En battant les haies. 

Coteaux de Pech-David. Très rare. 

Genus 1LARUS. B. 

331. Ochrolcuca. W., V., B. 1004. Juin, juillet. Au crépus- 

cule, sur les fleurs. Saint-Agne , Pouvourville. La 
Chenille, en mai et juin. Dans les blés. Très rare. 

Genus POLIA. Tr., B. 

332. Dysodca. W., B. 1006. Juillet, août. En battant les bois 

de chênes. Saint-Jean, Bouconnc, etc. La Chenille, 
avril, mai. Sur les Aquilegia vulgaris, Pctroselinum 
sativum, Artemisia vulgaris. 



— 45 — 

333. Sere«a. F., B. 4008. Avril, mai, juillet, août. Dans les 

jardins, les prairies, sur les fleurs. Au crépuscule. Par- 
tout. La Chenille, sur les Sonchus palustris elffieracium 
pilosella. 

334. Cappa. H., B. 1010. Avril, mai, juillet, août. Dans les 

jardins. Au crépuscule, sur les fleurs. A Saint-Agne, 
Pouvourville, etc. 

335. Canescens. B. 1012. Septembre, octobre. A la miellée. 

Sur les raisins. Toulouse, Saint-Agne, Croix-Dau- 
rade, etc. 

336. Vetula. B. 4018. Juillet, août. Sur les fleurs. A la miellée. 

Sainte-Agne, Saint-Martin, etc. 

337. Nigrocincta. F., B. 1019. Juillet, août. Sur les fleurs, 

Au crépuscule. Environs de Toulouse. 

338. Flavicincta. F., B. 1025. Août, septembre, octobre. A la 

miellée. Sur les raisins. Partout. La Chenille, en avril 
et mai. Sur les Vicia faba , Rumex, Cichorium in- 
tybuSy etc. 

Var. Meridionalis. B. Avec le type. 

Genus POLYPBLEN1S. 

339. Prospicua. Bor., B. 1035. Juin, juillet. En battant les 

troncs de chênes, les haies qui bordent les tertres. Bou- 
conne, Saint-Jean, Pech-David, Vieille-Toulouse, etc. 
La Chenille, en avril, mai. Se nourrit de graminées. 

Genus PLACODES. Tr., B. 

340. Amethysfina. H., B. 1050. Juillet. En battant lestailli?. 

A la miellée. Bouconne, Pibrac, etc. Très rare. 

Genus ERIOPUS. Tr., B. 

341. Pteridis. F., B. 1059. Juin, juillet. En battant les 

bruyères. A Bouconne. La Chenille, en septembre et 
octobre. Sur les Pteris aquilina. 



- 40 — 

Genus THYATYRA. Ochs., B. 

342. Bâtis. L., B. 1041. Mai, juin, août, septembre. En bat- 

tant les haies, les taillis. A la miellée. Saint-Jean, Bou- 
conne, Saint-Agne , etc. La Chenille, juillet, août, 
septembre, octobre. Sur les Rubus. 

XXXI Tribus LEUCANIDES. 

Genus MYTHIMNA. B. 

343. Turca. L., B. 1045. Juin, juillet. Dans les bois. En bat- 

tant les taillis. Bouconne, Saint-Jean, etc. La Chenille, 
en avril, mai. Elle est polyphage. Se nourrit particu- 
lièrement de Briza média. 

Genus LEUCANIA. Ochs., B. 

344. Lithai'gyria. E., B. 1046. Mai, juin, août, septembre. 

Au crépuscule, sur les fleurs. A la miellée. Partout. La 
Chenille, avril et juillet. Sous les graminées, dont elle 
se nourrit. 
Var. Anargyria. B. Avec le type. 

345. Yitciiina. H., B. 1047. Août, septembre. Sur les fleurs. 

Au crépuscule, dans les lieux humides. Partout, La Che- 
nille, septembre et octobre. Sur les Rumeœ. 

346. Riparia. R., B. 1055. Mai, juin, septembre. En battant. 

Partout. La Chenille, en mars, avril, août. Sur les gra- 
minées. Très rare. 
34V. Album. L., B. 1056. Mai, juin, septembre, octobre. Dans 
les lieux humides. Partout. A la miellée. La Chenille, 
avril, août. Se nourrit sur les Plantago. 

348. Punctosa. T., B. 1058. Juin, août, septembre. A la 

miellée. Partout. La Chenille, en avril, mai, juillet. 
Sous les graminées dont elle se nourrit. 

349. Loi-eyi. D., B. 1060. Septembre, octobre. Partout. A la 

miellée. Très rare. 

350. Obsolcta. H., B. 1061. Mai, juin, août, septembre. L<! 

long des eûtes de Pech-David. A la miellée. La Chenille, 
en mars, avril, juillet, août. Sous les graminées, comme 
la précédente. 



- 47 - 

351. Scarpi. B. 1065. Mai, juin, août, septembre. En battant 

les haies, les taillis. A la miellée. 

352. Paliens. L., B. 4075. Mai, juin, août, septembre. Sur les 

fleurs. Dans les prairies humides. Partout. La Chenille, 
mars, avril, juillet. Sous les Rumex. 

XXXII. Tribus CAKADKIiMIPES. 
Genus CARADRINA. Ochs., B. 

353. Plantaginis. H., B. 1097. Juin, août, septembre. A la 

miellée. Partout. La Chenille, mars, avril, juillet. Sur 
les Urtica urens et média Plantago. 

354. Blanda. Hub., B. 1098. Mai, juin, août, septembre. A la 

miellée. Partout. 

355. Morpheus. T., B. 1104. Juin. En battant les haies. Par- 

tout. 

356. Cubicuiaris. W , B. 1111. Août, septembre. A la miellée. 

Partout. 

35*. Exîgua. H., B. 1112. Août, septembre. Toulouse. A la 
miellée. Rare. 

XXXIII. Tribus ORTHOSIDES. 

Genus EPISEMA. Ochs., B. 

358. Hispîda. H., B. 1119. Mai, août, septembre. A la miellée. 

Partout. La Chenille, en avril, mai. En fauchant, sur les 
plantes basses. Rare. 

Genus 0RTHOSIA. Och. B. 

359. Gothicaqua. L., B. 1125. Mars, avril, juillet, août. En 

battant les haies et les taillis. Partout. La Chenille en 
mai, septembre. Sur les Prunus. 

360. Hebraica. H., B. 1125. Juin, juillet, septembre, octobre. 

Partout. A la miellée. La Chenille en mai, août. Sur les 
Rumex et les Prunus. 



- 48 - 

36-1. Neçiecta. H., B. 1127. Août, septembre. Dans les bois, à 

la miellée. Pibrac, Saint-Agne, etc. 
362. Nitida. D., B. 1153. Septembre, octobre. Saint-Agne. 

A la miellée. Rare. 
3C3. Humiiis. H., B. 1154. Août, septembre. Dans les bois, les 

parcs. A la miellée. Partout. 
Var. Lunosa. B. Avec le type, 
3G4. Pistacina. F., B. 1155. Septembre, octobre. Partout. 

A la miellée. Beaucoup de variétés. 
3S4 bis. Pisftaeinoïdes d'Au. Septembre. A la miellée. Parc 

de M. le baron Désazars, près Saint-Agne. 

365. Munda. F., B. 1140. Avril, mai, septembre. Bois de 

chênes. A la miellée. Laramet, Bouconne, Pibrac, etc. 

366. instables. F., B. 1141. ftfars, avril. Partout. En battant 

les haies, les taillis. La Chenille en août, septembre. 
Sur les Quercus et les Cratœgus. 

367. Ypsilpn. W., V., B. 1142. Juin, juillet. Ramiers et bords 

de la Garonne. En battant. La Chenille en avril, mai. 
Aux pieds des peupliers, dans les fentes des écorces. Se 
nourrit de différentes espèces de graminées. 

368. Lota. L., B. 1144. Septembre, octobre. Dans les bois, les 

parcs. Laramet, Saint-Agne, Lardenne, Saint-Jean, etc. 

369. Stabilis. H., B. 1147. Mars, avril. Partout. En battant 

les haies, les taillis. La Chenille en automne. Sur les 
Quercus, Prunus et Cratœgus. 

370. Miniosa. F., B. 1150. Avril. En battant les arbres, les 

haies. A Pinsaguel. La Chenille en août. Sur les Quer- 
cus (Très rare). 

371. Ambigua. H., B. 1151. Mars, avril. En battant les taillis. 

Partout. La Chenille, juin, juillet. Sur les Quercus. 

Genus COSMIA. Ochs., Tr. 

372. Deffinis. L., B. 1154. Juin, juillet. Au crépuscule, sur 

les fleurs. (Rare). 

373. Fuivago. W., V.,B. 1161. Août, septembre. A la miellée. 

Dans les jardins, bordures des bois, haies, etc. Partout. 



Genus GORTYNA. Ochs., B. 

374. Fiavago. Esp. B. 4467. Août, septembre. Bords de la 

Garonne. En battant. A la miellée. 

Genus XANTHÏA. Ochs., B. 

375. Ferruginea. H., B. 4474. Septembre, octobre. Bordures 

des bois. Laramet, Saint-Agne, Saint-Jean, etc- A la 
miellée. La Chenille en mai et juin. Sur le Quercus 
robur. 

376. Bufina. L., B. Septembre, octobre. Bois et parcs. A la 

miellée. Partout. La Chenille en avril, mai. Sur le 
Quercus robur. 

377. suago. H., B. 4181. Septembre, octobre. Ramiers de la 

Garonne et lieux plantés de saules. A la miellée. La 
Chenille, avril mai. Sur le Salix caprea. 
37S. Gilvago. F., B. 4185. Octobre, novembre. Partout. A la 
miellée. La Chenille en avril, mai. Sur VUlmus cam- 
pe stris. 
Var. Palleago. H., B. Avec le type. 

379. Russago. Septembre, octobre. En battant les saules et les 

peupliers. Ramiers de la Garonne. 

Genus HOPORINA. B. 

380. Croceag-o. F., B. 4487. Septembre, octobre. Bois et parcs. 

A la miellée. La Chenille, en avril , mais. Sur les 
Quercus. 

Genus CERASTIS. S., B. 

381. Khxî. B. 4189. Septembre, octobre. En battant les saules 

et les peupliers. Très rare. 

382. Vaccinii. L., B. 4191. Septembre, octobre. Ramiers et 

parcs. A la miellée. La Chenille, en avril, mai. Sur les 

saules et les peupliers. 
Var. Spadicea. H., B. Avec le type 
Var. Ligula. H., B. Comme Spadicea. 

383. Sateiiïtia. L., B. 4495. Août, septembre. Parcs. A la 

miellée. Saint-Agne. Rare. 



— 50 - 

XXXIV. Tribus XYL1NIDES. 

Genus XYLINA. T., B. 

384. Vctusta. H., B. 4107. Septembre, octobre. Bords de la 

Garonne. La Chenille, en juin. Sur le Scirpus palustris. 

385. Exoleta. L., B. 1198. Septembre, octobre. A la miellée. 

La Chenille, mai, juin. Se nourrit sur la plupart des 
plantes basses. 

386. Rhizoïitha. F., B. 4204. Septembre. Dans les bois, les 

parcs, les jardins. A la miellée. La Chenille, mai, juin. 
Sur le Qaercus robur. 
38?. Petrificata. F., B. 1205. Septembre, octobre. A la 



miellée. 



Genus CLEOPHANA. B. 



388. Lînariic. F., B. 1220. Mai, septembre. Parcs et jardins. 
Sur les fleurs au crépuscule. Partout. La Chenille, 
juillet, octobre. Sur les Linaria. 

Genus CHARICLEA. B. 

380. Deiphinii. L., B. 1225. Juillet, août, champs de blé, 
jardins. La Chenille, juin, juillet. Sur les Delphinium 
i ajacis et consolida. Difficile à élever. Très rare. 

Genus CUCULLIA. B. 

390. Umbratîca. L., B. 1245. Mai, juillet, août. Au crépus- 

cule, sur les fleurs. Partout. La Chenille, juin et sep- 
tembre. Sur le Sonchus arvensis. 

391. Chamomiike. V., B. 4244. Août, septembre. Au crépus- 

cule, sur les fleurs. La Chenille, juin, juillet. Sur la 
Matr icaria chamomilla . 

392. Lactucœ. D., B. 4246. Juin, août, septembre. Parcs, 

jardins, au crépuscule, sur les fleurs. La Chenille, en 
juillet, septembre. Sur le Lactuca sativa et Taraxacum 
officinale. 

393. Blattariae. E., B. 4252. Avril, mai. En buttant les haies. 

La Chenille, en août. Sur les Verbascum thapsiforme et 
sinmlum. 



- 51 - 

Var, Canle. R., B. Avec le type rare. 

394. Scropimlarise. E., B. 1254. Avril, mai. Bords des ruis- 

seaux. La Chenille, en juillet, août. Sur le Scrophu- 
laria aquatica. 

395. Verbasci. L., B. 1255. Avril, mai, contre les murs. Par- 

tout. La Chenille, en juin, juillet. Sur 1rs Verbascum 
thapsus, lychnitis et niyrum. 

XXXVI. Tribus PLUSIDES 

Genus ABROSTOLA. 0., B. 

396. Urticae. H., B. 1258. Mai, juin, août, octobre. Sur les 

fleurs, au crépuscule, dans les prairie?, les jardins. 
Partout. La Chenille, en avril, juillet, septembre. Sur 
les Urtica arens et dioica. 

397. Triplasia. L., B. 1259. Comme l'espèce précédente. 

Genus PLUSIA. 0., B. 

398. Festucse. L.. B. 1270. Août, septembre. Ramiers de la 
Garonne. Au crépuscule, sur les Mentha. La Chenille, 
en juillet, septembre, octobre. Sur les Festuca pratensis 
et arundinacea. 

399. Chrysïtis. L., B. 1275. Mai, août. Lieux humides. Au 
crépuscule, sur les Menlha. La Chenille, en mai, juillet. 
Sur les Mentha sylvestris, Urtica urens. 

400. Circumflcxa. L., B. 1278. Mai, juillet, septembre, octo- 
bre. Partout. Au crépuscule, sur les fleurs, particulière- 
ment sur la lavande. La Chenille, en mai, juin, août. Sur 
Y Urtica urens. 

401. Gamma. L., B. 1282. Des premiers jours d'avril à la fin 
d'octobre. La Chenille, toute la belle saison. Sur les 
Medicago y Rumex, Urtica, etc. 

40». Ni. H., B. 1283. Juin, juillet. Au crépuscule, sur les 
fleurs. Toulouse et ses environs. Très rare. 



_ 52 - 

XXXVII. Tribus BIE:i.SOTlIÏB>ES. 

Genus ANARÏA. 0. B. 

403. HyrtlHl. L., B. 1291. Avril, mai, juillet, août. En plein 

soleil, butinant sur les fleurs de serpolet, de ronce fru- 
tescente, de trèfle, etc. Miremont, Fibrac,Bouconne, etc. 
La Chenille, en juin, août, septembre. Sur YUrica 
vulgaris. 

404. Arbuti. F. B. 130O. Avril, mai. Prairies des bords de 

l'Ariége, en plein soleil, sur les Marguerites des prés. 
Rare. 

Genus ANTHOECIA. B. 

405. Carduin. H., B. 1302. Juillet, août. Vole en plein soleil 

sur les fleurs de Scabieuses. Prairies des bords de Lhers, 
près le château de Madron. 

Genus HELIOTHIS. 0. B. 

40«. Dypsacea. F., B. 1505. Mai, août, septembre. Vole en 
plein jour dans les ebamps et dans les prairies. Partout. 
La Chenille, en avril, juin, juillet. Sur les Dypsacus 
Plantus, etc. 

407. Feitigcra. V., B. 1307. Juin, juillet et août. Mômes lieux 

que la précédente. La Chenille, en juillet et septembre. 
Se nourrit de racines d'Ulex europœus. 

408. Armigera. H., B. 1308. Mai, juin, août, septembre. 

Mômes lieux que Dypsacea. La Chenille, en avril, 
juillet et août. Sur YUleœ Europœus. 

XXXVIII. Tribus ACONTIDES. 

Genus ACONTIA. 0., B. 

409. Solaris. W. V., B. 1522. Mai, juillet, août. Butine en 

plein jour sur les fleurs de mauves. Partout. La Che- 
nille, juin, août, septembre. Sur les Trifolium etMalva 
sylvestris. 



~- 53 - 

410. LmctsBosa. W. V., B. 1525. Mai, juillet, août. Vole en 

plein jour dans les champs de luzernes et de trèfles. La 
Chenille, toute la belle saison. Sur les Plantago et 
Malva. 

XXXÎX. Tribus CATOCALIDES. 

Genus CATEPHIA. 0., B. 

411. Ramburiî. B, 1325. Août, septembre. Prairies et ramiers 

des bords de la Garonne. Très rare. 

41». Alchymista. E., B. 1326. Mai, juin. Contre les murs, les 
arbres, etc. Partout. La Chenille, en août. Sur les 
Quercus et Ulmus. Rare. 

Genus CATOCALA. 0., B. 

413. Elocata. E., B. 1528. Août, septembre. Partout. La 

Chenille, juin, juillet. Sur les Populus et Salix. 

414. Nupta. L., B. 1529. En tout, comme la précédente. 

415. Dilecta. H., B. 1550. Août. Bois de chênes de haute 

futaie. Pibrac, bois de Sauvegarde, Bouconne, etc. La 
Chenille, en juin, juillet. Sur les Quercus. 

416. Sponsa. L., B. 1551. Juillet. Bois de chênes. Ardiège, 

Cier-de-Rivière, etc. La Chenille , en juin. Sur les 
Quercus. Très rare. 

417. Promissa. F., B. 1552. Juin, juillet. Bois de chênes, 

contre les corps d'arbres, Sauvegarde, Bouconne, 
Ardiège, etc. La Chenille, en mai. Sur les Quercus. 

418. uptata. G., B. 1554. Août. Bouconne. Très rare. 

419. Electa. Bork. , B. 1556. Août , Bouconne , Ardiège, 

Miremont, etc. Rare. 

420. Peilex. H., B. 1557. Juillet, août. Ramiers de la Garonne. 

Très rare. 

4SI. Agamos. H., B. 1541. Juillet. Bois de chênes. Ardiège, 
Cier-de-Rivière, Arguenos, elc. 



— 54 — 

Garnis OPHIUSA. 0., B. 

422. Lunaris. H., B. 1350. Mai, juin. Dans les bois, contre 

les arbres. Saint-Jean, Bouconne , Laramet, etc. La 
Chenille, juillet. En battant les chênes. 

423. Pastinum. F., B. 1552. Mai, juin, septembre, octobre. 

Bois et ramiers. Bouconne, St-Gaudens, Empalot, etc. 
Rare. 

424. Aigira. L., B 1565. Mai, juillet et août. En battant les 

haies. Sur les coteaux. Partout. La Chenille, juin, sep- 
tembre, octobre. Sur le Prunus spinosa. 

XL. Tribus NOCTUOPHALiŒNIlMES. 

Genus EUCL1DIA. 0., B. 

425. Mi. L., B. 1574. Mai, juin. Clairières et bordures des 

bois. Vole en plein jour. Bouconne, Laramet, St-Jean, 
Miremont, etc. 

426. GiypSûca. L., B. 1577. Avril, mai, juillet, août. Dans les 

prairies, les bois. Partout. La Chenille, juin/septembre. 
Sur les trèfles. 

427. itionog ranima. H., B. 1578. Juin, juillet. Haies et tertres 

des côtes de Pech-David , ramiers des bords de la 
Garonne, etc. 

Genus ANTH0PH1LA. B. 

428. /Knca. B. 1585. Avril, juillet, août. Prairies, champ, 

bois. Partout. 
42». Pauia. H., B. 1594. Juillet, août. Bords de la Garonne et 
côtes de Pech-David. Très rare. 

430. Argcntuia. Bord , B. 1599. Avril, mai, juillet, août. 

Dans les herbes, des parties incultes des coteaux. Rare. 

Genus AGROPHILA. B. 

431. Suiphurea. H., B. 1400. Mai, juin, août, septembre. 

Prairies, terrains incultes. Coteaux. Partout. La Che- 
nille, juin, juillet, septembre. Sur les Convolvulus 
aruensis. 



— 55 — 
Genus ERASTRIA. B. 

43». Fuscuia. W. V., B. 1404. Mai, juin, août, septembre. 
Contre les peupliers. Ramiers de la Garonne. 

433. Candiduia. H., B. !40G. Juillet, août. Chemin des Etroits, 

coteaux de Pech-David, etc. Rare. 

GEOMETRE. 

Genus HEMITHEA. D., B. 

434. Cythisaria. E., B. 1418. Mai, juin, juillet, août. Bois. 

Bouconne, Laramet, Saint-Jean, etc. 

435. Goroniiiaria. H, B. 1421. Juillet, août. Bois et landes. 

Ardiège, Cier-de-Rivière. Très rare. 

436. Vernarîa. H , B. 1422. Mai, juin. En battant les haies. 

Côtes de Pech-David, etc. La Chenille, en juillet, août. 
Sur les Prunus spinosa. 

437. Viridaria. H., B. 1425. Avril, mai, juillet, août. Bois, 

landes, haies. Partout. 

438. Herbarïa. H., B. 142a. Mai, juin. En battant les haies. 

Coteaux de Pech-David. La Chenille en septembre, 
octobre. Sur Prunus spinosa. 

439. /Estivaria. E., B. 1428. Juin, juillet. En battant les 

taillis, les haies, etc. Partout. La Chenille en septembre. 
Sur les Quercus robur et Prunus spinosa. 

Genus METROCAMPA. L., B, 

440. MargaritaHa. L., B. 1432. Mai, juin, septembre. En 

battant les bois de chênes. Bouconne, Saint-Jean, 
Auribail, etc. La Chenille en avril, juillet. Sur les 
Quercus. 

Genus RUMîA. D., B. 

441. Ci'atcegaï-ïa. H., B. 1456. Mai, juin, août, septembre. 
En battant les haies. Partout. La Chenille toute la belle 
saison. Sur le Cratœgus oœyacantha. 



- 56 - 
Genus ENNOMOS. D., B. 

442. Pi u n a ni a L., 13. 1458. 'Juin, juillet. Bois de chênes. 

Bouconne, Pibrac, Âorlbai-1-, etc. La Chenille en mai. 
Sur les Prunus spinosa, Corylus avellana, Carpinus 
betulus. 

Genus CROGALLIS. T., B. 

443. Extimaria. H., B. 1460. Août, septembre. En battant les 

haies. Coteaux de Pech-David. La Chenille en mai, juin. 
Sur les Rubus, Prunus spinosa. Très rare. 

443 bis. Agiossaria. B. Août, septembre. En battant les haies. 
Coteaux de Pech-David. La Chenille en mai, juin. Sur 
le Prunus spinosa. 

444. Elinguaria. L., B. 4462. Juillet, août. En battant les 

haies. Coteaux. Partout. La Chenille en avril, mai. Sui- 
tes Rubus, Cratœgus et Prunus. 

Genus MACARIA. B. 

445. Aitcrnaria. H., B. 1472. Avril, mai, août. Ramiers de 

la Garonne. Partout. La Chenille en avril, juin, juillet. 
Sur YÀlmus glutinosa. 

Genus GODONELA. D., B. 

446. iEstimaria. H., B. 1475. Mai, juin, août, septembre. En 

battant les haies. Partout. 

Genus ASPILATES. T., B. 

44V. Calabraria. E., B. 1480. Juin, juillet. Coteaux des bords 
de la Garonne, Bouconne, etc. 

448. Purpiiraria. L., B. 1481. Mai, juin, août, septembre. 

Coteaux de Pech-David. Landes et bois. Partout. La 
Chenille en avril, mai, juillet. Sur Y Anthémis nobilis. 

449. Citraria. IL, B. 4491. Avril, mai, juillet, août. Bois, 

champs. Partout. La Chenille en avril, juin. Sur les 
graminées. 






Genus FIDONIA. B. 

450. Pyrenaearïa. B. 1506. Juillet, août. Cagire, Cierp, Lu- 

chon, etc. 

451. Atomaria. L., B. 4 515. Avril, mai, juillet, août. Bois, 

landes, champs. Partout. La chenille en juin, septem- 
bre, Sur les Scabiosa arvensis etsylvatica. 

Genus EUPISTERIA. B. 

452. Coocordaria. H., B. 1516. Mai, juin. Clairières des bois r 

Bouconne, Saint-Jean, Laramet, etc. La Chenille en 
septembre. Sur le Genista tinctoria. 

Genus HIBERNIA, L., B. 

453. Progemmaria. H.,B. 1529. Février, mars. Bois, haies. 

Partout. La Chenille en mai, juin. Sur le Cratœgus 
oxyachanta. 

454. Defoliaria. L., B. 1550. Février, mars. Contre les murs 

et les arbres. Partout. La Chenille en mai, juin. Sur les 
Prunus spinosa, Cratœgus oxiachanta. 

455. Leucophœaria. W., V., B. 1551. Février, mars. Contre 

les arbres, dans les buissons. Bouconne, Laramet, etc. 
La Chenille en juin. Sur le Quercus robur. 

456. Pilosaria. W., V. B. 1555. Février. Contre les arbres. 

Partout. La Chenille en juin, juillet. Sur les Prunus 
spinosa, Quercus robur. 

[Genus AMPHIDASIS. D., B. 

451. Hirtaria. L. ? B. 1542. Avril, mai. Bois. Bouconne, Au- 
ribail, etc. La Chenille en juillet, août. Sur YUtmus 
campestris, Quercus robur. 

458. jietniaria. L., B. 1545. Juillet, août. Bords du canal du 
Midi et de la Garonne. Aux pieds des arbres. La Chenille 
en août, septembre. Sur YUlmus campestris, Quercus 
robur. 



— 58 — 

Genus BOARMIA. T., B. 

459. Boboraria. W., V., B. 1548. Avril, mai, juillet. Bois de 

chênes, Bouconne, Saint-Jean, Laramet, Auribail, etc. 
La Chenille en juin, août, septembre. Sur les Quercus 
robur et Populus. 

460. iiiearia. H., B. 1554. Mai, juin. Bois, haies, buissons. 

Partout. En battant. 

461. Rhomboïdaria. \V., V., B. 1554. Mai, juin, août, sep- 

tembre. Contre les murs, les arbres. Partout. La Che- 
nille, mai, juillet. Sur les Prunus spinosa et Cratœgus. 

462. Umbrai-ia. D., B. 1556. Mai, juin, septembre. La Chenille, 

avril, mai, août. Sur les Prunus. Cratœgus. Très rare. 

463. Cinetaria. W., V., B. 1559. Avril, mai, juin, août. En 

frappant les taillis. Bouconne, Laramet, etc. La Che- 
nille, mars, juin. Sur YErica vulgaris. 

464. Sociarïa. D.,B. 1563. Août, septembre. Bois, haies, etc. 

La Chenille, avril, mai. Sur le Prunus spinosa. 

465. Lividaria. D. B. 1565. Août, septembre. Coteaux de 

Pech-David, de Périole, etc. En battant les haies. La 
Chenille, avril, mai. Sur le Prunus spinosa. 

466. Petrificaria. D., B. 1567. Avril, mai, juillet, août. Contre 

les arbres, les murs, sur les haies. Partout. 

Genus GNOPHOS. B. 

467. Furvaria. H., B. 1584. Juin. En battant les broussailles. 

Dans les ramiers de la Garonne. 

Genus EUBOLIA. B. 

468. Pcitaria. R., B. 1599. Septembre, octobre. Bois, haies, etc. 

Partout. 

469. Mœniaria. F., B. 1609. Juillet. En battant les haies. 

Partout. La Chenille en septembre. Sur le Prunus 
spinosa. 

470. Periboiarïa. D., B. 1610. Août, septembre. Clairière des 

Bois. Bouconne, Auribail, etc. La Chenille, en mai, 
juin. Sur VUleoo europœus. 



- 59 - 

471. Coarctoria. B. 1614. Juillet, août. Bois, landes, Bou- 

conne. 

472. Bipunctaria. V., B. 1616. Juillet, août. Dans les bois. 

Bouconne, Pibrac, Saint-Jean, Auribail, etc. La Che- 
nille, juin. Sur Lilium perenne. 

473. Ligustraria. D., B. 1630. Juin, juillet, septembre, contre 

les atfbres, en battant les taillis, etc. La Chenille, en 
mai, août. Sur les Ligustrum vulgare. 

Genus ANAITIS, D., B. 

473 bis. Plagiaria. B. 1653. Mai, juin, août, septembre. Bois, 
haies. Partout. La Chenille, en avril, juillet. Sur les 
graminées. 

Genus LARENTIA B. 

474. Sabaudaria. B. 1636. Juillet, août. Dans les endroits 

frais, les grottes, contre les rochers, les arbres, etc. 
Saint-Béat, Arguenos, etc. Assez rare. 

475. Certaria. B. 1658. Juillet. En battant les haies, les brous- 
sailles. Partout. Rare. 

476. Bilinearia. B. 1647. Mai, juin, juillet. En battant. Par- 
tout. • 

477. Aquaria. B. 1654. Juin, juillet. Coteaux de Pech-David. 

Bords de la Garonne. Rare. 

478. PetraHa. E., B. 1659. Avril, mai, juin. En battant les 

haies, les taillis, les broussailles. Bouconne, Saint- 
Jean, etc. 

479. Psittacaria. B. 1667. Avril, mai, septembre, octobre. En 

battant les taillis. Pibrac, Bouconne, Laramet, etc. La 
Chenille, en juillet, octobre. Sur le Quercus robur. 

480. Dilutaria. B. 1669. Octobre, novembre. En battant les 

taillis, les haies. Saint-Jean, Bouconne, Pibrac, etc. 

Genus EUPÏTHECIA. B. 

481. Exiguaria. B. 1697. Juin, juillet. Contre les murs, les 

arbres, etc. Partout. 



— 60 — 

Genus GIDAH1A. D., B. 

482. Rlbesiarla. B. 4762. Juillet. Coteaux de Pcch-David. En 

battant les haies. 

Genus MENAL1PPE. D., B. 

483. Maculai ia. L., B. 1779. Avril, mai, juillet, août. En bat- 

tant les broussailles. Dans les ramiers de la Garonne. 
La Chenille, en juin, septembre. 

484. Maginai'ia. L., B. 1780. Mai, juin. Ramiers de la Ga- 

ronne. En battant les broussailles. La Chenille, avril, 
mai. Sur le Salix alba. 

485. Ki varia. B. 4787. Mai, juin, août, septembre. Coteaux de 

Pech-David, Vieille-Toulouse, Bouconne, Pibrac, etc. 
La Chenille, en juillet, septembre, octobre. Sur le 
Prunus spinosa. 

Genus MELANTHIA. B. 

486. Rubiginaria. B. 4800. Juin, juillet. Ramiers de la Ga- 

ronne. En battant. La Chenille, en mai, juin. Sur 
YAlnus glutinosa 

487. Adustaria. B. 1802. Avril, ma^, juillet, août. En battant 

les taillis, les haies, etc. Partout. La Chenille, suivant 
quelques auteurs, se nourrit d' Evonymus Européens, 

Genus ZERENE. D., B. 

488. tirossularia. B. 4804. Juin, juillet. En battant les haies. 

Partout. La Chenille, avril, mai. Sur le Prunus spinosa, 

489. ramai ia. L., B. 4806. Mai, juin, août. En battant les 

frênes et les haies qui les environnent. La Chenille, 
juin, juillet, septembre. Sur le Fraxinus eœcelsior. 

Genus CABERA. D., B. 

490. Pusaria. L., B. 4809. Avril, mai, août, septembre. 

Ramiers de la Garonne, ruisseau de Saint-Jean, bords 
du Touch, etc. La Chenille, juin, septembre, octobre. 
Sur les Salir, Alnus glutinosa. 



- 61 - 

491. Coutaminaria. H., B. 1815. Avril., mai, août, septembre. 

Bois. .Pibrac, Bouconne, Laramet. La Chenille, juin, 
juillet, octobre. Sur les Quercus. 

492. Guorarïa. B. 1820. Juin, juillet. Parties arides des bois, 

des coteaux, landes, etc. Partout. 

Genus EPHYRA. D., B. 

493. Punctaria. L., B. 1825. Avril, mai, août, septembre. 

Ramiers, bois. Partout. La Chenille, juin, septembre, 
octobre. Sur le Quercus robur. 

Genus ACIDALÏA. B. 

494. Tcmerarïa. H., B. 4852. Mai, juin. En battant les haies, 

les broussailles. Partout. La Chenille, septembre, 
octobre. Sur le Prunus spinosa. 

495. Oruataria. E., B. 1855. Avril, mai, juillet. Dans les 

broussailles. Partout. 

496. Decoraria. H., B. 1856. Mai, juin. Terrains arides. 

Partout. 

49*5. Submutaria. B. 1837. Juillet, août. Bouconne, St-Jean, 
Laramet, etc. 

498. immutaria. H., B. 1858. Juin, juillet, août. Haies, bois, 

broussailles. Partout. 

499. incanarla. H., B. 1841. Mai, juin, juillet. En battant les 

haies, les broussailles. Partout. La Chenille, septembre, 

octobre. Sur le Prunus spinosa. 
51*0. BiseSai-ia. D., B. 1851. Mai, juin, juillet. En battant les 

haies. Coteaux de Pech-David, de Vieille-Toulouse, etc. 

La Chenille, mars, avril. Sur le Prunus spinosa. 
soi. Circuîtaria. H., B. 1856. Août, septembre. Prairies, 

ramiers. Partout. 
SOS. Dccoloraria, B. 1882. Mai, juin. En battant les haies, les 

taillis. Bouconne, Saint-Jean, Pibrac, etc. La Chenille, 

août/septembre. Sur le Prunus spinosa. 
SOS. Functai'ia. B. 1898. Avril, mai, août, septembre. Haies, 

bois, ramiers. Partout. 
504. Reiuutai-ia. H., B. 1907. Juin, juillet. En battant les 

haies, les taillis, les broussailles. Miremont, Saint-Jean, 

Bouconne, etc. 



305. Avcrsaria. 11., B. 1010. Mai, juillet, août. En battant les 
haies. Partout. 

506. Umbciaria. H., B. 1916. Juin, juillet. Coteaux de Pech- 

David, de Vieille-Toulouse, etc. La Chenille, avril, mai. 
Sur le Prunus spinosa. 

Genus STREN1A. D., B. 

507. Clatraria. H., B. 1919. Mai, juillet, août. Dans les prairies 

naturelles et artificielles. Partout. 
Var. Cancellarià. H., B. Avec le type. 

508. Tcsseiiaria. B. 1950. Mai, juin. Laramet, Bouconne , 

Pibrac, etc. 

Genus ODEZIA. D., B. 

509. Clnci'ophyllaria. B. 1955. Juin, juillet. Luchon, Saint- 

Béat, Cagirc, Arguenos, etc. 

Genus TORULA. D., B. 

5io. Equestraria. E., B. 1955. Juin, juillet. Cier-de-Rivière, 
Ardiège, Cagire, Luchon, etc. 

Genus STEROPES. B. 

106 bis. Araeynthus. F., B. 279. Juin. Ardiège, Cier-de- 
Rivière, etc. Il* faut battre les taillis pour faire sortir la 
femelle. 



- 63 



NOTE 

SUR UNE STATION PRÉCISE DU Phallus impudtCUS , PRÈS DE 
TOULOUSE. 

Par le Dr J.-B. Noulet. 

Le Phallus impudicus de Linné est un champignon gymno- 
carpe dont le nom, emprunté à sa forme, rappelle celle de ces 
bijoux tant affectionnés des Romains , qui nous scandalisent 
aujourd'hui et qui n'étaient pour eux que le symbole de la fertilité. 
Je le crois rare dans le pays toulousain, où, pendant longtemps, il 
a échappé à mes recherches. Néanmoins, le D r Tournoi), dans sa 
Flore de Toulouse (1811), l'avait indiqué vaguement, il est vrai, 
« sur les bords du bois de Bouconne. » 

Ce fut le 5 novembre 1866 que je rencontrai pour la première 
fois ce singulier Cryptogame, dans une friche caillouteuse et her- 
beuse, au Ramier de Venerque (Haute-Garonne), près du moulin 
et non loin de la rive droite de l'Àriége. Une vingtaine d'individus 
étaient disséminés sur une surface d'environ 4 mètres carrés ; hors 
delà, je n'en découvris plus un seul. 

Tous ces champignons étaient arrivés à leur période de décom- 
position; il ne restait que des débris du volva, et ceux qui étaient 
encore munis du chapeau le présentaient d'une couleur roussâtre, 
sans trace de cette matière verdâtre et gluante qui remplit les 
alvéoles dont la surface est parsemée. Les pluies des jours précé- 
dents pouvaient expliquer sa complète disparition. Cependant, 
malgré l'état avancé des champignons, cette partie répandait une 
odeur spermatique fétide excessivement prononcée. 

En 1867, je voulus m'informer si le Phallus impudicus se mon- 
trerait à la place où je l'avais déjà 'trouvé; une première visite 
faite le 6 octobre, par conséquent un mois plus tôt qu'en 1866, 
m'y fit constater la présence de trois de ces champignons. Le 15 du 
même mois, je n'y en comptais pas moins d'une trentaine, ne 
dépassant guère l'aire appréciée l'année précédente. 

La plupart étaient dans un état complet de développement, affec- 



— 64 - 

tant une taille variant entre 12 et 10 centimètres, avec les caractères 
essentiels que les botanistes ont assignés à ce type et qui rappelle 
la figure dure et exagérée de Bulliard. 

Le volva mou, comme gélatineux, d'un blanc jaunâtre-, le 
pédoncule blanchâtre, allongé-cylindrique, quoique un peu atté- 
nué dans le haut, à surface finement celluleuseet criblée à jour 
de petites ouvertures, a son intérieur creux et fistuleux ; le cha- 
peau, surmontant le pédoncule, n'est attaché à celui-ci que par son 
extrémité supérieure, le reste est libre. Il est conique, tronqué au 
sommet, qui est creusé en godet, mais sans communication avec 
la cavité du pédoncule qui le supporte. Sa surface est complète* 
ment creusée d'alvéoles polygonales peu profondes, remplies par 
une substance glaireuse d'un gris-verdûtre, renfermant des spores 
globuleux; chez les individus les plus avancés, celte substance 
tombe en déliquescence. Dans tous les cas, il s'en exhale cette 
odeur spermatique fétide que je viens de signaler, mais non 
cette odeur de viande pourrie que répand la fleur de l'arum dra- 
cuncul&s, Linné, ainsi que la plupart des auteurs l'ont écrit, pro- 
bablement en se répétant et sans l'avoir vérifié. Au reste, cette 
odeur n'attire pas moins une grande quantité de mouches, que ne 
le fait la fleur de Y Arum. 

Je voulus conserver quelques-uns de ces champignons, en 
choisissant pour cela ceux qui étaient déjà flétris et offraient un 
commencement de dessication, espérant pouvoir la compléter par 
une pression graduelle bien conduite. Je n'y parvins pas, ayant été 
obligé d'abandonner à eux-mêmes mes échantillons pendant un 
voyage d'explorations scientifiques. 

D'autre part, j'avais placé trois Phallus dans un bocal à large 
goulot et bouché à l'éméri ; à mon retour, ils s'étaient affaissés sur 
eux-mêmes et se trouvaient singulièrement réduits. Ayant ouvert 
le flacon, il s'en exhala, non plus l'odeur spermatique première, 
mais une odeur piquante, qui me rappelait celle des éthers et 
principalement celle de l'éther acétique. 

Les champignons étaient ramollis; séchés au soleil, à plusieurs 
reprises, j'ai pu les conserver, mais ne mesurant plus que 5 à 
centimètres de long, et ne donnant qu'une idée bien incomplète de 
la remarquable production qu'ils représentent. 



- 65 - 
RECHERCHES 

SUR LES MATIÈRES COLORANTES DES FLEURS , 
Par M. E. Filhol. 

Les matières colorantes paraissent jouer un rôle si important 
dans l'économie des êtres vivants, qu'on peut souvent juger du 
degré de vigueur des animaux ou des végétaux en considérant la 
coloration de leurs tissus. La chlorophylle dans les plantes, la 
matière rouge du sang dans les animaux, ont plus particulière- 
ment attiré l'attention des savants, depuis une époque assez reculée, 
et pourtant leur étude est encore loin d'être complète. 

D'autres matières colorantes, réparties dans les organes des 
végétaux, ont été aussi l'objet de recherches plus ou moins appro- 
fondies. Ce sont ceiles qui constituent des principes immédiats, 
définis, cristallisables ou volatils (Alizarine, Carthamine, Lu- 
téoline, etc.) ; niais il en est quelques-unes, et ce sont les plus 
répandues, qui ne sont, ni cristallisables, ni volatiles, et qui sont 
moins bien connues que les précédentes. Le mémoire que je publie 
a pour but de compléter les notions que nous possédons sur ces 
dernières, dont l'étude laisse encore beaucoup à désirer. 11 a trait 
surtout aux matières colorantes des fleurs. 

Jetons d'abord un coup d'œil sur les principaux travaux dont 
elles ont été l'objet de la part des chimistes. R. Boyle paraît avoir 
le premier signalé quelques propriétés fort intéressantes, que pos- 
sèdent les matières colorantes des fleurs; il a aussi appelé l'attention 
sur certaines matières incolores qui prennent une nuance vive au 
contact des réactifs. 

R. Boyle établit d'abord que plusieurs fleurs blanches se colorent 
en jaune lorsqu'on les traite par de l'ammoniaque ou par du car- 
bonate de potasse. Plusieurs auteurs qui ont écrit postérieurement 
au célèbre chimiste anglais ayant paru s'attribuer celte découverte, 
je crois devoir citer textuellement le passage des œuvres de Boyle, 
où elle est exposée : 

« Gum enim experimentum caperemus de foliis florum istoruro. 

5 



— GG - 

» candidorum qui adulla liycme apparent, et vulgo gutta) niveae 
» voeantur, éventus multum non erateo absimilis quem pronuper 
» commemoravimus ; ac prœter alios flores, quorum nomina mihi 
» non occurrunt examinais itidetn eo modo albis foliis florum de 
i du pi ici gcncre diverso prunorum, parum ea alterata fuere per 
» sal acidum, alcalizati vcro ope eltgans flavum exhibuere (1). » 

R. Boyle décrit aussi la propriété qu'ont les fleurs rouges, roses, 
violettes ou bleues, de devenir vertes au contact des substances à 
réaction alcaline. Pour faire ses expériences, il écrasait les fleurs 
sur un papier blanc et versait ensuite, sur ce papier, les réactifs 
dont il voulait constater les effets. 

Ce savant ne rapporte, d'ailleurs, aucun essai exécuté en vue 
d'isoler la matière qui jaunit sous l'influence des alcalis, et il ne 
paraît pas soupçonner la part qu'elle prend au changement de cou- 
leur qu'éprouvent les fleurs rouges, roses, violettes ou bleues, de 
la part des mêmes réactifs. 

R. Boyle décrit aussi, comme bien connue de son temps, l'ac- 
tion que l'acide sulfureux exerce sur les matières colorantes des 
fleurs; il cite particulièrement les roses comme pouvant être faci- 
lement décolorées par l'action de ce gaz ; il fait observer, d'ailleurs, 
que l'acide sulfurique, bien loin de décolorer les fleurs, comme le 
fait l'acide sulfureux, avive leur teinte si elle est rouge, et la rend 
rouge si elle est bleue ou violette. 

Les auteurs qui ont écrit postérieurement à R. Boyle, ont presque 
tous répété ce qui se trouve consigné dans son ouvrage, ou l'ont 
peu modifié. 

En 1825, Schiïbler et Franck ont publié un travail assez con- 
sidérable sur la coloration des fleurs (2). 

Ces savants développent, dans leur mémoire, une classification 
des fleurs que De Gandolle avait proposée dès 1805, dans sa Flore 
française. Je vais la rapporter, car j'aurai à rechercher plus tard 
si, dans l'état actuel de la science, elle peut être conservée. 

Les fleurs peuvent être divisées en deux grandes séries : 

1° Celles dont le jaune semble le type, et qui peuvent passer 
au rouge et au blanc, mais jamais au bleu ; 

(1) R. Boyle. Expérimenta et considéra lioncs de floribus. Tom. I, p. 972. 

(2) Unlcrsuchungen ttber die Farben der lilillhen. Tubingen, 1823. 



— 67 — 

2° Celles dont le bleu est le type,etqui peuvent passer aurouge 
et au blanc, mais jamais au jaune. 

La première de ces séries a reçu le nom de série oxydée, et la 
deuxième, celui de série désoxydée. De Gandolle désignait la pre- 
mière sous le nom de Série Xanlhique, et la deuxième souslenom 
de Série Cyanique. 

Schûbler et Franck considèrent le vert des feuilles comme l'état 
d'équilibre intermédiaire entre les deux séries. 

De Candolle représente comme il suit celte distribution des 
fleurs d'après leurs colorations : 

Vert. 



03 1 


Bleu verdâtre. 


03 


Jaune vert. 


lt 


Bleu. 


3 

■ïï4 


Jaune. 


"03 =3 j 


Bleu violet. 
Violet. 


X © 

•■ë ° i 


Jaune orange 
Orange. 


CO O f 


Violet rouge. 


ce 


Orange rouge 



Rouge. 

On voit que les fleurs blanches ne figurent nulle part ; et, en 
effet, De Gandolle admet qu'il n'en existe pas de réellement blan- 
ches ; il rapporte que Redouté, qui s'était acquis une véritable 
réputation dans l'art de peindre les fleurs blanches sur papier 
blanc, avait une méthode fondée sur cette observation : il plaçait 
derrière la fleur blanche qu'il voulait représenter un papier 
identique avec celui sur lequel il allait peindre, et il remarquait 
que la fleur se détachait toujours de ce papier par une teinte 
jaunâtre, bleuâtre ou rougeâire. 

Le mémoire de Schûbler et Franck ne renferme d'ailleurs 
aucune découverte bien caractérisée en ce qui concerne la com- 
position chimique des matières colorantes des fleurs. 

Dans un travail important, publié en 4855 (4), Cl. Marquart a 
décrit avec un soin particulier plusieurs matières colorantes végé- 
tales. Marquart cherche' surtout à établir la liaison qui existe 
entre la chlorophylle et les matières colorantes des fleurs. 

(1) Die Farlen der Blûihen. Bonn, 1835. 



_ 68 - 

D'après ce savant, les fleurs rouges, roses, violettes ou bleues 
devraient leur nuance à une matière qu'il désigne sous le nom 
d'anthocyane. Les teintes si variées qu'on observe dans les diverses 
fleurs qui la contiennent seraient dues au degré plus ou moins 
grand d'acidité des sucs qui agissent sur cette matière, dont la 
nuance est naturellement bleue, mais que les acides font virer au 
rouge et les alcalis au vert. 

Les fleurs jaunes contiendraient une substance différente que 
Marquart appelle anthoxanthine. 

Marquart fait observer que les pétales sont généralement verts 
aussi longtemps qu'ils sont enfermés dans le bouton. Ils contien- 
nent alors de la chlorophylle. Celle-ci se modifie pendant la 
végétation, de manière à produire soit de l'anthocyane, soit de 
l'anthoxanthine. Ces deux matières pourraient d'aiileurs se trans- 
former l'une dans l'autre, en gagnant ou perdant les éléments 
de l'eau. 

Marquart signale aussi l'existence dans les fleurs d'une matière 
qui a la propriété de devenir jaune lorsqu'on fait agir sur elle des 
alcalis. Nous avons vu que ce fait avait été déjà observé par Boyle. 

Parmi les propriétés curieuses que Marquart assigne à l'an- 
thoxanthine, il en est une qui la rapproche de la chlorophylle. 
En effet, l'anthoxanthine se colore en un beau bleu indigo, lors- 
qu'on fait agir sur elle de l'acide sulfurique concentré. Nous 
reviendrons plus loin sur ce rapprochement, et nous l'étudierons 
avec soin. 

M. Hope a publié en 1827 un travail considérable sur les 
matières colorantes végétales (I). Cet habile observateur admet 
qu'il y a dans les végétaux des substances incolores, susceptibles 
de prendre des nuances plus ou moins vives sous Pinfluence des 
acides ou des bases. Il désigne, sous le nom de xanthogène, celle 
dont nous avons déjà signalé à plusieurs reprises l'existence dans 
les fleurs blanches, et qui devient jaune quand on la traite par les 
alcalis. 

Il donne le nom d'érythrogône à une deuxième substance 
incolore, qui serait susceptible d'apparaître avec une nuance rouge 
sous l'influence des acides. 



(1) Observations sur les matières colorées et colorables des plantes. (Journal 
l'Institut, 15 février 1837, p. 59.) 



- 69 - 

Suivant M. Hope, le xanthogène existerait dans presque toutes 
les fleurs-, on le trouverait aussi dans les feuilles de toutes ou 
presque toutes les plantes, où il accompagnerait la chlorophylle. 

D'Ambourney avait 1 , longtemps avant M. Hope , fait une obser- 
vation analogue, et prouvé qu'on peut substituer une multitude de 
plantes à la gaude pour teindre les tissus en jaune. 

M. Hope pense que si l'anthocyane devient verte quand on fait 
agir sur elle des alcalis, au lieu de devenir bleue, c'est parce 
qu'elle est mêlée à du xanthogène qui devient jaune. Le vert 
résulterait dans cette circonstance du mélange du bleu de la 
cyanine avec le jaune produit parle xanthogène. Toutes les fleurs 
blanches que M. Hope a examinées contenaient du xanthogène 
sans érythrogène. 

Les fleurs jaunes contenaient aussi du xanthogène, mais aucune 
d'elles ne contenait d'érythrogène. 

Les fleurs rouges contiennent à la fois, et en abondance, du 
xanthogène et de l'érythrogène. 11 en est de même des fleurs 
pourpres. 

Les autres parties des plantes, calices, bractées, feuilles 
colorées, surface des racines, contiennent des matières colorées 
ou colorables analogues à celles qu'on trouve dans les fleurs. 

M. Hope admet, avec la plupart des auteurs qui l'ont précédé, 
que les matières colorées les plus brillantes qu'on trouve dans les 
fleurs et dans les fruits peuvent prendre naissance à l'abri de la 
lumière, mais qu'il n'en est pas de même pour la chlorophylle. 

M. de Humboldt avait déjà exprimé celte manière de voir ; i] 
avait conclu de ses recherches que les couleurs des fleurs pou- 
vaient prendre naissance à l'abri de la lumière, et que leur for- 
mation semblait dépendre de la quantité d'oxygène absorbé par 
les fleurs. Voici comment il s'exprimait à égard : 

Hinc sequitur flores vegetabilium nullo solis radio collustratas 
variis coloribus tingi posse, qui non a lamine, sed (ut métallo, 
oxydata et fungi demonstrant) , ah oxygenis copia pendere 
videntur (1). 

Nous verrons plus tard que la lumière joue, au moins dans 
certains cas, un rôle bien réel dans la formation des matières 
colorantes autres que la chlorophylle. 

(1) A-phorUmi ex doclrina -phxjs. ch. plantarum. Berolini, 1793, p. 181. 



— 70 — 

En 1849, M. Mo rot a publié un grand travail sur les matières 
colorantes des feuilles et des fleurs. 11 a étudié la matière jaune 
des fleurs du Narcissus pseudonarcissus, mais il n'en a pas fait 
l'analyse, et ne lui a assigné aucun caractère particulier qui puisse 
la faire distinguer de celles qu'on trouve dans la plupart des fleurs 
jaunes. 

Le même savant a étudié la matière colorante des fleurs des 
bleuets, et il a observé que si l'on plonge ces fleurs dans de l'éther, 
on voit au bout d'un ou deux jours tomber au fond du vase qui 
les renferme des gouttelettes d'un bleu foncé. Si l'on décante, et 
qu'en môme temps on presse les fleurs dans un linge fin, on 
obtient une liqueur d'un bleu superbe surmontée par l'éther, 
d'une couleur jaunâtre. La dissolution aqueuse de la matière 
colorante se trouve ainsi rejetée hors des cellules qui la contenaient 
par simple endosmose. 

On peut aussi dissoudre la matière colorante bleue en épuisant 
les pétales par de l'eau. Lorsqu'on verse de l'alcool dans la dissolu- 
lion bleue obtenue par l'un ou l'autre des procédés dont nous 
venons de parler, il se forme, dès que la liqueur est suffisamment 
concentrée, des flocons bleus qui tombent au fond du liquide, et 
ce dernier se colore en rouge violet. Si, après avoir recueilli ces 
flocons sur un filtre, on les fait sécher à 100 degrés, on obtient 
une substance qui a l'aspect de l'indigo en pain, et qu'on peut 
réduire en une poudre d'un beau bleu. 

M. Morot a fait l'analyse de cette substance, et a constaté qu'elle 
est très riche en oxygène et qu'elle renferme de l'azote. 

M. Morot pense, comme Marquart, que les fleurs bleues des 
diverses plantes sont colorées par une même matière. 

MM. Frémy etCloëz'ont aussi fait des recherches sur les matières 
colorantes des fleurs (1). Ces sav.ants ont étudié plus particulière- 
ment les fleurs rouges, roses, violettes ou bleues et les fleurs 
jaunes. Ils ne paraissent pas s'être préoccupés de la matière qui 
jaunit au contact des alcalis, et qui, d'après Marquart et M. Ilope, 
existe non-seulement dans les fleurs blanches, mais aussi dans 
presque toutes les autres fleurs ; ils admettent d'ailleurs, comme 
tous les auteurs précédents, que la coloration des fleurs rouges, 
roses, violettes ou bleues, est produite par une même matière qu'ils 

(1) Journal de Chimie et de Pharmacie, tom. XXV, p. 249. 



nomment cyanine. Ils indiquent dans les fleurs jaunes l'existence 
de deux principes immédiats, distincts, qu'ils désignent sous les 
noms de xanthine et de xanthéine. 

La cyanine est incristallisable, soluble clans l'eau et dans l'al- 
cool, insoluble dans l'éther. Les acides ou les sels acides la colo- 
rent en rouge -, les alcalis lui communiquent, comme on le sait, 
une couleur verte (4). La cyanine paraît se comporter comme un 
acide, ou du moins elle forme avec la chaux, la baryte, l'oxyde 
de plomb, des composés qui- sont insolubles dans l'eau. 

Les corps avides d'oxygène, tels que l'acide sulfureux, Y acide 
phosphoreux, l'alcool agissent sur elle en la décolorant ; elle 
reprend sa coloration sous l'influence de l'oxygène. 

D'après MM. Frémy et Cloëz, les propriétés des matières colo- 
rantes jaunes sont les suivantes : 

La xanthine est incristallisable, elle présente les propriétés géné- 
rales des résines; elle est insoluble dans l'alcool froid, dans l'eau, 
soluble dans l'alcool bouillant, peu soluble dans l'éther. 

La xanthéine se dissout dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther; 
elle ne cristallise dans aucun de ces dissolvants. Les alcalis lui 
communiquent une coloration brune très riche. Son pouvoir tinc- 
torial est considérable; elle produit sur les différents tissus des 
tons jaunes qui ne manquent pas de vivacité. Les acides font dis- 
paraître la coloration brune qui s'était manifestée par l'action des 
alcalis. La xanthéine forme des laqués jaunes ou brunes insolubles. 
MM. Frémy et Cloëz n'affirment pas que ces trois matières soient 
les seules qui colorent toutes les fleurs. 

M. Martins s'est aussi occupé des matières colorantes des 
fleurs (2). 11 admet qu'il y a deux matières colorantes rouges bien 
distinctes, et il les désigne sous les noms de rouge Cyanique et de 
rouge Xanthique. 

Les fleurs colorées par le rouge Xanthique ne seraient pas, 
d'après ce savant, susceptibles de passer au bleu. M. Martins 
signale, dans les feuilles et dans les fleurs, l'existence d'une 
matière extractivequi prend une teinte jaune au contact des alcalis. 

(1) Gomme on le voit, MM. Frémy et Cloëz ne tiennent aucun compte de 
l'existence de la matière qui se colore en jaune au contact des alsalis et con- 
tribue, d'après Marquart, Meyen, M. Hope, etc , à donner une couleur verte 
à la Cyanine., qui serait naturellement bleue. 

(2) Mémoires de l'Académie royale de Belgique, février 1853 



— 72 — 

(Nous avons déjà vu que cette matière avait clé signalée, avant 
lui, par Boyle, Marquart et M. Hope.) 

En comparant les divers travaux que je viens de résumer, on ne 
peut s'empêcher d'être frappé de ce fait : que les résultats annon- 
cés par certains auteurs sont en opposition avec ceux qui ont été 
annoncés par d'autres. 

Les uns (Marquart, MM. Frémy et Cloëz) attribuent la coloration 
des fleurs rouges, roses ou bleues, à une même matière, la Cya- 
nine; d'autres (M. Martins) admettent un rouge cyanique et un 
rouge Xanthique. D'après les uns la cyanine devient verte au con- 
tact des alcalis (R. Boyle, Frémy et Cloëz); d'après d'autres, 
(Wigaud, Wiesner, M. Hope) , elle devient blême, mais il existe 
à côté d'elle une substance qui a la propriété de jaunir sous l'in- 
fluence des alcalis, et le vert provient du mélange du bleu de la 
cyanine avec le jaune dont nous venons de parler. 

La substance qui devient jaune est, suivant certains auteurs, 
comparable à une résine 5 d'autres la considèrent comme une ma- 
tière extractive ; d'autres enfin la rapprochent du tannin, et lui 
donnent le nom de Tannin vert. (Tannin colorant en vert les sels 
de fer). 

Berzélius se demande si la matière qui colore les fleurs rouges 
ne serait pas analogue à rhématine; il constate qu'elles devien- 
nent bleues sous l'influence des alcalis, tandis que les fleurs roses, 
rouges ou violettes, deviennent vertes. 

M. Hope admet, non-seulement des matières colorées, mais aussi 
des matières blanches colorables par les acides ou par les alcalis 
(Erythrogène, Xanthogène). 

ïl m'a paru nécessaire de discuter ces diverses manières de 
voir, de les rapprocher les unes des autres, et de faire de nou- 
velles expériences pour montrer la cause du désaccord qui existe 
sur certains points entre les chimistes, afin de faire disparaître 
l'incertitude qui pèse sur divers points de l'étude des matières 
colorantes des fleurs. 

J'arrive maintenant à l'exposé des recherches qui me sont 
propres. 

1° DES FLEURS BLANCHES. 

S'il est vrai, comme l'affirment divers auteurs, que la subs- 
tance qui communique aux fleurs blanches la propriété de prendre 



— 73 — 

une teinte jaune quand on les soumet à l'action des alcalis existe 
dans les fleurs colorées, il est important de chercher à l'isoler et 
de tâcher de bien connaître sa nature et ses propriétés ; et il semble 
naturel de préférer pour sa préparation les fleurs blanches, dans 
lesquelles on peut espérer de la trouver sinon plus abondante au 
moins plus facile à purifier. Presque toutes les fleurs blanches 
contiennent cette matière, mais il en est où elle existe en propor- 
tion plus forte-, d'autres n'en renferment que des traces. 

Les roses blanches, et en particulier les variétés qui ont une 
teinte jaune a peine perceptible, conviennent très bien pour cette 
recherche. En les épuisant par de l'éther, on leur enlève à la fois 
la matière qui nous occupe et une substance grasse qui a toutes 
les apparences de la cire. On peut ensuite distiller la solution 
éthérée au bain marie et reprendre le résidu par de l'alcool à 50°, 
qui ne dissout que des traces de cire et dissout, au contraire, fort 
bien le produit qu'on veut isoler. On verse ensuite de l'acétate de 
plomb dans la liqueur alcoolique, et on obtient une laque d'un 
beau jaune qu'on soumet à des lavages multipliés avec de l'alcool. 
Puis on décompose cette laque par un courant d'acide sulfy- 
drique ; après l'avoir délayée dans de l'alcool que l'on porte à l'ébul- 
lilion, la liqueur alcoolique est filtrée ensuite, et elle laisse déposer 
pendant le refroidissement, si elle est assez concentrée, une partie 
de la substance jaune ; si elle n'est pas assez concentrée, on peut 
distiller la majeure partie du liquide et donner ainsi au résidu un 
degré de concentration convenable. 

L'expérience réussit tout aussi bien, si ce n'est mieux, quand 
on substitue l'eau bouillante acidulée par l'acide acétique à l'al- 
cool. 

La substance ainsi préparée cristallise en petites aiguilles très 
fines, qui ne sont visibles qu'au moyen d'une forte loupe; mais 
elle est très franchement cristallisée. Toutefois elle ne se présente 
dans cet état que lorsqu'elle est sensiblement pure, et, si elle n'af- 
fectait pas la forme cristalline, il faudrait la redissoudre dans de 
l'eau bouillante acidulée par l'acide acétique, la précipiter une 
deuxième fois par l'acétate de plomb, décomposer la laque de 
plomb par l'acide sulfydrique et faire cristalliser, comme nous 
venons de le dire. 

Ainsi préparée, cette substance est d'un jaune-clair, cristallisée 
en petites aiguilles très fines. Soumise à l'action de la chaleur, elle 



se volatilise en partie et se décompose en partie. Elle est à peine 
soluble dans l'eau pure, plus solubledans l'eau acidulée par l'acide 
acétique, très soluble dans l'alcool et dans l'élher. Ses solutions 
sont légèrement colorées en jaune, mais elles prennent une cou- 
leur jaune très vive* quand on y verse une substance à réaction 
alcaline. L'acide cblorhydrique concentré dissout cette matière et 
la solution qu'il produit est colorée en un beau jaune d'or; elle 
devient absolument incolore, si l'on y ajoute dix à douze fois son 
volume d'eau. 

Les dissolutions de la substance qui nous occupe donnent, avec 
les sels de fer, un précipité de couleur vert bouteille -, elles pré- 
cipitent la gélatine, comme le fait le tannin. Les acides minéraux 
étendus dédoublent à chaud cette matière en sucre et en une sub- 
stance qui a toutes les propriétés de l'acide quercétique. L'analyse 
montre en effet que la matière jaune contenue dans les roses 
blanches est du quercitrin. La substance qu'on retire par le même 
procédé des autres fleurs blanches est, dans la majeure partie des 
cas, du quercitrin ; toutefois, je n'oserais pas affirmer que cer- 
taines fleurs blanches ne contiennent pas d'autre principe immé- 
diat que le quercitrin, car il en est , tels que la lutéoline, qui 
sont très voisins du quercitrin, et pourraient fort bien exister dans 
quelques fleurs en môme temps que lui, et peut-être aussi en 
même temps que d'autres snbstances qui s'eu rapprochent par 
eurs propriétés et leur composition. 

Quoi qu'il en soit, nous pouvons dès à présent substituer aux 
notions vagues et incertaines que nous possédions sur la nature 
de la substance à laquelle les fleurs blanches doivent la propriété 
de jaunir au contact des alcalis, une notion précise. C'est un prin- 
cipe immédiat, défini, cristallisable, appartenant au groupe des 
glucosides, et c'est du quercitrin dans la majeure partie des cas. 

Il est extrêmement facile de teindre des tissus de fil ou de coton 
en jaune très vif et très solide au moyen de la matière colorante 
extraite des fleurs blanches. 

L'existence du quercitrin daus certaines fleurs a été signalée 
dans ces dernières années ; on l'a trouvé dans les fleurs du 
marronnier d'Inde, dans celles du Capparis spinosa, dans celles 
de la gaude ; mais on était loin de penser que ce principe immédiat 
fût répandu dans presque toutes les fleurs. 

Les feuilles des végétaux contiennent aussi des quantités plus ou 



— jo — 

moins notables de quercitrin ; aussi fournissent-elles, lorsqu'on 
les épuise par l'eau bouillante, des décodés avec lesquels on peut 
teindre en jaune, comme avec la gaude. Ce fait curieux avait été 
depuis longtemps signalé par Dambourney (1). 

2° DES FLEURS ROUGES, ROSES, BLEUES OU VIOLETTES. 

Il est une multitude de fleurs rouges qui prennent une couleur 
d'un bleu violacé très pur, sans la moindre nuance verte lorsqu'on 
les soumet à l'action des alcalis. Je n'en citerai qu'un petit nom- 
bre, en les choisissant parmi les plus répandues. Telles sont celles 
de coquelicot, de pelargonium zonale, de Salvia splcndens. 

Si l'on traite ces fleurs par de l'élher, on ne leur enlève pas la 
moindre trace de quercitrin. Toutefois, la matière colorante rouge 
qu'elles renferment ne diffère pas de celle qui existe dans les 
fleurs roses, bleues ou violettes. C'est toujours de la cyanine, 
mais de la cyanine beaucoup plus pure. 

Cependant il est des fleurs rouges qui se colorent en vert ou en 
brun verdâtre quand on fait agir sur elles des alcalis. Cette diffé- 
rence peut tenir à deux causes parfaitement distinctes : tantôt la 
fleur contient du quercitrin qui devient jaune sous l'influence de 
la substance alcaline en même temps que la cyanine devient 
bleue, et le mélange produit le vert. Dans ce cas, il suffit de 
traiter les pétales par de l'élher pour en retirer du quercitrin. La 
cyanine étant insoluble dans l'élher, l'opération ne présente 
aucune difficulté. C'est ainsi qu'en traitant par de l'élher des 
roses rouges de Provins, on obtient une teinture colorée en un 
beau jaune, tandis que les pétales conservent leur couleur rouge. 
Les pétales, bien épuisées par l'éther, peuvent ensuite être traités 
par l'eau, qui dissout la cyanine, et donne une solution colorée 
en rouge plus ou moins foncé, dont les acides avivent beaucoup 
la teinte et qui vire au violet quand on y verse un alcali. Ce cas 
est le plus ordinaire. Tantôt au contraire la cyanine est associée 
ou superposée à une matière colorante jaune altérable ou non par 
les alcalis, et la nuance verte ou brune que prend la fleur dépend 



(1) Histoire des plantes qui servent à la teinture. t793. Recueil de procédés 
et expériences sur les teintures solides que nos végétaux indigènes communiquent 
aux laines et aux lainages. 



/u 



soit de la persistance de la matière jaune qui ajoute sa teinte à 
celle de la cyanine devenue bleue, soit du changement de couleur 
qu'éprouve la matière jaune quand on la traite par un alcali. 

Les expériences suivantes mettent ce fait en évidence : Si l'on 
trempe une fleur rouge de Pelargonium zonale dans de l'éther 
chargé d'acide sulfureux, elle devient blanche ; mais si l'on opère 
de môme sur certaines anémones à fleurs rouges, elles deviennent 
jaunes. En effet, l'acide sulfureux décolore la cyanine, mais il est 
sans action sur la xanthine. On voit aussi clairement que certaines 
fleurs ne sont rouges qu'à la surface, et qu'au-dessous de la 
cyanine sont des cellules qui contiennent la matière colorante 
jaune connue sous le nom de xanthine. Certaines variétés de 
zinnia se prêtent bien à cette expérience. 

Dans un petit nombre de cas, ce n'est pas de la xanthine, mais 
bien de la xanthéine qui se trouve au-dessous de la cyauine. C'est 
ce qui a lieu pour les dahlias. En plongeant un dahlia rouge dans de 
l'éther chargé d'acide sulfureux, on le voit se transformer sur-le- 
champ en un dahlia d'un jaune très franc et très vif. Si Ton épuise 
la fleur de dahlia rouge par l'éther, on en retire de la xanthéine 
et du quercitrin, que leur inégale solubilité dans l'eau permet de 
séparer ensuite. 

Ce que je viens de dire à propos des fleurs rouges, s'applique 
parfaitement aux fleurs roses, violettes ou bleues. La matière qui 
les colore est, en général, de la cyanine, et ses propriétés sont les 
mômes, quelle que soit la fleur qui a servi à sa préparation, si 
l'on a eu soin de la séparer des autres matières colorées ou 
colorables qui lui sont associées dans certaines fleurs. 

Je n'admets donc pas le rouge cyanique et le rouge xanthique 
de M. Marlens. 

Il est cependant des fleurs rouges qui sont colorées par une 
substance différente de la cyanine. Telles sont celles des aloès. La 
matière colorante rouge des aloès ne change de nuance ni par son 
mélange avec les acides, ni par son mélange avec les alcalis 5 elle 
est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool, même à 
froid, à peine soluble dans l'éther. Les acides organiques la pré- 
cipitent de sps dissolutions, et elle peut se fixer sur les tissus 
comme la carlhamine, avec laquelle elle a de l'analogie. Je n'ai 
jamais eu à ma disposition assez de fleurs d'aloès pour bien 
étudier cette matière. 



- 77 — 

Ce qui précède suHit pour expliquer la coloration en vert ou en 
brun que prennent les fleurs rouges, roses, violettes ou bleues par 
les alcalis. 

N'ayant pas pu obtenir la cyanine à l'état cristallisé, et consti- 
tuant un principe immédiat bien défini, j'aurai maintenant peu 
de chose à ajouter relativement à cette substance; cependant je 
vais signaler quelques observations assez curieuses que j'ai eu 
occasion de faire dans le cours de mes recherches. 

Voulant me rendre compte de l'action de l'acide sulfureux sur 
la cyanine, et savoir si cet acide, lorsqu'il décolore une fleur, agit 
sur la matière colorante en vertu de son pouvoir réducteur. J'ai 
cherché si d'autres acides, qui sont des réducteurs tout aussi 
puissants que l'acide sulfureux, agiraient comme lui. J'ai, dans ce 
but, fait agir sur la cyanine de l'acide phosphoreux très pur, et 
je n'ai pu obtenir la moindre décoloration. 

L'acide sulfureux n'agit donc pas comme réducteur; il forme 
purement et simplement un composé incolore en s'unissant à une 
matière colorée. 

L'alcool paraît avoir une action analogue, quoique moins pro- 
noncée, car il est facile d'obtenir des dissolutions de cyanine inco- 
lores, ou à peine colorées, en faisant macérer des pétales de roses 
rouges ou de pelargonium en petite quantité dans de l'alcool. Ces 
dissolutions prennent une couleur d'un beau rouge quand on les 
acidulé par un peu d'acide chlorhydrique ou d'acide sulfurique, et 
une belle couleur d'un bleu violacé quand on y ajoute un léger 
excès d'ammoniaque. Bertholet avait observé et signalé ce fait dans 
son Traité sur l'art de la teinture. 

En examinant la manière d'agir des acides et des bases sur la 
matière colorante des fleurs de coquelicot, j'ai été conduit à faire 
une observation curieuse, dont il ne m'est pas possible de donner 
actuellement une explication satisfaisante. 

Si l'on plonge une fleur de coquelicot dans de l'éther légèrement 
ammoniacal, on la voit prendre une belle couleur violette; mais 
si au lieu d'opérer sur la fleur elle-même, on opère sur une infu- 
sion aqueuse des pétales, l'ammoniaque fait prendre au liquide 
une coloration jaune-verdâtre. 11 en est tout autrement dans le cas 
où l'on commence par aciduler la solution ; elle prend alors une 
nuance rouge très vive, et si on y ajoute un léger excès d'ammonia- 
que, elle devient d'un beau violet. 11 semble que le contact préa- 



— 78 — 

lahle de l'acide oit détruit ou précipite la matière qui jaunit sous 
l'influence des alcalis. 

La cyanine est naturellement bleue, et elle reste bleue en pré- 
sence d'un léger excès de base forte, cependant elle s'altère lente- 
ment, absorbe l'oxygène de l'air et perd, au bout d'un temps plus 
ou moins long, sa belle couleur. L'altération est plus rapide quand 
on ajoute à une solution alcoolique de cyanine un grand excès d'am- 
moniaque. Dans ce cas, la solution devient immédiatement jaunâtre, 
l'oxigène de l'air est absorbé rapidement et la cyanine est détruite 
au bout d'un temps assez court; mais si l'on sature avec précau- 
tion et graduellement la liqueur jaunâtre aussitôt, après l'avoir pré- 
parée, on voit la teinte violette reparaître sous l'influence de l'acide 
à mesure qu'on approche de la neutralisation. L'intensité de la colo- 
ration est à son maximum quand la neutralité est parfaite; un 
excès d'acide rétablit la couleur rouge. Cette expérience est assez 
curieuse, puisqu'elle permet de rétablir au moyen d'un acide la 
couleur bleue de la cyanine. 

Nous avons parlé plus haut de l'action des corps réducteurs sur 
la cyanine, et nous avons montré que l'acide phosphoreux ne la 
décolore pas. 11 en est autrement des corps comburants. Si, par 
exemple, après avoir fortement acidulé une dissolution de cyanine 
par de l'acide chlorhydrique pur, on y verse un peu de perman- 
ganate de potasse, on voit la liqueur se décolorer à l'instant. 

Les taches brunes qu'on remarque sur les feuilles de certains 
végétaux sont formées par de la cyanine ; c'est cette môme matière 
qui colore, tantôt en rouge tantôt en violet, les feuilles d'un grand 
nombre de plantes (Coleus, Alriplex, etc.). On peut s'en assurer 
au moyen de l'éther, chargé d'acide sulfureux, qui décolore la 
cyanine et laisse apparaître la chlorcphille qui est au-dessous quand 
il s'agit d'une feuille jeune et vigoureuse; au contraire, les feuilles 
qui ont parcouru toutes les périodes de leur développement, et 
sont au moment de se détacher de la plante, ne contiennent pas 
de chlorophylle, et lorsqu'on fait disparaître, au moyen de l'acide 
sulfureux, leur colora-lion rouge, on voit qu'elles sont colorées en 
jaune, comme la plupart des feuilles d'automne (Gralocgus, Glabra, 
Rhus, Bcrberis, etc.). 

En traitant de l'action de la lumière sur les matières colorantes, 
j'ai rapporté plus haut l'opinion de Humbold, qui considère l'action 
de la lumière comme inutile à la production des couleurs, et fait 



— 79 - 

jouer, ou contraire, un rôle important à l'oxigène. Il est cependant 
des cas où l'action de la lumière es.t incontestablement nécessaire 
pour déterminer la formation de la couleur rouge sur les feuilles. 

En examinant certains arbustes (Mabonia, Berberis) dont les 
feuilles se colorent en rouge, soit au printemps, soit à l'automne, 
on voit souvent une feuille dont la face supérieure est recouverte à 
moitié par une autre feuille, ne se colorer en rouge que dans la 
partie qui est exposée à l'action de la lumière et rester soit verte, 
soit jaune, dans la partie qui est abritée. On sait d'ailleurs, depuis 
longtemps, qu'il est possible, et même facile, d'empêcher la pro- 
duction de la couleur rouge a la surface de certains fruits en la 
préservant du contact direct des rayons lumineux. 

S'il est généralement vrai que c'est la cyanine qui colore les feuilles 
en rouge, en violet ou en brun, il y a pourtant des cas où d'autres 
matières colorantes se développent sur les feuilles, et je signalerai 
la matière qui colore en rouge très vif les feuilles de l'amaranthus 
tricolor comme se distinguant de la cyanine par son insolubilité 
dans l'alcool, par la propriété de ne pas devenir bleue au contact 
des alcalis, et par la résistance qu'elle oppose à la décoloration par 
l'acide sulfureux. Cette décoloration n'a lieu qu'après plusieurs 
heures de contact. 

5° DES FLEURS JAUNES. 

J'ai déjà parlé des matières colorantes qui existent dans les fleurs 
jaunes, et j'ai dit qu'on en avait signalé deux comme très répandues. 
L'une d'elles a reçu le nom de Xanthine, et l'autre celui de Xan- 
théine. Ces deux matières se trouvent tantôt seules, tantôt réunies 
dans une même fleur; assez souvent elles sont associées à du quer- 
citrin, et il n'est pas rare de les trouver aussi associées à de la 
cyanine. Dans ce dernier cas, la cyanine recouvre toujours la 
Xanthine ou la Xanthéine. 

Indépendamment des substances que je viens de signaler, on 
trouve dans certaines fleurs des matières colorantes jaunes, qui 
n'ont pas été indiquées antérieurement à mes recherches. C'est 
ainsi que j'ai fait connaître, il y a quelques années, l'existence 
d'une matière colorante particulière dans les fleurs du crocus 
luteus et dans les parties colorées en jaune des fleurs des autres 
crocus. Ces trois matières sont très faciles à distinguer les unes des 
autres, car l'une d'elles éprouve un changement très remarquable 



— 80 - 

quand on la soumet à l'action des acides minéraux énergiques 
(Xanthine) ; une deuxième n'éprouve pas de changement appré- 
ciable sous l'influence des acides , mais change complètement 
de nuance sous l'influence des alcalis (xanthéine), enfin, la troi- 
sième semble n'éprouver aucune action, soit de la part des acides, 
soit de la part des alcalis. Nous allons les décrire successivement. 



1° DE LA XANTHINE. 



La xanthine existe non seulement dans une multitude de fleurs, 
mais aussi dans la chair de certains fruits ; on la trouve presque 
pure dans le potiron jaune et dans quelques courges. Vue au 
microscope, elle apparaît dans les cellules des potirons sous la 
forme de petits amas granuleux, assez analogues à ceux que pro- 
duit la chlorophylle dans les parties vertes des plantes. Elle 
existe au contraire, en général, dans les fleurs à l'état gélatineux. 
Un examen attentif permet d'ailleurs de constater que les granules 
qui accompagnent la xanthine dans le tissu des courges sont indé- 
pendants de la matière colorante, car on peut dissoudre cette 
dernière par de l'éther et laisser les granules intacts. 

La xanthine est solide, molle, sa couleur est d'un jaune tirant 
sur l'orangé très foncé ; elle n'est ni cristallisable ni volatile ; elle 
est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, dans l'éther, dans 
le sulfure de carbone, dans les huiles grasses. L'acide acétique 
cris'allisable la dissout très bien. Les acides organiques ne l'altè- 
rent pas, mais certains acides inorganiques lui font subir une 
transformation des plus curieuses. 

L'acide azotique la colore en bleu, mais la belle couleur bleue 
qu'il produit disparaît presque aussitôt, pour faire place à une 
teinte rougeatre d'abord et d'un brun rougeâtre ensuite. 

L'acide sulfurique la transforme aussi en une matière bleue, 
mais la couleur bleue ne se conserve guère mieux que lorsqu'on 
a fait agir l'acide azotique. 

L'acide chlorhydrique réussit mieux, car il transforme la xanthine 
en une matière d'un beau bleu indigo, qui peut être conservée 
pendant plusieurs jours. 

Marquart avait indiqué dans son mémoire l'action de l'acide 
sulfurique sur la xanthine, et il avait rapproché cette transfor- 



— 81 - 

mation de celle qu'éprouve la chlorophylle quand on la traite par 
le même réactif. En effet, la chlorophylle se colore aussi en hleu 
indigo sous l'influence des acides que je viens d'énumérer. Dans 
la majeure partie des cas, la substance qui colore les fleurs en 
jaune prend une belle couleur verte quand on verse une dose un 
peu forte d'acide chlorhydrique pur et concentré dans sa solution 
alcoolique ; mais si l'on abandonne la liqueur verteau repos, on voit 
au bout de quelque temps des flocons jaunes nager dans un liquide 
bleu; il suffit alors de jeter le tout sur un filtre pour obtenir une 
liqueur filtrée d'une couleur bleue indigo magnifique et retenir sur 
le papier la matière jaune. Cette matière jaune est d'ailleurs facile à 
purifier par quelques lavages exécutés avec de l'alcool faible , on 
peut la dissoudre ensuite dans de l'alcool à 85 degrés, et constater 
qu'elle ne subit aucun changement de nuance quand on mêle à sa 
solution de fortes doses d'acide chlorhydrique ; mais si au contraire 
on fait agir sur elle, surtout à chaud, un alcali caustique, et si, 
après avoir fait évaporer la liqueur à siccité, on isole la matière 
colorante par de l'élher, on peut constater que les acides la trans- 
forment en une matière bleue. 

Il y a donc dans la plupart des fleurs jaunes deux matières dis- 
tinctes, dont l'une a la propriété de se colorer en bleu quand on 
mêle à ses solutions de l'acide chlorhydrique, tandis que l'autre 
n'a pas cette propriété, mais peut l'acquérir en s'oxydant au 
contact de l'air sous l'influence d'un alcali. Ces deux matières 
sont faciles à séparer l'une de l'autre par le procédé que j'ai décrit 
tout à l'heure ; on peut aussi les séparer en agitant avec de l'éther 
la liqueur colorée en vert qui résulte du mélange de l'acide 
chlorhydrique avec la solution jaune. L'éther vient nager à la 
surface et tient en dissolution la substance jaune, tandis que la 
couche inférieure du liquide est d'un bleu pur. 

Il est impossible de ne pas être frappé de l'analogie qui existe 
entre ces réactions et celles que M. Frémy a produites en faisant 
agir sur des solutions alcooliques de chlorophylle de l'éther chargé 
d'acide chlorhydrique. J'ai démontré dans un premier mémoire 
qu'on peut en effet extraire de la matière verte des plantes deux 
substances jaunes qui se comportent avec les réactifs exactement 
comme celles qu'on retire des fleurs. 

La matière que les acides colorent en bleu dérive, par oxydation, 
de celle qui n'a pas cette propriété. 



Il suffit do saturer l'acide qui a produit la couleur bleue pour 
faire disparaître cette dernière et obtenir une solution jaune. La 
même chose a lieu quand il s'agit du bleu provenant de la chlo- 
rophylle. Ce bleu est évidemment un produit artificiel, et nulle- 
ment l'un des éléments delà chlorophylle. 

Si l'on expose une dissolution de xanthine à l'action des rayons 
solaires, elle perd, au bout de quelques heures, la propriété de 
devenir bleue quand on la môle avec des acides. 

La matière colorante jaune des œufs se comporte avec les acides 
absolument comme la xanthine. 

La matière jaune qu'on extrait des parties vertes des plantes et 
la xanthine sont-elles identiques? 

Il est difficile de résoudre cette question, car la xanthine n'est 
pas cristallisable ou, du moins, je n'ai pas pu l'obtenir jusqu'à ce 
jour à l'état cristallisé. 

M. Frémy a obtenu, il est vrai, en agissant sur la chlorophylle, 
une substance cristallisée de couleur jaune qui prend, sous l'in- 
fluence des acides, une belle couleur bleue, mais il n'a pas donné 
dans son mémoire des détails assez circonstanciés sur la manière 
d'opérer pour obtenir ce produit, et je n'ai pas pu réussir à me le 
procurer en faisant agir de la baryte soit sur la xanthine des 
fleurs, soit sur la chlorophylle. Je ne suis donc pas en mesure de 
me prononcer sur ce point; toutefois en examinant la matière jaune 
extraite de la chlorophylle, j'ai toujours trouvé qu'elle contenait un 
peu d'azote, tandis que la xanthine des fleurs n'en contient pas, 
mais il serait possible que la matière jaune, extraite de la chloro- 
phylle, eût entraîné avec elle un peu de la substance brune, riche 
on azote que les acides permettent de séparer de la matière verte 
des plantes. C'est un point que je me propose de vérifier. 

L'acide sulfureux n'exerce pas d'action appréciable sur la xan- 
thine, mais un mélange d'acide chlorhydrique et de permanganate 
de potasse la décolore sur-le-champ. 

La xanthine est la moins altérable de toutes les matières colo- 
rantes jaunes des végétaux -, aussi est-il facile de conserver à l'état 
frais, pendant des années entières, des fleurs colorées par cette 
substance, soit en les enfermant dans des tubes de verre qu'on 
scelle a la lampe, soit on les plongeant dans des dissolutions très 
faibles de sulfate de cuivre ou de sulfate de zinc. Je possède, 
depuis six ans, dans mon laboratoire, un pied de Ficarla ranun- 



- 83 - 

culoules tout entier, y compris ses racines, et la plante a conservé 
ses formes et sa couleur primitive. Un millième de sulfate de 
cuivre suffit pour donner à l'eau la propriété de conserver ainsi ces 
plantes. 

DE LA XANTHÉINE 

MM. Frémy et Cloëz ont désigné sous le nom de Xanthéine, 
une matière qu'on trouve dans les pétales des Dahlias à fleurs 
jaunes. 

La Xanthéine se distingue de la Xanthine par sa solubilité dans 
l'eau, par la propriété qu'elle a de prendre, sous l'influence des 
bases fortes, une couleur brun-rougeâtre très intense. Les acides 
ne lui communiquent pas la moindre coloration bleue ou verte. 

La xanthéine existe dans une multitude de fleurs où elle n'a 
pas été signalée ; elle y est tantôt seule, tantôt associée à de la 
xanthine. On la trouve dans plusieurs plantes de la famille des 
synanthérées, et surtout dans celles du genre elychrysum. J'ai 
constaté son existence dans les fleurs de Yhelianthus orgyalis, où 
elle forme une couche très mince à la surface de la fleur qu'elle 
ne recouvre pas en entier. Il en résulte que lorsqu'on plonge une 
de ces fleurs dans de l'éther chargé d'ammoniaque, la xanthéine 
qui recouvre les deux tiers environ de la surface des pélales devient 
rouge, tandis que la xanthine qui colore seule le reste de la fleur ne 
change pas de couleur. 

Les fleurs de coréopsis sont aussi colorées par de la xanthéine, 
et celles du coréopsis ferulœfolia contiennent à la fois de la 
xanthine et de la xanthéine; quand on plonge une de ses fleurs, 
qui paraît uniformément jaune, dans de l'éther ammoniacal, on 
voit une étoile rouge se détacher au milieu de la fleur dont le tiers 
extérieur environ des pétales reste jaune, tandis que les deux tiers 
intérieurs changent de nuance. La xanthéine est ici superposée à 
la xanthine. L'expérience est d'une beauté saisissante. Plusieurs 
anthirhinum contiennent aussi de la xanthéine. 

Dans les Dahlias rouges, ainsi que je l'ai dit au commencement 
de ce mémoire, la xanthéine est recouverte par de la cyanine, et 
il est facile de le démontrer, ainsi que je l'ai déjà dit en plongeant 
un dahlia rouge dans de l'éther chargé d'acide sulfureux, quelques 
secondes suffisent pour en faire un beau dahlia jaune. L'expérience 
est très brillante, et peut aisément être faite dans une leçon publi- 



- 84 — 

que. En traitant les pétales secs de Dahlias rouges par de l'élher 
on dissout la xanthéine, et la cyanine reste dans le résidu. 

Les Dahlias rouges offrent, d'ailleurs, un sujet d'études fort 
intéressant, car ils ne contiennent pas moins de quatre matières 
colorantes distinctes; on y trouve, en effet, de la cyanine, du quer- 
citrin, de la xanthéine et une autre matière jaune qui n'est pas 
sans analogie avec celle que j'ai signalée comme existant dans 
les fleurs du genre crocus. 

Si après avoir épuisé des pétales de Dahlias rouges par de l'éther 
on les traite par de l'eau distillée ou par de l'alcool, on leur enlève 
de la cyanine, facile à reconnaître à tous les caractères que nous 
avons déjà décrits. 

La dissolution éthérée laisse pour résidu, quand on la fait éva- 
porer, les trois autres matières. 

En traitant ce résidu par de Tenu distillée froide, on dissout les 
deux matières colorantes jaunes, et le quercitrin reste presque en 
entier avec la matière grasse que l'élher a laissé déposer. Si l'on 
verse dans la dissolution aqueuse de l'acétate de plomb, goutte 
à goutte, on voit se produire un précipité rougeâtre, qui se dépose 
assez facilement, mais il arrive un moment où /a couleur du pré- 
cipité tend à devenir un peu jaune; il faut alors filtrer la liqueur, 
pour recueillir le précipité qui contient la xanthéine combinée 
avec de l'oxyde de plomb. En ajoutant à la liqueur filtrée un peu 
d'ammoniaque et un excès d'acétate de plomb, on obtient un nou- 
veau précipité d'une couleur jaune très franche et très pure. 
MM. Frémy et Cloëz n'avaient pas signalé l'existence de cette 
matière jaune. 

En décomposant le précipité rouge par de l'acide sulfurique 
étendu et filtrant le mélange, pour séparer le sulfate de plomb qui 
s'est produit, on obtient une liqueur colorée en jaune qu'on peut 
réduire par évaporationà un petit volume, sans risquer de décom- 
poser la xanthéine, si l'on a eu soin d'ajouter moins d'acide 
sulfurique qu'il n'en fallait pour décomposer tout le précipité 
rouge. Une évaporation lente à la température ordinaire fournit la 
xanthéine. 

Ainsi préparée, cette matière est solide, cristallisée, en aiguilles 
très fines, ou plutôt sous forme de petites arborisations dendritiques, 
qu'on ne voit bien qu'au moyen d'une loupe. Elle n'est pas volatile. 
L'acide chlurhydrique, concentré, la colore en brun-rougeâtre 



— 85 - 

assez vif; les alcalis lui font subir le même changement de couieur. 
La xanthéine peut très facilement être fixée sur les tissus et leur 
communique de très belles teintes, mais les changements de cou- 
leur qu'elle éprouve, au contact des acides et des bases, diminuent 
l'intérêt qu'aurait présenté cette matière comme substance tincto- 
riale. 

Je n'ai pas pu analyser la xanthéine, parce que je n'en ai pas 
eu à ma disposition une quantité suffisante, mais j'espère pouvoir 
donner une étude plus complète de cette matière lorsque j'aurai 
pu me procurer assez de fleurs pour en préparer quelques gram- 
mes. Il reste bien acquis, pour le moment, qu'elle constitue un 
principe immédiat, défini et cristallisable. 

Ici se termine la série de recherches que j'ai exécutées dans ces 
derniers temps. Ces recherches sont assurément fort incomplètes; 
mais elles m'ont servi à éclairer quelques points très obscurs de 
l'étude des matières colorantes des fleurs; elles m'ont permis de 
dévoiler plusieurs faits entièrement nouveaux, et enfin elles m'au- 
torisent à déclarer que la classification des matières colorantes des 
fleurs dans deux séries : la série cyanique et la série xanthéique, 
ne peut pas être conservée, Où classer, en effet, les fleurs qui sont 
colorées en jaune très vif, soit par de la xanthéine, soit par de la 
xanthine, et chez lesquelles la couleur jaune est recouverte par 
une couche de cyanine qui la cache à tel point que la fleur est 
d'un beau rouge? Evidemment cette classification doit disparaître 
de la science. 

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS. 

1° Les fleurs blanches contiennent du quercitrin, et c'est à 
cette matière qu'elles doivent la propriété de devenir jaunes sous 
l'influence des alcalis. 

2° Les fleurs roses, violettes ou bleues, contiennent à la fois du 
quercitrin et de la cyanine, et c'est au mélange du jaune produit 
par le quercitrin avec le bleu de la cyanine qu'est due la colora- 
tion verte qu'elles prennent sous l'influence des bases. Les fleurs 
qui ne contiennent pas de quercitrin deviennent bleues; 

5° Les fleurs d'aloès contiennent une matière rouge qui n'est 
pas de la cyanine; 

4° Les fleurs jaunes renferment à la fois du quercitrin et de la 



— 86 — 

xanthine ou de la xanthéine ; quelques-unes contiennent une 
troisième matière colorante jaune qui n'est altérée, ni par les 
acides ni par les alcalis, au moins si l'on s'en rapporte à sa nuance 
qui ne change pas sous l'influence de ces réactifs; 

5° Laxanthine présente une analogie très remarquable avec la 
substance jaune qui accompagne la chlorophylle dans toutes les 
plantes; 

6° La xanthéine est un principe immédiat, défini et cristalli- 
sable; 

7° Il arrive souvent que la même fleur contient plusieurs ma- 
tières colorantes superposées; dans ce cas, la cyanine est la plus 
superficielle, la xanthéine vient ensuite, enlin la xanthine se 
trouve dans les couches plus profondes. On peut extraire d'un 
dahlia rouge, quatre matières colorantes distinctes; 

8° La substance qui colore les feuilles des plantes en brun, en 
rouge ou en violet, est, en général, de la cyanine; cependant, la 
matière rouge qu'on trouve sur les feuilles de Vamarcanthus tri- 
color n'est pas de la cyanine. 



— 87 — 



UNE FLEDRAISON HYEMALE A USSAT 

EN 1866 , 
Par M le D r Guitard. 

Dans Y Essai sur la Flore d'Ussat , que j'ai eu l'honneur de 
vous communiquer le 14 décembre 48(r , je disais : « Si je 
» consulte mes souvenirs ei mes notes des vacances, il y aurait de 
» quoi vous lasser, tant sont nombreux ces faits, tant sont admi- 
» rabîes ces merveilles grandes ou petites que j'ai observées aux 
» environs d'Ussat. » 

Je viens aujourd'hui le confirmer par un nouvel exemple. 

Désireux de compléter les renseignements qui me manquaient 
sur la climatologie de cette contrée montagneuse, je suis parti le 
25 décembre et rentré le lendemain au soir, mon portefeuille riche 
des notes que je voulais et ma boîte rebondissante de plusieurs 
plantes. 

Cette fois je rapportais encore quelques nouvelles et bonnes 
espèces, et j'en étais très heureux ; mais cette satisfaction fut peut- 
être plus grande par un fait particulier qui m'étonna tout d'abord 
et qui trouva bientôt après son explication naturelle : 

41 de ces plantes él aient en pleine fleur aison. 

De retour a Toulouse , j'appris que notre honoré maître et col- 
lègue, M le D r Clos, venait de donner à l'Académie des sciences de 
notre ville lecture d'une note relative à la fleuraison de quelques 
plantes dans son jardin botanique, pendant le même mois de 
décembre. 

Jaloux de marcher, même de loin, sur les traces d'un professeur 
aussi distingué, je me décidai à vous transmettre moi aussi le 
résultat de mes observations et de mes recherches. 

Tel est le but de ce travail. 

A la date du 26 décembre, la neige n'avait pas encore fait son 
apparition. 

Depuis 5 jours seulement le givre et la glace avaient élu domi- 
cile dans la gorge, tandis que, sur les montagnes, la chaleur était 



— 88 — 

mémo assez vive pour exciter assez abondamment chez moi la 
transpiration cutanée : il y avait une différence 1res facilement 
appréciable entre ces deux états de la température. 

Les nuits étaient sereines et franchement froides, ce qui établis- 
sait un grand écart pour la température du jour comparée à celle 
de la nuit sur la montagne , et une équilibration à peu près 
exacte dans les bas-fonds. 

Je partis de bonne heure pour mes herborisations et je rapportai 
soit de Lujac, soit de Lasserre , soit de Camouillès, soit d'Ussat 
d'En-Haut, soit de Lombrive , les 41 plantes en Heurs dont voici 
les noms : 



40 

2° 
3° 
40 

5<» 

6» 

70 

8» 

9o 

10° 

Mo 
13o 
140 
15« 
16o 
17° 
18° 
19° 
20o 
21° 



Centranthus Lecoqi (Jord.) 
Pimpinella saxifraga (Linn.) 
Coron illa minima (Linn.) 
Biscutella lœvigata(A. ouL.) 
Galeopsis angustifolia (Auct. 

ou Linn.) 
Antirrhinum majus (Linn.) 
Hippocrcpis comosa (Linn.) 
Liuaria crassifolia (Mut.) 
Scabiosa Guitardi (Timb.) 
Picris hieracioïdes (Auct. an 

Linn.) 
Ranunculus repens (Linn.) 
Parietaria diffusa (M. et K.) 
Teucrium flavicans (Lam.) 
Bupleurum falcatum (Linn.) 
Centaurea serotina (Bor.) 
Buxus sempervirens(Linn.) 
Sesleria cœrulea (Ard.) 
Globularia vulgaris (Linn.) 
Poterium muricatum (Spach.) 
Fumana vulgaris (Spach.) 
Ru se us aculeatus (Linn.) 



22° Géranium rotundifolium (L.) 
23° Thymus chamœdrys (Linn.) 
24° Pulmonaria tuberosa (Schr.) 
25° Sonchus oleraceus (var. foliis 

multifidis.) 
26° Poly podium vulgare (Linn.) 
27° Aspidium angulare (Kit ) 
28° Scrofularia Babisii (Horn.) 
29° Bellis perennis (Linn.) 
30° Potentilla verna (Linn.) 
31° Crépis virens (Vill.) 
32° Genista scorpius (Linn.) 
3 3° Calamintha menthœfolia (Hop . ) 
34° Qsyris alba (Linn.) 
35° Viola hirta a l à péd. glabre. 
(Linn.) b l à péd. hispide. 
36° Thymus alpinus (Linn.) 
37° Rosmarinus officinalis (Linn.) 
38° Passerina dioïca (Ram.) 
39o Alyssum montanum (Linn.) 
40° Thesium pratense (Ehrh.) 
41° Reseda phyteuma (Linn.) 



Mais toutes ces plantes, qui ont ainsi fleuri pendant le mois 
de décembre, n'ont pas fleuri au même titre. 

Il est possible de les diviser en 5 séries, réparties de la manière 
suivante, et acceptées franchement par mon savant collègue et ami, 
M. Timbal : 



- 89 - 

1° Celles dont la floraison a été prolongée par la succession de 
bourgeons florifères adventifs qui se sont développés sur la base 
des tiges, comme dans les espèces suivantes : 

Biscutella lœvigata (Auct. an Linn.) (1) 
Antirrhinum majus (Linn.) 
Hippocrepis comosa (Linn.) 
Linaria crassifolia (Mut.) 
Calamintha menthaefolia (Hop.) 
Teucrium flavicans (Lamk.) 
Parietaria diffusa (Mert. et Koch.) 
Scabiosa Guitardi (Timb. Lag.) 
Globularia vulgaris (Linn.) (2) 
Thesium pratense (Ehrh.) 

2° Celles dans lesquelles les bourgeons adventifs florifères se 
sont développés sur la tige, comme : 

Rosmarinus officinalis (Linn.) 
Genista scorpius (Linn.) 
Passerina dioïca (Ram.) 

3° Les plantes automnales, dont les graines n'ont pu lever en 
leur temps et qui, grâce à la température exceptionnelle de ce 
mois, ont pu végéter et fleurir : 

Galeopsis angustifolia (Auct. an Linn.) (3) 
Bupleurum falcatum (Linn.) 

(1) Biscutella lœvigata (Auct. an Linn.)? — Je désigne ainsi une plante très 
commune à Ussat sur le calcaire, et qui rentre dans le B. lœvigata des auteurs. 
Mais, depuis les travaux de MM. Jordan et Caspariny sur *ce genre, je ne sais 
quelle est la détermination qu'il convient de donner définitivement à cette 
espèce. 

(2) Cette plante présente un exemple remarquable : sur la même souche 
Ton trouve les tiges desséchées de 10 à 15 centimètres qui ont déjà fleuri en 
juin et juillet, et, à côté, des capitules tous frais en pleine floraison, mais 
sessiles, comme si la fleur avait craint de ne pas encore arriver assez à temps 
et de manquer sa saison. 

(3) Si l'on continue à diviser le Galeopsis ladanum de Linn., ce Galeopsis 
devrait désormais constituer une espèce nouvelle. Il se distingue très bien en 
effet par ses feuilles très petites, ses calices hérissés et ses sépales spinescents très 
court?. Je rappellerai provisoirement G. Ussati (Timb.). 



— 90 — 

Géranium rotundifolium (Linn.) 

Thymus chamaedrys (Linn.) 

Scrophularia Balbisii (Horn). 

Pimpinella saxifraga, var. poteriifolia (Koch.) 

\° Celles qu'on nomme vernales et qui, sous la même influence 
que les précédentes, ont avancé l'époque de leur floraison : 

Centranthus Lecoqi (Jord.) 
Coronilla minima (Linn.) 
Sesleria cœrulea (Ard.) 
Fumana vulgaris (Spach.) 
Pulmonaria tuberosa (Schrank.) 
Bellis perennis (Linn.) 
Viola hirta (Linn.) (1) 
Alyssum montanum (Linn.) 

5° Enfin, il est quelques espèces annuelles, qui fleurissent en 
juin, juillet et août, dont les graines s'étant répandues dans le 
sol ont pu fleurir en décembre, comme : 

Reseda phyteuma (Linn.) 
Crépis virens (Vill.) 
Etc 

Cette Fleuraison intempestive, qui avait déjà attiré l'attention 
des plus anciens naturalistes, en a préoccupé aussi plusieurs de 
notre époque. 

On lit en effet dans la traduction latine de Théophraste 
(Theopiirasti Eresii Opéra quœ supersunt omnia ; Fredericus 
Wimmer. Parisiis, 1866. — Historia plantarum, lib. vi, 8), un 
passage qui indique non seulement l'observation de ce fait, mais 
qui en donne même une explication. 

D'après cet auteur grec, l'hiver peut n'être pas veuf des fleurs. 
Il suffit pour cela que la température de l'hiver soit chaude et 
que ces plantes soient dans un lieu exposé au soleil pour que 

(1) Viola hirta (Linn.) — L'on trouve à Ussat, à Toulouse et dans le 
Lauragais, 2 variétés de cette espèce, à moins que l'on n'aime mieux en faire 
même 2 autres espèces : l'une à pédoncules glabres et l'autre à pédoncules- 
hispides et même pubescenls. 



— 91 - 

celles qui fleurissent en automne continuent de donner des fleurs 
jusque dans les saisons suivantes. 

C'est bien, en réalité, ce qui a donné lieu à cette Fleuraison 
hyémale d'Ussat. 

Il est nécessaire toutefois de faire observer que cette explication 
de Théophraste ne porte que sur les plantes qui ont prolongé leur 
fleuraison et pas du tout sur celles qui l'ont devancée, ce qui veut 
dire qu'il n'a pas embrassé tous les faits qu'il nous est permis 
d'observer et d'étudier dans ma moisson du mois de décembre 
dernier. 

Mais je tenais à prouver ce que j'avais avancé , que ce fait 
curieux de physiologie végétale n'avait pas échappé aux plus 
anciens naturalistes. 

Pline, lui aussi, en parlant des arbres, ce qui peut s'appliquer 
sans doute aux végétaux herbacés , avait dit encore dans un pas- 
sage dont voici la traduction : «. Au reste, il y a des arbres 

» qui germent naturellement , même en autre saison qu'au prin- 

» temps, mais cela vient par l'influence de certains astres 

» Il faut noter cependant que la germination d'hiver se fait au 
» lever du siège de l'aigle. » (Hist. Nat. de G. Pline, t. 1 , liv. 
XVI, chap. XXV, p. 468. 1823.) 

S'il est vrai que ce fait anormal de la germination des arbres, 
c'est-à-dire de l'apparition de leurs bourgeons, puisse raisonna- 
blement être comparé au fait qui nous occupe dans ce moment, 
nous y trouvons l'indication des mêmes, causes déterminantes, 
Yinfluence de certains astres , c'est-à-dire la température excep- 
tionnellement vernale, au lever du siège de l'aigle, c'est-à-dire le 
18 e jour du mois de décembre. 

Je pense qu'il ne serait pas très difficile de multiplier ces cita- 
tions, indiquant les opinions des auteurs anciens sur cette parti- 
cularité remarquable de la végétation. 

Je pense également qu'il me suffira de franchir un long espace 
de temps et d'examiner ce que renferment les livres de quelques 
botanistes beaucoup plus rapprochés de nous. 

Ainsi, en 1542, in Plant arum Historiam a Leonharto Fuehsio 
picturis elegantibus e.rpressam adnotationes , l'on trouve, avec la 
description de chaque plante, ses espèces, son habitat, son époque 
et bien d'autres indications très importantes. 

J'y ai cherché les plantes que j'ai rapportées dernièrement 



- 92 - 

d'Uss&t; j'en ai trouvé quelques-unes; l'époque de leur fleuraison 
y est indiquée avec le plus grand soin ; mais il n'y est nullement 
question de plantes qui fleurissent en hiver, soit normalement, soit 
anormalement. 

En 1763, Adanson, dans sa Famille des Plantes (l re partie, t.I, 
p. 200 et seq.) raconte qu'après des observations minutieuses 
faites pendant dO ans aux environs de Paris, il a pu arrivera 
préciser l'époque de la fleuraison de certaines plantes dans cette 
circonscription botanique. 11 a fait même plus : pour se rendre 
raison de la diversité de ces époques toujours constantes pour les 
mêmes espèces, il a voulu connaître la quantité de calorique 
nécessaire pour chacune d'elles. 

C'est ainsi que le Buis et le Perce-Neige donnent leurs fleurs 
dans la 2 e quinzaine de février, — que les Violettes les plus 
hâtives exigent 180 degrés de chaleur et les plus tardives 565, — 
que le Tussilage fleurit entre le 7 et le 11 mars, — et l'Hépatique 
a besoin de 224 degrés pour faire sortir les plus hâtives et de 420 
pour les plus tardives. 

Comme on le voit, il n'y est nullement question de cette fleu- 
raison hyémale que nous étudions .et cependant si l'on croit que 
chaque plante a besoin d'une certaine dose de calorique pour 
parvenir à cette période de sa vie, que cette dose de calorique lui 
parvienne dans une saison ou dons une autre , peu importe, il 
faudra qu'elle fleurisse. 

Nous trouverons alors dans Adanson , qui ne s'en est pas 
occupé, l'explication de cette poussée florale observée à Ussat. 

Dans le Calendarium Florœ de Linnée, publié en 4786 dans 
ses Amœnîtates Âcademicœ (t. 1, p. 431 et suiv. Colonise Allobro- 
gum), nous pouvons trouver aussi des éléments suffisants pour 
l'explication complète de ce phénomène, quoique pour le mois de 
décembre (Bruma) il s'exprime dans ces termes : « Musci 
Lichenesque soli lœtantur (p. 457). » 

Voici quelques-uns de ces passages : 

« Cuique Florum suum est Tempus (p. 452). 

« Sol calore suo dum vitam plantarum corde destitutarum 
» excitât, producit quoque quodque vegetabile secundum indolem 
» et naturam cujusque serius aut citius (p. 452.) 

« Quum vero sestalis tempus dependeat ab aëris calore majore 



- 93 - 

» vel minori , ut flores proportionaliter hinc sese conspiciendas 
a prsebeant (p. 433.) 

» Hinc plantse annis variis, Mensis ssepe spalio cilius vel tar- 
» dius, floribus prodeunt et sese conspiciendos prssbent.... eodem 
» prorsus modo pergunt et properant vel retardantur, cunctando, 
» quo propius autumnum fuerit perventum et hiems in procincta 
« tarde majis vel minus exspectanda (p. 435). » 

» Tempus florendi excludatur meritô a nomine triviali. Tanlô 
» major labei cadit in nomine mensium , utpote quùm flos 
» mox maturius mox serius pro varietate tempestatis emergat. » 
(Vindictes nominum Trivialium, p. lxxij). 

Ainsi, d'après Linnée, chaque fleura son époque; la chaleur du 
soleil les fait naître, sur chaque plante, un peu plus tôt ou un peu 
plus tard, selon leur naturel. La prolongation de l'automne et la 
tardivité de l'hiver sont aussi capables de donner lieu à une pré-- 
cocité, à une prolongation et à un retard de la floraison. Dans une 
saison elle-même, les variations de la température peuvent pro- 
duire le même résultat. 

Philibert, dans son Introduction à l'étude de la Botanique , 
(1798, an VII, t. I, p. 439), exprime ainsi son opinion à ce sujet: 
« On peut considérer la fleuraison comme une fonction organique 
» de la plante, qui a lieu à une certaine époque de l'année dans 
» les climats tempérés, quelquefois à deux époques différentes 
» dans des climats plus chauds, et qui se prolonge presque sans 
» interruption, pendant toute la vie de la plante, dans certaines 
» espèces et dans des climats brûlants. » 

Le même auteur dit encore : « L'époque de la fleuraison. pour les 
» plantes mêmes qui croissent naturellement dans le même lieu, 
» dépend beaucoup de la variation de la température. » (p. 440.) 

Mais c'est tout ce qu'il a dit, ne s'expliquant pas catégorique- 
ment sur l'existence de cette fleuraison anormale, et même ne 
disant pas s'il en a vu quelques-unes. 

Dans sa Flore de Toulouse (Toulouse, 1811, p. 537), Tournon 
s'exprime ainsi : « Au mois de décembre on ne trouve presque 
point de fleurs à la campagne. » 

11 est évident que ce passage ne se rapporte qu'à l'état ordinaire 
des choses. 

Il est probable encore que Tournon, lui aussi, n'avait pas eu 
l'occasion d'assister à cette apparition intempestive de la fleur : 



— Oi- 
son silence, à cet égard, doit être considéré comme le meilleur 
argument dont nous puissions nous emparer au profit de cette 
manière de voir. 

Voici, maintenant, le résumé succinct de ce que rapportent sur 
celte question intéressante les tomes V et VI du Bulletin de la Société 
Botanique de France : 

Une note sur des Vaccinium Mijrt'dlus et Vitisidœa, à flo- 
raison automnale, par M. le baron de Mélicoq, observée à Rois- 
mes (Nord), dans le mois de septembre '1858; elle se termine par 
cette conclusion : « Ne pourrait-on pas attribuer cette floraison si 
tardive à la température toute exceptionnelle qui a régné cette 
année, et, dans cette hypothèse, ne serait-il pas supposable que les 
pieds, actuellement chargés de boutons, de fleurs et de fruits, 
auraient déjà fleuri au printemps? » 

Une lettre de M. Boreau dénonce les Marronniers du châ- 
teau d'Angers qui donnent chaque année deux floraisons, et un 
Prunus Spinosa de Saint-Patrice qui, chaque année aussi, et quelle 
que soit la température, entre en fleur à la fin de décembre. 

Ces communications , réveillant les souvenirs de quelques 
autres membres de cette compagnie savante, M. Germain de Saint- 
Pierre affirme qu'il a vu, lui aussi, l'année précédente (1857) 
fleurir en automne les Marronniers de la promenade de Nîmes. 
Pour lui cette floraison anticipe sur celle de l'année suivante et 
n'a aucune relation avec celle du printemps passé. 

M. Puel raconte que sur la Place-Royale, à Paris, quelques 
Marronniers refleurissent en automne. 

M. J. Gay cite à son tour ceux de l'allée de l'Observatoire du 
Jardin du Luxembourg, dont plusieurs sont toujours couverts de 
fleurs à la même époque. 

M. Cosson ajoute qu'en Algérie on voit souvent les Pommiers 
porter de nouvelles fleurs en automne. 

Un travail de M. W. Schœnefeld sur les Floraisons automnales 
intempestives, porte cette première conclusion : « 1° La floraison 
automnale intempestive a lieu surtout chez les espèces très pré- 
coces, ou les individus précoces d'une espèce ordinairement plus 
tardive, qui achèvent rapidement au printemps leur évolution 
foliaire et florale » 

Le 8 mai 1859, une communication est faite par M. Victor Per- 
sonnat, sur un Poirier de Cal.ors qui, en 1858, avait présenté 



— 95 — 

deux floraisons et deux fructifications, l'une en avril et l'autre en 
octobre, et qui se portait très bien encore le printemps suivant. 

Le 7 juillet de la même année ; une Observation de Flo- 
raison hors du temps normal, faite sur quatre Poiriers, à Douai, 
par M. Gustave Manguin provoqua, de la part de M. Schœ- 
nefeld , la réponse suivante : « La floraison que j'ai appelée 
Intempestive ne doit jamais être assimilée à un retour vers l'état 
normal : c'est essentiellement une anomalie provenant, non d'un 
rétablissement, mais d'une rupture de l'équilibre des agents de 
la végétation. » 

Dès ce moment, les observations paraissent se succéder avec 
plus de rapidité. 

M. Fournier présente une branche de Poirier; M. Bergeron, un 
Tulipa oculus Solis; M. Gosson, une poire royale, floraison de 
juillet -, M. le comte Joubert, plusieurs spécimens-, M. E. Bureau, 
plusieurs Aubépines reileuries en mi-novembre 1857; M. Amblard, 
un Poirier qui a fructifié deux fois, et M. A. Barthélémy, un Ceri- 
sier de Carmaux qui, depuis dix ans, ne manque pas de fleurir et 
de fructifier deux fois chaque année. 

Tels sont les éléments de cette question intéressante. 

Il est bon de remarquer cependant que presque toutes les plantes, 
pérsentées comme spécimens de cette anomalie, sont des arbres, — 
que le nombre n'en est pas très grand, — qu'elles sont des plantes 
cultivées, — que ces exemples se sont présentés isolément et en 
divers lieux, — que les espèces n'en sont pas très nombreuses, et 
— qu'enfin, pour les uns, ce phénomène doit être considéré ou 
bien comme une floraison intempestive, ou bien comme une flo- 
raison prolongée, ou bien comme une floraison retardée. 

Les faits que j'ai rapportés en diffèrent quelque peu : il ne s'agit 
que de plantes herbacées, — toutes à l'état sauvage, — leur nom- 
bre est plus considérable, — les espèces y sont plus variées pour 
la même localité et le même hiver ; — enfin, mon classement en 
catégories me paraît plus rationel, plus naturel et plus nouveau, 
sinon plus complet. 

C'est pour toutes ces raisons que j'ai voulu vous faire profiter 
du bénéfice de mon petit voyage, et vous distribuer à mon retour 
ce bouquet de fleurs, tout en vous remerciant de la bienveillante 
attention que vous avez voulu m'accorder. 



96 



QUELQUES SYNONYMES 

DU CHLORIS NARBONNENSIS DE POURRET. 

(Mém. Acad. TouL, 1 rc sér., t. III, p. 305). 

Par E. Timbal-Lagraye. 



Acer hispanicum (Pourr.), 
Agrostis pyrenaica (P.), 
Aira divaricata (P.), 
Aster pyrenaicus (P), 
Andropogon hermaphroditum (P), 
Bromus arenaceus (P.), 
Cardamine crassifolia (P.), 
Centaurea leucantba (P.), 
C. sylvatica (P.), 
Cerastium sericeum (P.), 
Chenopodiimi camphorataefolium (P. 
Chrysanthenium tanacetifolium (P.), 
Cistus nigricans (P.), 
C. Ledon (P.), 
C. hybridus (P.), 

C. varius (P.), 
C. dubius (P.), 
C. pulverulentus (P.), 
Colchicum pyrenaicum (P.), 
Crépis laraxacoïdes (P.), 
Cytisus villosus (P ), 
C. loloïdes (P.), 
Euphoibia oleœfolia (P.), 
Festuca splendens (P.), 
F. filiformis (P.), 
Géranium rupestre (P.), 
Gnaphalium rupestre (P.), 
Iberis cepœfolia (P.), 
Illecebrum herniarioïdes (P.), 



p. 


305. 


p 


306. 


p 


. 307 


p. 


308. 


>p- 


308. 


p- 


308. 


p- 


310. 


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310. 


P- 


310. 


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311. 


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311. 


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311. 


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311. 


p- 


311. 


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312. 


p. 


312. 


P- 


312. 


P- 


312. 


p- 


316. 


p. 


317. 


P- 


317. 


P- 


318. 


p- 


319. 


p- 


319. 


P- 


319. 


p- 


319. 


P- 


520. 


p- 


321. 


P- 


321. 



= Acer opulifolium (Vill.). 

— Agrostis rupestris (AIL). 

= Corynephorus articulatus (P. B.). 

= Erigeron uniflorum (L.). 

= Aristella bromoïdes (Bert.). 

= Bromus Madritensis (L.). 

= Cardamine latifolia (L.). 

= C. intybacea (Lamk.). 

= C. collino + scabiosa (T. etB.). 

= C. lanatum (Lamk.). 

= Kochia prostrata (Schrad.). 

= Leucanthemum palmatum(Lk.). 

= Cistus longifolius (Lamk.). 

= C. Monspelliensi+laurifolius(T.) 

= C. Corbariensis (P.). 

C. Salvi + populifolius (Timb.). 
= C. Pouzolsi (Delil.j. 
== C. Monspelliensi-t-salviaefolius (Tb.) 
== C. albido + crispus (Timb.). 
= Bulbocodium autumnale (Lap.). 
= Crépis Albida (D. C). 
= C. triflorus (Lhert.). 
= C. prostratus (Scop.). 
= Euphorbia nicaensis (AIL). 
= Kœleria splendens (Pers.). 
= Psilurus nardoïdes (Trin.). 
= Erodium supra-canum (Cav.). 
= Helychrysumdecumbens(Camb.) 
= Iberis carnosa (Lap.). 
= Paronychia serpyllifolia (D. C). 



— 97 — 



Linum pyrenaïcum (P.), p. 322. 

Juncus aureus(P.) J , p. 323. 

Lamium grandiflorum (P.), p. 322. 

Narcissus glaucifolius (P.), p. 322. 

Phyteuma crispa (P.), p- 324. 

Pinus rubra (P.), p. 324. 

Plantago Gerardi (P.), p. 324. 



Potamogetonpolygonifolium(P.), p. 325. = 

Potentilla corymbosa (P.), p. 325. 

Salsola splendens (P.), p. 327. 

Salvia horminoïdes (P.), p. 327. 

Statice auriculse-ursifolia (P.), p. 330. 

Teucrium reptans (P.), p. 330. 

Trifolium irregulare (P.), p. 338. 

Valeriana scrophulariœfolia (P ), p. 331. 

— apula (P.), p. 332. 

Verbascum lyratum (P.), p. 332. 

Vinca diftormis (P.), p. 333. 

Agrostis aquatica (P.), p. 306. 

— Pungens(P-), p. 310. 

Aira setacea (P.), p. 307. 

Allium narcissifolium (P.), p. 307. 

Crépis polymorpha (P.), p. 317. 

Dianthus pyrenaïcus (P.), p. 318. 

Erigeron glutinosum (P ), p. 318. 

Festuca heteromalla (P.), p. 319. 

Illecebrum argenteum (P.), p. 321. 

Inula dubia (P ), p. 321. 

Melica amethistina (P ), p. 322. 

QEnanthe chœrophylloïdes (P.), p. 323. 

Ranunculus geranifolius (P), p. 326. 

Saccharum laguroïdes (P.), p. 326. 



= Linum ambiguum (Jord.). 
= Luzula lutea (D. C). 
= Lamium maculatum (L.). 
= Narcissus juncifolius (Req.). 
=== Jasione humilis (Pers.). 
= Pinus uncinnatus (Ram.). 
= Plantago-victorialis (Poir.). 
Sericea(W. et K.). 
Potamogeton rufescens (Schrad.). 
= Potentilla hirta (L.). 
== Ghenopodium setigerum (Moq.). 
= Salvia verbenaca ex parte. 
= Statice lychnidiflora (de Ger.). 
= Teucrium pyrenaïcum (L.)j 
= Trifolium maritimum (Huds.). 
= Valeriana montana (L.) var. 
= — globularifolia (Ram.). 
= Verbascum nigrum (L.). 
= Vinca média (Link.). 
=== Agrostis verticillata (Vill.). 
= Sporolobus pungens (Kunth.). 
= Deschampsia média (R. et Sch.). 
= Allium fallax (Don.). 
= Crépis recognita (Hall. fil). 
=== Dianthus attenuatus (Smith). 
= Jasonia glutinosa (D. C). 
f= Festuca pratensis (Huds.). 
= Paronychia argentea (D. C). 
= Inula montana (L.). 
== Melica Bauhinii (AIL). 
= CËnanthe silaïfolia (M. Bieb.). 
= Ranunculus montanus (Wild.). 
= Imperata cylindrica (P. de B.). 



La plus grande partie des synonymes que nous venons de citer 
est connue depuis longtemps ; plusieurs sont indiqués dans les ou- 
vrages des botanistes descripteurs. Il en est, cependant, un petit 
nombre qui sont encore entourés de doutes sérieux, et d'autres qui 
peuvent être discutés. Nous allons en signaler un certain nombre, 
que nous avons particulièrement étudiés. 



98 



Cardaminc Crassifolia, PoURR., p. 510. 

Outre le Cardamine Crassifolia , Pourret indique aussi, dans 
les Pyrénées, les C. raphanifolia et runcinnata, qui sont, selon 
lui, autant d'espèces distinctes; mais, pour les séparer, il em- 
ploie un très petit nombre de caractères très variables, tous basés 
sur la forme des feuilles. 

Les Cardamine raphanifolia et crassifolia sont, selon lui, 
annuels, tandis que le runcinnata serait vivace; ce caractère, 
qui a une grande valeur dans quelques cas, en a bien moins ici, 
car les crucifères aquatiques poussent de tous les entre-nœuds des 
racines adventives qui peuvent bien donner le change sur ce 
caractère. Et puis, ces plantes ne varient-elles pas beaucoup , 
selon les lieux et la quantité d'eau qui séjourne plus ou moins 
longtemps dans les endroits qu'elles habitent? 

Dans toutes les localités pyrénéennes où nous avons vu le 
C. latifolia Vahl., nous avons pu constater, en suivant les ruis- 
seaux où il vient, des formes dont on peut dire avec Pourret : 
C. Foliis pinnatis, hirsutis, laceris, impari maximo reniformi 
(C raphanifolia) -, et foliis pinnatis carnosis , foliis iniegris , 
ovatis, floribus sub-umbcllatis ; caule ftstulosa. (C. crassifolia), ou 
bien encore : Foliis simplicibus, radicalibus petiolatis oblongis 
profonde dentatis, Caulinis appendiculatis pandurœformis, sive 
dentato laciniatis (C. runcinnata). 

Nous n'avons pas besoin d'insister pour faire ressortir le peu 
{le valeur des caractères tirés des feuilles; la forme iistuleuse de 
la lige du C. crassifolia n'a pas non plus une importance plus 
grande, car les trois formes ont la tige plus ou moins Iistuleuse. 
Jl en est de môme des fleurs sub-umbellatis, qui sont ainsi dans 
les trois formes, mais qui, selon la vigueur des sujets, sont plus 
ou moins nombreuses et forment ainsi une espèce d'ombelle plus 
ou moins fournie. Ces trois espèces Pourretiennes doivent donc 
être considérées comme de simples formes du Cardamine lati- 
folia Vahl. Pourret dit, au reste, que les trois formes viennent 
dans les mêmes lieux-, ce qui vient pleinement confirmer notre 
opinion. 



99 — 



Bromus arenacens , Pourr., p. 308. 

MM. Grenier et Godron, FI. fr. et cors. 3, p. 582, donnent 
pour synonyme au Bromus arenaceus Pourr., le Bromus sterilis 
L. en désignant la plante de Pourret, sans doute, par une erreur 
typographique, sous le nom de B. Avenaceus Pourr. Nous ne 
partageons pas ce rapprochement ; nous préférons voir dans le 

B. Arenaceus Pourr. le Bromus Madritensis L.; en voici les motifs. 
Pourret cite, dans sa phrase, le synonyme de Scheuchzer. agr. 260, 
qui donne une longue description de son Gramen brGmoïdes, 
pumilum, locustis erectis majoribus angustatis, qui se rapporte 
au Bromus Madritensis, et, ce qui le prouve, c'est que Scheuchzer 
cite la figure 76 , fig. \ des icon. Barrelier qui représente très 
bien, dit-il, sa plante. 

Or, la figure \ de la pi. 76 de Barrelier ne peut se rapporter 
que très imparfaitement au Bromus sterilis L. , qui a les épillets 
et les fleurs penchés, tandis qu'au contraire elle convient très- 
bien au B. Madritensis L. qui a les fleurs et les épillets tou- 
jours dressés. 

Ces deux plantes , ainsi que le Bromus rubens L., que l'on 
confond souvent avec elles, sont très communes dans la Gaule 
narbonnaise , et viennent jusqu'à Toulouse, où le rubem est 
peu répandu. 

C'entaurea sylvatica , Pourr., p. 510. 

On trouve le G. Sylvatica Pourr. dans les localités où croissent 
ensemble les C. scabiosa et col.lina. D'un autre côté, le G. Sijl- 
vatica présente des caractères qui semblent empruntés à l'une et 
à l'autre de ces deux Centaurées, et forme l'intermédiaire entre les 
deux, exactement comme se comportent les formes hybrides 
déjà observées dans ce genre. 

Notre ami, M. Baillet , en avait conclu, avec nous, que cette 
plante devait être considérée aussi comme une hybride de ces 
deux plantes -, le Centaurea sijlvatica Pourr. a les feuilles du 

C. coltina et les fleurs purpurines du C. Scabiosa ; mais le 
péricline est formé d'écaillés qui sont à cils plus rigides, plus 
épineux que dans le Scabiosa, quoique beaucoup moins pronon- 



- 100 - 

cées que celles qu'on observe dans le Collina. Celle qui termine 
l'écaillé surtout est très sensiblement diminuée ; les fleurs sont 
pourpres comme celles du Scabiosa ; les feuilles sont vert-jaunâ- 
tre et de même forme que celles de la seconde espèce, exacte- 
ment comme on l'observe dans les formes dues à l'hvbridité. 



Diantkus pyrenaicus, PoURR., p. 508. 

Pourret distinguait deux espèces : le Diantkus Pyrenaïcus et le 
D. Catalonicus Pourr. (Herb. salv.). Ces deux plantes sont con- 
fondues par les botanistes français sous le nom de D. attenuatus 
Smith, tandis que les botanistes espagnols font une espèce à 
laquelle ils donnent le nom d'attenuatus et une variété B. Cata- 
lonicus Costa. FI. cat., p. 58; — Wilkom etCosta-pyr, p. 89. 

Ayant eu occasion de voir vivantes ces deux plantes dans les 
Pyrénées-Orientales, nous n'avons pas hésité à les distinguer; nous 
avons justifié notre détermination dans nos recherches ayant pour 
titre : Observations sur quelques Diantkus des Pyrénées, publié 
dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et 
Belles-lettres de Toulouse, 6 e série, tom. 5. — Nous ne reviendrons 
pas sur cette question, qui nous paraît suffisamment élucidée. 

Inula dubia, PoURR., p. 521. 

Il n'est pas douteux que ce synonyme appartienne à V Inula 
montana qui est très commun à Narbonne et à Carcassonne. 
Pourret considère son I. dubia comme une forme de Y Inula ocu- 
lus L. qui ne vient pas en France. Ce rapprochement a fait penser 
que l'auteur de la Chloris avait peut-être en vue Y Inula hele- 
nioïdes De. Mais cette plante, commune aux environs de Carcassonne 
et de Prades (Pyrénées-Orientales), où nous l'avons vue, paraît 
manquer à Narbonne, tandis que la montana y est très com- 
mune. 

Œnanthe chœrophylloïdes , Poi'RR., p. 525. 

On a émis plusieurs opinions sur cette plante. MM. Gren. et 
Godron, FI. fr. et cors., I, p. 715, pensent que sous ce nom 



— 101 — 

Pourret a eu en vue la pimpinelloïdes de Linné. Lapeyrouse (Hist. 
abr. p. 159) la considère comme une variété de la même plante 
à racine fibreuse, et à fibres tuberculeux à l'extrémité seulement ; 
mais cet auteur confondait le pimpinelloïdes L. avec le Laehenalii 
Gmlin. qui a la racine précisément terminée par un tubercule fusi- 
forme. Il est donc probable que c'est à cette plante que doit être 
rapporté le Chœrophylloïdes de Lapeyrouse. D'un autre côté, si on 
considère que cette plante est peu répandue dans les environs de 
Narbonne, et généralement dans tout le Midi, il serait difficile que 
précisément Pourret ait voulu désigner cette plante, tandis que le 
Œnanthe silaïfolia M. Bieb. est très abondant dans tous les envi- 
rons de Narbonne, Béziers, etc. Il nous parait plus probable que 
c'est là l'espèce de Pourret, à moins que cet auteur ait pris le 
silaïfolia pour le pimpinelloïdes, et qu'il ait voulu donner un 
nom nouveau à l'espèce qui était déjà connue. Nous inclinons pour 
l'autre hypothèse, qui nous paraît, comme nous avons cherché à 
le démontrer, plus conforme aux faits observés. 

Bannnculus Geranifolius, PoURR., p. 520. 

Aucun botaniste, à notre connaissance, n'a cherché à appliquer 
ce synonyme, et cependant Pourret dit que sa plante n'est, peut- 
être, qu'un Ranunculus alpestris à fleurs jaunes ; or, il est facile 
de voir que le Ranunculus montanus Willd., ou une des formes 
confondues sous ce nom, doit se rapporter au R. Geranifolius, 
surtout si on fait attention que Pourret et les botanistes de cette 
époque négligent les caractères tirés du fruit ; le montanus est, 
d'ailleurs, très commun dans les localités citées par Pourret pour 
son R. Geranifolius ; il a la taille et la forme des feuilles sembla- 
bles à celles de Yalpesiris; il est tout-à-fait probable que c'est la 
plante qu'a eue en vue Pourret. 

Salvia horminoïdes , PoURR,, p. 327. 

MM. Grenier et God. FI. fr., II, p. 675, considèrent le S. hor- 
minoïdes Pourr. comme synonyme du Salvia pallidiflora Saint- 
Amans (FI. agen., p. 10), auquel ils réunissent encore le S. mul- 
tifida (Sibth et Smith. Prod., FI. Gras. I, p. 16) qui, à notre avis, 



- 102 - 

doit être distingué ; d'un autre côté, feu M. Delort de Mialhe 
croyait que Pourret, par sa phrase diagnostique, avait voulu dési- 
gner le Salvia verbenaca L. Mais comme ce Salvia présente, selon 
les lieux, des formes différentes, il pensait qu'il avait voulu désigner 
une forme plus grande, plus rigide, à calice fortement coloré, à 
lobes de la corolle rapprochés, qu'on trouve dans le midi de la 
France mêlée souvent avec le pallidi/lora ; celui-ci se distingue par 
ses fleurs, du double plus grandes, à lobes étalés, écartés, dont on 
ne peut pas dire, labiis approximatis, et par ses feuilles diffé- 
remment découpées. 

Je reviendrai en détail sur cette question dans un travail que je 
prépare sur ce groupe, dans lequel je ferai connaître une nouvelle 
espèce et plusieurs hybrides, parmi lesquels se trouve le S. Pyre- 
naïca L., que personne n'a pu retrouver dans les Pyrénées depuis 
Fagon et Hermann. 

Outre ces plantes, dont la synonymie nous paraît assez bien 
établie, avec les réserves que nous venons d'indiquer, l'extrait de 
la Chloris Narbonensis nous offre aussi quelques plantes très inté- 
ressantes qui sont encore mal connues et qui ont besoin de nou- 
velles recherches. 

Nons citerons les suivantes : 



Micracium pilosissimum , P., p. 520. 

La diagnose de Pourret peut s'appliquer à une foule d'espèces 
de la section murorum dans le groupe des formes hérissées et pu- 
bescentes, comme les H. vestitum, GG. cinerascens, Jord., etc. 
Il en est de même de \'H. sericeum P. qui appartient au groupe 
du Saxatile Vill., probablement celle de Lapeyrouse, dont nous 
avons parlé plusieurs fois dans nos travaux et qui est très répandue 
dans les Hautes- Pyrénées et à Baréges, d'où Lapeyrouse l'avait 
envoyée, en 1872, à Pourret. 

Echium pyrenaïcum , PoURR., p. 518. 

Cette plante, bien différente de l'espèce Linnéenne qui porte ce 
nom, ne serait pour nous que YEchium vulgare rabougri par la 
hauteur où il vient; nous l'avons observé ainsi dans toute la chaîne 



- 103 - 

centrale jusque dans la région alpine supérieure ; il ne diffère en 
rien, si ce n'est par la taille, de YEchium vulgare. 

Campanula leucanthemifolia , PoURR., p. 309. 

Le Campanula leucanthemifolia P. est une plante tout-à-fait 
inconnue des botanistes. Bien que Pourret l'indique dans les Pyré- 
nées, dans plusieurs localités, personne, à notre connaissance, n'a 
pu trouver exactement la plante que cet auteur a voulu désigner 
par la phrase diagnostique suivante : Foliis radicalibus oblongis 
profonde incisis, superioribus trifidis integrisque, flore unico 
mitante , etc. 

MM. Grenier et Godron, FI. fr., II, p. 417, donnent cependant 
ce synonyme à une campanule des Pyrénées, qu'ils considèrent 
comme une variété du Campanula j)usilla Hœnk, et dont ils 
donnent la description suivante : « Feuilles glabres un peu char- 
» nues, les radicales à pétiole égalant une à deux fois la longueur 
» du limbe, les caulinaires à dents rares, courtes, obtuses, tiges 
» glabres épaisses. » 

Gomme on le voit, en comparant ces deux descriptions, il est 
impossible de réunir ces deux plantes; la plante de MM. Grenier 
et Godron est tout-à-fait différente de celle que Pourret a voulu 
désigner sous le nom de C. Leucanthemifolia. 

Si nous ne connaissons pas encore l'espèce de Pourret, il n'en 
est pas de même de la plante des auteurs de la Flore de France et 
de Corse, qui n'est pas rare dans la partie centrale des Pyrénées, 
où elle ne dépasse pas Penna-Blanca, sur le revers méridional du 
port de Vénasque où nous l'avons souvent observée ; elle est pour 
nous parfaitement caractérisée et constitue une forme de notre 
Campanula ficarioïdes Timb., que nous avons décrite dans les 
Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-lettres 
de Toulouse. 

Nous profiterons de ce travail sur les synonymes de l'abbé 
Pourret pour rectifier un synonyme mal appliqué. La plante dont 
nous allons parler n'est pas dans son extrait de sa Chloris Narbo- 
nensis, mais dans sa Cistographie inédite, dont il parle dans le 
premier de ses écrits. Dans ce travail, Pourret passe en revue tous 
les cistes et tous les hélianthèmes qu'il connaissait. 11 décrit très 



- 404 - 

longuement tous les véritables cistes et ne donne que le nom des 
hélianthèmes, se proposant sans doute de les reprendre plus tard 
et de les traiter de la même façon que les premiers. 

Dans l'étude des cistes , Pourret décrit longuement le Cistus 
Inranus L. et l'indique aux environs de Narbonne , où per- 
sonne ne l'a rencontré depuis, ce qui a fait dire avec raison que 
Pourret avait décrit une autre espèce que celle de Linné. M. Clos, 
qui, le premier, s'est occupé de la cistographie de Pourret, crut 
reconnaître le Cistus Incanus de Pourret dans l'hybride qu'on a 
décrite depuis sous le nom de cistus albido-crispus Del., et nous 
même, dans notre étude sur les cistes de Narbonne, nous avons 
adopté cette opinion 5 mais depuis, le docteur Bubani, dont les 
botanistes connaissent le savoir et la profonde érudition, a bien 
voulu confirmer notre synonymie en comparant les plantes de 
Pourret, dans son herbier déposé dans l'herbier Salvador, à Ma- 
drid. Dans cette note il nous dit que le Cistus incanus Pourr. doit 
être le C. crispus L. 

Eclairé par notre savant collègue, nous avons étudié une autre 
fois les descriptions de la cistographie de Pourret, et nous avons 
acquis la conviction que le synonyme du docteur Bubani doit être 
très exact, car la description du C. Incanus Pourr. convient de 
tout point au C. crispus, très voisin du C. Incanus, pour pouvoir 
expliquer sa méprise ; et d'ailleurs, Pourret, immédiatement après, 
décrit le C. villosus L. qui est le véritable incanus de L., mais 
qu'il indique cette fois en Espagne et en Italie et non à Narbonne, 
comme il le fait pour son incanus. Quant au C. crispus, il le cite 
pour mémoire sans nous donner le moindre détail, ni sur ses 
caractères, ni sur sa synonymie, ni sur son habitat , tandis qu'il 
s'éteud très longuement sur tous les autres. 



- 105 - 



MÉTÉOROLOGIE 

RÉSULTAT DES OBSERVATIONS DE L'ÉCOLE NORMALE DE TOULOUSE 
PENDANT LES ANNÉES 1865, 1866 ET 1867, 

Par M. Pla, professeur à l'Ecole normale de Toulouse. 

Les phénomènes qui se passent dans l'atmosphère ont une si 
grande influence sur le règne organique, que la recherche des 
causes qui les produisent et des circonstances qui les modifient 
vous ont paru mériter une modeste place à côté de vos travaux 
scientifiques. 

Ma tâche sera d'autant plus facile que, par ordre de S. E. M. le 
Ministre de l'instruction publique, un vaste système d'observations 
a été organisé en France, et l'École normale de Toulouse est à 
l'œuvre depuis trois ans : je n'aurai qu'à grouper en moyennes ses 
observations trihoraires et à noter quelques résultats qu'une trop 
'courte période ne me permettra peut-être pas de bien préciser. 

Ces observations ont pour objet de constater régulièrement les 
météores nombreux et variés qui ont leur origine dans les 
influences diverses de la chaleur et de l 'électricité. 

I. Météores dépendant de la chaleur. 

1. TEMPÉRATURE DR L'AIR. 

1° Moyenne diurne et marche trihoraire de la température 
à Toulouse (1). 

PI. VIII, fig. 1. 

Ii résulte de ce tableau que la température s'élève de 6 heu- 
res du matin à 3 heures du soir. En prenant la moyenne 
entre le maximum et le minimum moyen, on trouve une moyenne 

(1) Les abcisses représentent les heures, et les ordonnées les températures à 
l'échelle de 2 mm , par degré. 



— 106 — 

de 4, 4, 5, qui ne diffère que de quelques degrés de celles des 
mois d'avril et d'ociobre. 

2° Moyennes mensuelles et marche annuelle. 

PI. VIII, fîg. 2. 

La courbe tracée sur ce tableau permet d'embrasser d'un seul 
coup d'œil les moyennes mensuelles. Elle montre qu'à Toulouse 
la température croît de janvier en juillet ; les mois les plus chauds 
de l'année sont juillet et août, et les plus froids décembre et jan- 
vier. En 1867, le maximum (33°, 2) tombe le 25 juillet et le 
minimum ( — i°, 3) le 5 janvier. 

2. MOUVEMENTS DE l' ATMOSPHÈRE. 

1 . Vents. 

La direction des vents, leur degré de fréquence, leur intensité, 
leur état de sécheresse ou d'humidité ont, ainsi que la température, 
une influence directe sur la végétation, et se traduisent comme 
elle par les variations de la colonne barométrique. 

Direction et fréquence des vents. 



HEURES. 


NOMBRE DE FOIS QUE CHAQUE VENT A SOUFFLÉ DES DIRECTIONS : 


N. 


N.-O. 


0. 


S.-O. 


S. 


S.-E. 


E. 


N.-E. 


6 h. 


6 


, 7 


10 


8 


5 


6 


3 


2 


9 h. 


8 


9 


11 


9 


7 


7 


6 


4- 


midi. 


7 


8 


13 


10 


6 


9 


8 


7 


3 h. 


8 


6 


9 


7 


7 


8 


4 


5 


6 h. 


7 


10 


7 


11 


8 


5 


7 


2 


9 h. 
Total 


3 


7 


10 


9 


4 


5 


7 


4- 


39 


45 


60 


54 


37 


40 


35 


24. 



Il résulte des moyennes précédentes que les vents dominants 
sont ceux de Nord-Ouest, d'Ouest et du Sud-Ouest. Les vents 



— 407 - 

humides du Sud-Ouest, généralement chargés de vapeur et les 
plus fréquents à Toulouse, correspondent à une pression moyenne 
de 751,2, sensiblement inférieure à celle des autres vents ; leur 
température est de 15°4, et pendant leur durée l'état hygromé- 
trique de l'air est 81,5. 

3. PRESSION ATMOSPHÉRIQUE. 

\. Moyenne diurne et variations trihoraires. 



6 HEURES. 


9 HEURES. 


MIDI. 


3 HEURES. 


6 HEURES. 


9 HEURES. 


747, n 


749,77 


748,72 


749,2 


750 


748,94 



A Toulouse la moyenne du lieu est de 748 mm 5; le maximum 
moyen se manifeste à 6 heures du soir et le minimum à 6 heures 
du matin. 

2. Moyenne mensuelle et annuelle. 



HIVER 

décem. janv. février. 



754,8 



749,8 



753,1 



PRINTEMPS. 

mars, avril, mai. 



744,8 



750 



748 




751,2 



745, 



751,3 



AUTOMNE. 

sept, octob. novem 



753,9 



750,3 



751,7 



La hauteur moyenne varie avec les saisons. Généralement elle 
diminue de l'hiver à l'été. La moyenne annuelle est de 748 mm 96. 

En rapprochant les pressions barométriques du tableau des 
vents des diverses intensités, on constate que les fortes dépressions 
coïncident généralement avec quelque grande perturbation dans 
l'atmosphère. Nous avons surtout constaté plusieurs fois que les 
indications deviennent presque certaines lorsque plusieurs instru- 



- 108 - 

ments s'accordent à les donner. Ainsi, par exemple, trois heures 
avant le violent orage du 42 juillet 1867, qui donna 44 mni d'eau 
par un vent fort du Sud-Ouest, le baromètre était descendu de 
0,755, 6 à 0,746, 7 ; le thermomètre de 29° à 16° ; l'état hygro- 
métrique de l'air était 87. Mais tout grand mouvement nous 
semble à peu près impossible à prédire longtemps à l'avance tant 
les causes sont diverses, multipliées et quelquefois opposées. Il 
suffit donc d'ouvrii les yeux pour réduire à leur valeur ces 
influences supposées et ces prédictions à long terme dont nosalma- 
nachs, aujourd'hui plus que jamais, bercent la crédulité publique. 

II. Météores aqueux. 

1. HUMIDITÉ DE L'AIR. 

1 . — Variations diurnes. 
PI. VIII, fig. 3. 



HEURES. 


ÉTAT HYGROMÉTRIQUE. 


Hiver. 


Été. 


6 


79 


77 


9 


71 


79 


midi. 


70 


71 


3 


66 


71 


6 


72 


75 


9 


72 


78 



Il résulte des moyennes précédentes que Vétat hygrométrique 
de l'air pendant le jour est au maximum entre 6 et 9 heures du 
matin, et diminue jusqu'à 5 heures du soir. En été, il décroît 
depuis 9 heures du matin jusqu'à 5 heures du soir. 



2. Variations mensuelles. 
Pi. VIII, fig. 4. 

A Toulouse l'état hygrométrique atteint son maximum en jan- 



— 109 — 
vier et son minimum en juillet. La moyenne de l'année est de 70,8. 

2. ÉT4T DU CIEL ET MÉTÉORES PRODUITS PAR LA CONDENSATION 
DES VAPEURS. 

L'état du ciel dépend de la quantité de vapeur répandue dans 
l'air et de la direction du vent. Cet état est indiqué dans le tableau 
suivant avec quelques autres phénomènes qui dépendent de la 
condensation des vapeurs. 



m 
ce 
s 
m 

03 


clair. 








NOMBRE DE FOIS 


ènes su 








QUE I 

peu 
nuag. 


,E CIEL 

nuag. 


A ÉTÉ 




que les phénon 


vants ont été observés. 


très 

nuag. 


couvert 


pluie. 


neige. 


grêle. 


grésil. 


gelée 
blanch. 


brouil. 


6 


8 


6 


6 


2 


5 


26 


1 


» 


» 


U 


2 


9 


7 


7 


8 


3 


5 


27 


1 


» 


1 


» 


1 


midi. 

! 3 


7 


8 


7 


2 


3 


15 


» 


i 


» 


» 


3 


8 


8 


8 


2 


3 


18 


» 


2 


» 


» 


4 


6 


10 


7 


3 


2 


4 


22 


1 


1 


» 


)> 


7 


9 


8 


6 


5 


2 


5 


18 


» 


» 


» 


» 


8 



OBSERVATIONS PLUVIOMÉTRIQUES. 


décem. 


Hiver. 
janv. 


février 


P 

mars. 


EUNTEMP 

avril. 


;. 

mai. 


juin. 


Été. 
juillet. 


août. 


1 
sept. 


UJTOMNE 

octob. 


novem. 


45 


38,5 


37,2 


mm # 

74,4 


31,2 


98,8 


mm # 

51,9 


59,8* 


mm, 

19,2 


mm, 

57,8 


mm # 

44,1 


mm, 

4 



La moyenne des pluies de printemps est de beaucoup plus 
élevée que celle des autres saisons. Ce résultat est dû, comme on 
le sait, à la quantité de vapeur, qui croît avec la température, 
mais aussi aux vents humides de l'Ouest qui ont dominé pendant 
cette saison. Le mois de novembre 1867 n'a donné que 4 mm de 
pluie à Toulouse. 



— MO - 
III. Météores électriques. 

ORAGES ET GRÊLES. 

Origine et zones de distribution. — L'origine des orages à grêle, 
et surtout leurs zones de distribution, ont été et sont encore l'objet 
de constantes recherches. 

1 . Si on rapproche les observations faites à Toulouse de celles 
des diverses stations françaises, discutées avec soin à l'Observa- 
toire impérial (1), la première question nous semblera résolue. 
Sur tous les points, en effet, on s'accorde à dire que, sauf quel- 
ques rares exceptions locales, les orages qui sévissent sur la 
France nous viennent de l'Océan. Ceux qui trop souvent affligent 
notre contrée, amenés et poussés par les vents humides de l'Ouest, 
pénètrent par le bassin de l'Adour et se dirigent ordinairement 
vers le Nord-Est. Mais infléchis vers le Sud par les hauts plateaux du 
Limousin et de l'Auvergne, ils remontent la vallée de la Garonne, 
qu'ils ravagent s'ils la rencontrent perpendiculairement, ou attei- 
gnent les premières ondulations des Cévennes et s'abattent sur 
quelques-uns de ses versants. 

2. La deuxième question est d'une solution plus difficile, puis- 
qu'il s'agit de déterminer d'une manière suffisamment précise les 
zones dans lesquelles se meuvent les orages à grêle. Ces zones 
existent en effet, nous l'avons constaté dans la Haute-Garonne, et 
le fait est confirmé par des observations antérieures que généra- 
lisent un grand nombre de documents émanés de l'Observatoire 
impérial. Les orages à grêle semblent avoir des préférences mar- 
quées pour certaines localités, qu'ils visitent trop souvent, hélas ! 
et quelquefois môme périodiquement. Parvenir à bien connaître 
ces lieux tristement privilégiés, telle est la grande difficulté et le 
but des efforts de tous ceux qui, dans l'intérêt de l'agriculture, 
s'occupent de météorologie. Voici à ce sujet le résultat des obser- 
vations faites depuis 1865 à Toulouse par l'École normale, et dans 
le département par des observateurs cantonaux. 

Les orages survenus depuis 1 865 ont exercé particulièrement 
leurs ravages sur les communes de Villefranche, Auterive, Cinte- 

(1) Atlas météorologique de l'Observatoire impérial de 18C6. 



— 111 — 

gabelle, Montesquieu-Volveslre, Muret, Saint-Berlrand, Aspet, 
Boulogne-sur-Gesse, Rieumes, Lanta, Roquefort, L'Isle-en-Dodon, 
Cazères, Fos, Verfeil, Montréjeau, Montgiscard et Carbonne. 

Ces orages se sont arrêtés à TE. aux lignes de faîte, peu élevées 
mais assez continues, des montagnes noires. Revel , très rarement 
atteint, semble marquer cette limite. Le Nord-Est a été aussi 
épargné sur un rayon qui s'étend jusqu'aux environs de la forêt 
de Bouconne. Mais le Sud-Ouest se trouve plus particulièrement 
dévasté, ainsi que les vallées de la Garonne et de ses affluents. Au 
Sud, la zone d'orages semble respecter le pays qui s'étend vers les 
Pyrénées, au sud-ouest d'Aspet et de Fos. La ligne de séparation 
des zones suit d'ailleurs assez régulièrement les lignes de faîte 
qui séparent les bassins 

De cette esquisse rapide de la marche des orages depuis 1865, 
semblent résulter les conclusions suivantes : 

1° La présence des massifs boisés et les forêts peu importantes 
n'ont pas d'influence sensible sur la marche des orages ; mais les 
grandes forêts exercent autour d'elles, vers un certain rayon, une 
influence protectrice, en divisant les nuages ou en affaiblissant 
leur électricité. 

2° Les vallées, au confluent de deux rivières, les plaines dénu- 
dées ou les pays peu accidentés, sont particulièrement ravagés, 
tandis que la proximité des montagnes semble conjurer les orages 
en déviant les vents ou en épuisant les nuages orageux. Mais, 
hâtons-nous de le dire, ces faits assez généraux ne sont pas con- 
stants et ne peuvent être établis qu'avec des réserves fondées sur 
des influences particulières dont le temps seul nous révélera peut- 
être le secret. 

Pour compléter utilement la carte d'orages annexée à cette 
note, nous donnons également le tableau des journées orageuses 
classées par saisons. 

Courbe indiquant le nombre de journées orageuses par saison. 



Les orages sévissent surtout d'avril en septembre ; ils atteignent 
leur maximum en juin pour décroître ensuite. Octobre, novembre 
et décembre ne comptent pas depuis 1865 de journées fortement 



- 112 — 
RAPPORT 

SUR LES TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ PENDANT LES ANNÉES 1867-1868. 
Par Eugène Trutat, secrétaire-général. 



La première année de loute Société donne ordinairement des 
résultats considérables ; la nouveauté est, en effet, chose bien 
attrayante, et l'émulation des premiers jours aidant, l'on est étonné 
d'avoir tant fait dans une année. Notre premier rapport a cons- 
taté pour la Société d'Histoire Naturelle de Toulouse un effet de 
ce genre; aussi avions-nous à craindre que notre seconde année ne 
fût un peu médiocre comparée à nos brillants débuts. J'espère vous 
montrer, cependant, qu'il n'en a pas été ainsi, et que, si quelques 
esprits inquiets ont prétendu que la Société tombait déjà, ils ne 
savaient guère ce qui se passait dans ses réunions. 

J'entre donc en matière, et je vais vous signaler successivement 
les travaux les plus importants de l'année : 

Zoologie. — M. d'Aubuisson nous a donné un catalogue des plus 
complets des lépidoptères observés jusqu'à présent dans le dépar- 
tement de la Haute-Garonne. Ce travail important, d'une exactitude 
scrupuleuse, est devenu le complément de la magnifique collection 
de lépidoptères que M. d'Aubuisson a bien voulu céder à notre 
Musée d'Histoire Naturelle. 

A côté de cette communication importante, nous signalerons les 
heureux Essais de Conservation des chenilles, du même membre. 
Jusqu'à présent, l'on ne connaissait que deux attaches également 
défectueuses, l'insuflation et la conservation dans l'alcool ; l'une, 
enlevant toutes les formes de J'animai et une grande partie des 
couleurs ; l'autre, produisant un raccornissement considérable et 
enlevant toutes les couleurs. Au moyen de solutions extrêmement 
faibles d'acide phénique ou de sulfate de cuivre, M. d'Aubuisson a 
non seulement évité le raccornissement, mais a même conservé les 
couleurs les plus délicates. 



- 443 — 

M. Lambert nous a lu une noie sur cette singulière espèce 
de poisson, vulgairement appelée le malarmat, et dont les pêcheurs 
de la Méditerranée se servent pour la prédiction des vents. 

Nous vous avons entretenu, de notre côté, d'une espèce nouvelle 
de cruslacé des eaux douces de l'Australie, Yastacoïdes serratus; 
cette écrevisse aux formes colossales n'a été vue en France qu'à 
l'époque de l'exposition universelle, et nous avons pu, grâce aux 
soins du docteur Soubeiran, obtenir un échantillon de cette ma- 
gnifique espèce- Nous avons mis sous vos yeux de singuliers intes- 
tinaux que l'on avait trouvés chez le caïman et chez le python ; 
nous vous avons aussi montré une préparation des muscles moteurs 
de la langue et de ses annexes chez le caïman. 

M. l'abbé Carrière nous a soumis une pièce d'or qui avait 
séjourné dix jours dans l'estomac d'un poulet, et qui par son usure 
a pu nous convaincre de l'incroyable activité de cet organe. 

Paléontologie. — Gomme l'année précédente, les questions de 
paléontologie quaternaire ont souvent attiré notre attention. 

M. Filhol nous a entretenu du felis spelœa, qu'il regarde comme 
appartenant au sous -genre lion, mais distinct pourtant de 
l'espèce actuelle. 

M. Fouque nous a signalé la grotte de Gabanac comme appar- 
tenant à l'âge de la pierre polie; il nous a également montré une 
hache polie trouvée aux environs de Revel. 

M. Cartailhaca décrit, de son côté, trois grandes haches recueil- 
lies dans le col de Pech-David et se rapportant au faire des haches 
du Danemarck. 

M. d'Adhémar, en mettant sur notre bureau de nombreux objets 
en pierre taillée, nous a décrit avec soin toute une série de stations 
entièrement intéressantes, qu'il a rencontrées aux portes de Tou- 
louse, à la Valette. 

Minéralogie. — Géologie. — M. le docteur Guitard conti- 
nuant ses études sur la station thermale d'Ussat, nous a entre- 
tenus de la géologie et de la minéralogie de cette portion de 
la vallée de l'Ariége. 

Botanique. — M. Lacaze vous a apporté un pied de lamium 
purpureum à fleurs blanches, obtenu d'un semis des graines du 
spécimen dont il nous avait parlé l'année dernière, et la persis- 
tance de la coloration est venue confirmer sa manière de voir à ce 
sujet. 



_ Mi — 

M. le docteur Noulel en nous signalant une espèce nouvelle de 
champignon pour votre Flore : le phallus-impudicus, nous a donné 
d'intéressants détails sur cette singulière espèce'. • 

M. Pendaries a déposé sur le bureau de la Société des graines 
mûres de Robinia-hisptda, sorte d'acacia que les horticulteurs 
prétendaient ne pas pouvoir fleurir et moins encore donner des 
fruits dans nos pays. 

M. Fouque, de son côté, a montré de beaux spécimens d'une 
espèce nouvelle de maïs, le maïs caragua, et celui-là aussi en par- 
faite maturité. 

MM. Timbal-Lagrave et Jeanbernat nous ont signalé la décou- 
verte d'une station précise du vrai pin des Pyrénées, que les 
botanistes cherchaient encore. 

M. le docteur Guitard nous a décrit avec soin une floraison 
hyémale observée à Ussat. 

Météorologie. — M. Pla nous a lu un travail extrêmement 
remarquable sur les observations météorologiques faites pendant 
les trois dernières années à l'Ecole Normale de Toulouse; il a 
également mis sous nos yeux une carte des orages observés dans 
cette dernière période, en indiquant leur marche ordinaire dans 
notre département. 

A côté de ces travaux, nous avons à nous rappeler la tentative si 
heureuse des conférences publiques. Lors du Concours régional 
agricole, la Société avait organisé quatre conférences : 

4° Des eaux minérales des Pyrénées, par M. Filhol ; 

2° La terre et ses pôles, Daguin; 

5° De la succession des espèces, Gourdon; 

4° La faune quaternaire et l'homme primitif, Trulat. 

Un publie- nombreux a, toutes les fois, envahi le grand amphi- 
théâtre de l'Ecole de Médecine et a prouvé largement l'intérêt qu'il 
savait porter aux études scientifiques, et surtout aux sciences 
naturelles; aussi la Société a-t-elle cru qu'une expérience aussi 
heureuse lui imposait l'obligation de chercher à organiser plus 
tard un véritable enseignement des sciences naturelles. 

Enfin, la Société a pu, cette année, essayer de faire des excur- 
sions scientifiques, et si les compagnies de chemins de fer ne vous 
ont pas accordé complètement les faveurs que nous leur deman- 
dions, elles ont cependant facilité beaucoup la mise à exécution de 






- 115 - 

nos projets. Trois courses ont été faites : à Najac, Lampy et 
Cagire. Courses d'essai, il faut l'avouer, et qui n'ont pas donné de 
résultats scientifiques nouveaux, mais qui ont bien prouvé qu'elles 
deviendraient importantes lorsqu'elles seraient organisées complè- 
tement. 

Musée. — Nous devons vous répéter encore que, cette année, la 
Société a largement concouru à l'augmentation de nos collections, 
et nous ne pouvons mettre sous vos yeux les noms de tous ceux 
d'entre vous qui ont concouru à son accroissement. 

Nous devons vous signaler cependant les deux faits les plus 
importants de cette année : la nomination d'un préparateur et 
l'ouverture d'une nouvelle salle. Depuis longtemps, vous le savez, 
vous demandiez tous la nomination d'un préparateur auprès de 
votre Musée, mais, jusqu'à présent, la chose n'avait pu être faite. 
Les progrès si rapides de nos collections ont enfin montré à 
l'administration municipale que son nouveau musée méritait ce 
nouveau sacrifice pécuniaire, et nous pouvons maintenant songer 
à donner plus d'extension à nos collections zoologiques. 

La nouvelle salle des cavernes nous a permis de mettre sous les 
yeux du public toutes nos richesses de paléontologie quaternaire, 
et, nous pouvons l'affirmer plus que jamais, nous avons à Toulouse, 
sinon la plus belle du moins une des plus complètes collections 
de ce genre. 

Vous le voyez, Messieurs, la Société a maintenu cette année les 
bonnes traditions de sa première année d'existence, et tout nous 
fait prévoir pour l'avenir de nouveaux succès. 



RÈGLEMENT 



DE LÀ 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE. 



TITRE 1er. 



But de la Société. 



Art. 1 er ^a Société a pour but de former des réunions dans les- 
quelles les naturalistes pourront exposer et discuter les résultats de 
leurs recherches et de leurs observations. 

Art. 2. Elle s'occupe de tout ce qui a rapport aux sciences na- 
turelles, Minéralogie, Géologie, Botanique et Zoologie. Les sciences 
physiques et historiques dans leurs applications à l'Histoire Natu- 
relle, sont également de son domaine. 

Art. 3. Son but plus spécial sera d'étudier et de faire connaî- 
tre la constitution géologique, la flore, et la faune de la région 
dont Toulouse est le centre. 

Art. 4. La Société s'efforcera d'augmenter les collections du 
Musée d'Histoire Naturelle de Toulouse. 



- 117 - 

TITRE II. 

Constitution de la Société. 

§ 1. — Composition générale et dispositions concernant les 
membres. 

Art. 5. La Société se compose : de Membres-nés — Honorai- 
res — Titulaires — Correspondants. 

Ceux qui ont concouru à la formation de la Société, sont appelés 
membres titulaires fondateurs. 

Les membres nés sont : Le Préfet de la Haute-Garonne, le Maire 
de Toulouse, le recteur de l'Académie de Toulouse. 

Les membres honoraires sont choisis parmi les personnes aux- 
quelles la Société veut témoigner sa gratitude ou sa haute considé- 
ration. 

Art. 6. Les membres .honoraires doivent être présentés par 
cinq membres qui inscriront leur proposition signée sur un registre 
spécial. 

Art. 7. Les membres correspondants doivent être présentés par 
deux membres avec les mêmes formalités. 

Art. 8. Le titre de membre titulaire ne sera accordé qu'aux 
personnes qui ont fait acte de candidature par écrit, ou dont le 
désir sera garanti par l'affirmation des deux membres titulaires, 
qui, dans tous les cas, inscriront sur le registre la présentation 
signée par eux. 

Art. 9. L'admission sera prononcée à la majorité des membres 
présents, dans la séance qui suivra celle où aura été faite la pré- 
sentation. 

Art. 10. Les membres titulaires paient une cotisation annuelle 
de 12 francs, payable au commencement de l'année académique 
contre quittance délivrée par le Trésorier. 

Art. 11. Le droit au diplôme est gratuit pour les membres 
honoraires et correspondants ; pour les membres titulaires il est 
de cinq francs. 

Art. 12. Le Trésorier ne peut laisser expédier les diplômes 
qu'après avoir reçu le montant du droit et de la cotisation. Alors 
seulement les membres sont inscrits au Tableau de la Société. 



Art. 13. Les membres titulaires ont voix délibéralive dans 
toutes les opérations de la société, tes membres correspondants ont 
voix consultative. Ils sont invités à adresser leurs publications à la 
bibliothèque de la Société. 

Art. 14. Lorsqu'un membre néglige d'acquitter son annuité, il 
perd, après deux avertissements, l'un du Trésorier, l'autre du Pré- 
sident, tous les droits attachés au titre de membre. 

Art. 15. Les démissions, pour être acceptées, devront être adres- 
sées, par écrit, au Président. 

Art. 16. Tout membre dont la Société aurait à se plaindre 
pourra être blâmé ou exclu. Le vote aura lieu au scrutin secret. 
Le blâme ou l'exclusion seront prononcés si l'affirmative réunit 
les deux tiers des suffrages. La demande d'application de cet arti- 
cle et le vote ne pourront avoir lieu dans la même séance. 

Art. 17. Tout membre qui cesse d'appartenir à la Société, pour 
quelque cause et pour quelque motif que ce soit, ne peut rien 
réclamer de ses propriétés; la perte de la qualité de membre 
le rendant aussi étranger à celle-ci que s'il n'en avait jamais fait 
partie. 

Art. 18. Le but de la Société étant exclusivement scientifique, 
le titre de membre ne saurait être utilisé dans une entreprise 
industrielle. 

g 2. — Bureau de la Société. 

Art. 19. La direction de la Société est confiée au Bureau, assisté 
d'un Conseil d'administration et d'un Comité permanent de publi- 
cation. 

Art. 20. Le bureau de la Société se compose des officiers sui- 
vants : 

Président, 

1 er et 2 e Vice-présidents, 

Secrétaire-général, 

Secrétaire-adjoint, 

Trésorier, 

Bibliothécaire-Archiviste. 

Art. 21. Le Président occupe le fauteuil à toutes les séances de 
la Société; il propose les sujets de délibération, dirige les dis- 



- 4-4 9 — 

eussions, résume les opinions , recueille les avis et prononce les 
décisions. En cas de partage, sa voix est prépondérante. Il nomme 
les commissions. 

Il est spécialement chargé de l'exécution du règlement. 

Il porte la parole au nom de la Société dans les circonstances 
solennelles. 

Il signe les principaux actes de la Société et ordonnance les 
dépenses. 

Art. 22. Les Vice-Présidents remplacent le Président en cas 
d'absence ou d'empêchement. En leur absence, le fauteuil de la 
présidence est occupé par le doyen d'âge. 

Art. 23. Le Secrétaire-général est chargé de recevoir, de dé- 
pouiller et de rédiger la correspondance. Il prépare l'ordre du jour 
de concert avec le Président, le communique par lettre aux mem- 
bres de la compagnie; il fait les convocations. Il rédige les procès- 
verbaux des séances. Il fait chaque année un rapport analytique 
sur les travaux de la Société. 

Il dresse un Catalogue et un inventaire des objets qui lui sont 
remis, et en rend compte tous les ans à la Commission d'économie. 

Art. 24. Le Secrétaire-adjoint aide le Secrétaire-général, et le 
remplace en cas d'absence ou d'empêchement. 

Art. 25. Le Trésorier reçoit et garde les fonds ordinaires et 
extraordinaires ; il poursuit Je recouvrement des sommes dues, et 
paie toutes les dépenses sur le vu des ordonnancements du Prési- 
dent. 

11 rend ses comptes à la Société dans la dernière séance de dé- 
cembre ; il les dépose avec les pièces à l'appui entre les mains du 
Président,qui nomme une commission d'économie pour les vérifier. 
Cette commission composée de trois membres fait connaître le 
résultat de cet examen à la Société, qui est appelée à. approuver les 
comptes. Cette approbation est contresignée au procès-verbal de la 
séance et sert de décharge au Trésorier. 

Art. 26. Le Bibliothécaire-Archiviste a la garde de tous les 
manuscrits, registres et livres de la Société. Il est chargé de 
l'échange du Bulletin avec les publications des autres Sociétés 
savantes. 

Art. 27. Les membres du bureau font partie de droit avec 
voix consultative de toutes les commissions temporaires. 



— 120 — 

Art. 28. Le Conseil d'administration se compose du Président, 
du Secrétaire général, du Trésorier, plus de deux membres 
annuellement élus au scrutin secret. 

Art. 29. Le Conseil d'administration est chargé de l'examen de 
toutes les affaires financières, mobilières et contentieuses de la 
Société. Ses délibérations doivent toutes être ratifiées par la Société. 

Art. 30. Le Comité de publication se compose du Secrétaire- 
général et de quatre membres titulaires élus chaque année au 
scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages. Ses attribu- 
tions sont déterminées à l'art. 40. 

Art. 51. L'élection des membres du Bureau, du Conseil d'admi- 
nistration et du Comité de publication, a lieu au scrutin secret 
dans la première quinzaine de janvier. Ils sont nommés pour une 
année. Le Secrétaire-général , le Trésorier et les membres du 
Conseil et du Comité peuvent seuls être réélus immédiatement dans 
les mêmes fonctions. 

Le 1 er Vice-Président est celui qui a réuni le plus de suffrages. 

Art. 52. Le Président pourra être pris parmi les membres hono- 
raires résidant à Toulouse. Les autres membres seront choisis 
parmi les membres titulaires résidents. 

Les membres titulaires non résidents sont invités à voter par 
correspondance pour l'élection du Président. Ils reçoivent une 
circulaire à cet effet. 

TITRE III. 

Travaux de la Sociéié. 

§ I er — Séances. 

Art. 55. La Société tient ses séances le vendredi, à 8 heures 
du soir. Elles s'ouvrent le premier vendredi après le 15 novembre, 
et ont lieu tous les quinze jours, jusqu'au 1 er vendredi du mois 
d'août inclusivement. 

Art. 54. Les séances ordinaires de la Société seront réglées de 
la manière suivante : 

1° Lecture du procès-verbal de la séance précédente. 

2° Communication de la correspondance et des dons faits à la 
Société. 






— 121 — 

5° Présentation et nomination des nouveaux membres de la 
Société. 

4° Communications verbales ou lecture des Mémoires présentés 
par les membres de la Société. 

Art. 35. Avant chaque séance, le Président et le Secrétaire- 
général compléteront l'ordre du jour. 

Tout membre qui aura l'intention de faire une communication 
à la Société, devra se faire inscrire avant la séance , pour être 
appelé par le Président, à son tour. 

Art. 56. Les votes seront pris à la majorité des membres pré- 
sents par assis ou levé pour les questions ordinaires; et au scrutin 
secret pour les cas prévus par le règlement, ou chaque fois que 
trois membres le demanderont. 

Art. 57. Nul ne pourra prendre la parole, s'il ne la tient du 
Président. Toute discussion étrangère aux travaux de la Société, 
est formellement interdite. 

Art. 58. La Société tient, tous les ans, une séance publique. Après 
le discours d'ouverture, prononcé par le Président, le Secrétaire- 
général fait un rapport sur les travaux de la Société. Il pourra être 
fait, dans cette séance, des lectures sur un sujet d'Histoire natu- 
relle. Dans ce cas, aucun membre ne pourra prendre la parole, 
sans avoir communiqué son travail à la Société, qui devra donner 
ou refuser son approbation. 

§ 2. — Publications. 

Art. 59. La publication des découvertes ou études faites par les 
membres de la Société et par les commissions, a lieu dans un re- 
cueil imprimé aux frais de celle-ci, sous le titre de : Bulletin de 
la Société d'Histoire naturelle de Toulouse. Chaque livraison porte 
son numéro et la date de sa publication. 

Art. 40. Tous les mémoires, manuscrits lus ou communiqués 
à la Société, tous les rapports scientifiques sont soumis au Comité 
de publication ; il décide l'impression des travaux qui lui sont 
remis, s'entend avec les auteurs pour les modifications, suppres- 
tions, etc., qui lui paraissent opportunes. Ses droits sont absolus 
et ses décisions sans appel. Il donne le bon à tirer et surveille 
l'impression. 

Art. 41 . La Société laisse aux auteurs la responsabilité de leurs 



- 122 — 

travaux et de leurs opinions scientifiques. Tout Mémoire imprimé 
devra donc porter la signature de l'auteur. 

Art. 42. Celui-ci conserve toujours la propriété de son œuvre. 
11 peut en obtenir des tirages a part, des réimpressions, mais par 
l'intermédiaire de la Société. 

Art. 45. Les frais de gravures et de lithographies, etc., accom- 
pagnant les Mémoires, et approuvés par la commission, sont au 
compte particulier de l'auteur. Toute dérogation à cette disposition 
devra être autorisée par le comité. 

Art. 44. Les procès-verbaux doivent être remis aux Journaux 
et Revues dans la quinzaine. Les membres qui auraient fait une 
communication, sont invités à remettre dans un délai de cinq jours 
leurs notes pour servir au Secrétaire. S'ils ne répondent pas à 
cette invitation, ils ne seront admis à élever aucune réclamation 
sur la manière dont le Secrétaire aura rendu dans son procès-verbal 
leurs paroles ou leurs opinions. 

Art. 45. Les membres honoraires et titulaires auront droit au 
Bulletin. Les membres correspondants pourront se le procurer, 
moyennant la somme de C fr. Les livraisons et volumes seront mis 
en vente aux prix déterminés par le Bureau. 



3. — Excursions. 



Art. 46. La Société fait, lorsqu'elle le juge convenable, des 
excursions scientifiques, dans la région dont Toulouse est le 
centre. 

Art. 47. Un règlement spécial est consacré à ces explorations. 
Le choix des localités, le but des recherches, le mode d'organisa- 
tion, les détails d'exécution et toutes choses utiles pour en assurer 
le bon ordre et les résultats sont l'objet de ses prescriptions. 

§ 4. — Collections. 

Art. 48. Les membres de la Société sont tous invités à lui 
adresser les échantillons qu'ils pourront réunir. 



— 123 — 

Les objets sont délivrés, sur reçu, à l'administration du Muséum j 
chaque objet porte le nom du donataire et celui de la Société. 

§5. — Etudes particulières. 

Art. 49. Les livres appartenant à la Société ne peuvent être 
confiés à ses membres que sur reçu et pour un temps déterminé 
qui n'excédera jamais quinze jours. 

Art. 50. Les archives ne pourront être consultées que dans le 
local de la Société : toutefois, lorsque l'auteur d'un travail désire 
en faire une copie, le manuscrit peut lui être confié, aux mêmes 
conditions que les livres. 

TITRE IV. 
Dispositions générales. 

Art. 51. Les revenus de la Société sont : 

i° Droits de diplôme ; 

2° Cotisations annuelles des membres titulaires ; 

5° Abonnement facultatif des membres correspondants; 

4° Produit de la vente des publications de la Société ; 

5° Subventions accordées par l'Etat, le département, la muni- 
cipalité ; 

6° Legs et dons. 

Art. 52. En cas de dissolution, les diverses propriétés de la 
Société reviendront de droit à la ville de Toulouse. 

Art. 54. Le présent Règlement sera valable à partir du jour 
de son adoption par la Société ; sa révision ne pourra avoir lieu 
que sur une demande signée par dix membres et après avoir été 
adoptée à la majorité des deux tiers des voix des votants, dans une 
•séance spécialement annoncée. 



24 



LISTE 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 
DE TOULOUSE. 

Au 16 novembre 1868. 



Membres nés. 

Le Préfet de la Haute-Garonne. 

Le Maire de Toulouse. 

Le Recteur de l'Académie de Toulouse. 

Membres honoraires. 

MM. Clos, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. 
Daguin, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. 
Dulaurier, membre de l'Institut. 
Filhol, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. 
Lavocat, directeur de l'École vétérinaire de Toulouse. 
E. Lartet, à Paris. 

Noulet, professeur à l'École de médecine de Toulouse. 
Léon Soubeiran, professeur à l'école de pharmacie de Paris. 

.MEMBRES TITULAIRES. 

Messieurs 

D'Adhémar (Victor), à Toulouse. 

D r Alzieux, à Axiat (Ariége). 

D r Armieux, à Toulouse. 

D'Aublisson (Auguste), à Toulouse, Fondateur. 

Badin, chirurgien-orthopédiste, à Toulouse. 

Bellemlle, commandant en retraite, à Toulouse. 

D r Bellicher, à Toulouse. 



— 125 — 

DeBELOT, vice-consul de San-Salvador, à Bordeaux. 

Berdoulat (Jules), à Toulouse, Fondateur. 

Besaucèle (Victor), à Toulouse. 

Birotemj, à Toulouse. 

D r Bonamy, professeur à l'École de Médecine. 

Bonnal (Edmond), directeur de la Revue de Toulouse, Fondateur. 

D r Bonn ans, aux Gabannes (Ariége). 

D r de Bourilhon, à Toulouse 

Bordenave, chirurgien-dentiste, à Toulouse. 

Brun (Emile), conservateur du Muséum, à Montauban. 

Galmels (Henri), à Toulouse. 

L'abbé Carrière, à Toulouse. 

Cartailhac (Paul-Émile), à Toulouse, Fondateur. 

Casanhol, (Edmond), à Toulouse, Fondateur. 

Chalande, à Toulouse, Fondateur. 

Clergé aud, juge d'instruction à Moissac. 

Compayre (Ernest), à Gaillac (Tarn). 

De Constant-Bonneval, à Toulouse. 

De Coustou-Coysevox, à Montauban. 

D r Cuson, à Toulouse. 

Cuq, interne des hôpitaux, à Toulouse. 

D r Délaye, à Toulouse. 

Desclos, pharmacien, à Toulouse. 

Duroul, (Léopold), à Toulouse. 

L'abbé Duilhé-de-Saint-Projet, chanoine honoraire, à Toulouse. 

Faure (Amédée), à Toulouse. 

Filhol (Henri), interne des hôpkaux de Paris. 

Fittère, pharmacien, à Auch (Gers). 

Fouque (Charles), à Toulouse, Fondateur. 

Fourcade (Vincent-Marius), à Toulouse. 

Gantier (Antoine), à Picaye (Haute- Garonne). 

D r Gourdon, professeur à l'École vétérinaire, à Toulouse. 

D r Graciette, à Toulouse. 

D r Guiraud, à Montauban. 

D r Guitard. professeur à l'École de médecine, à Toulouse. 

Henquel, à Toulouse. 

Jayrert, juge de paix, aux Cabannes (Ariége). 

D r Jeanrernat, à Toulouse. 

D r Joly (Arthur), professeur à l'Ile de la Réunion. 

D r Joly (Emile), à Toulouse, Fondateur. 

Jouet, à Toulouse. 

Jougla (Joseph), à Toulouse. 

D r Labéda, professeur à l'École de médecine, à Toulouse. 



- 126 — 

LiCiZE (Marias 1 ), à Toulouse, Fondateur. 

Lambert (Hubert), à Toulouse, Fondateur. 

Lassère, capitaine d'artillerie, à Toulouse. 

Magnan (Henri), à Toulouse. 

Magnes fils, professeur à l'École de médecine, à Toulouse 

Maine, à Toulouse. 

DeMALAFOssE (Louis), à Toulouse. 

De Marin (Philippe), à Toulouse. 

Marquet, à Toulouse, Fondateur. 

Marty, à Toulouse, Fondateur. 

Melliés, professeur de l'École des Arts, à Toulouse. 

De Montlezon, à Toulouse, Fondateur. 

Mussy, ingénieur des mines, àVicdessos (Ariége). 

D r Palenc, à Lézat (Ariége). 

Pendaries (Emmanuel), à Toulouse. 

Peyre fils, à Toulouse, Fondateur. 

Piette (Alexandre), à Toulouse, Fondateur. 

Pla, professeur à l'École Normale de Toulouse, Fondateur. 

De Planet, manufacturier, à Toulouse. 

Regnault (Félix), à Toulouse. 

Rivière, à Toulouse, Fondateur. 

Rozy, professeur à l'Ecole de droit de Toulouse. 

De Sambucy-Luzençon, à Toulouse. 

Sabrans, à Toulouse. 

De Saint-Paul (Amédée), officier de marine en retraite, à Toulouse. 

De Saint-~Paul (Arthur), sous-inspecteur des forêts àPrades (P.-O.) 

De Saint-Lieux (Charles), à Toulouse. 

Tanq (Louis), pharmacien à Toulouse. 

Thomas (Philadelphe), à Gaillac (Tarn). 

Thoumaing, chef de gare, à Foix. 

Timbal-Lagrave, pharmacien, à Toulouse. 

Toujan, à Toulouse. 

Trutat, conservateur du Muséum, à Toulonse, Fondateur. 

Vidal (Joseph), à Toulouse. 



Membres correspondants. 

Aymard, archiviste au Puy (Haute- Loire). 
Bidache, ingénieur des mines, à Nîmes. 
Brun, a Sorèze. 
D'Aquila (Philippe), à Paris. 
D'Aquila (Louis), à Paris. 



• -•■ Ml - 

Capdenat, lieutenant au 32 e de ligne. 

Chantre (Ernest), à Lyon. 

Dusan-Bruno, directeur de la Revue archéologique du midi. 

Desbrochers-des-Loges, à Moulins (Allier). 

Fourcade (Charles), médecin-vétérinaire, à Luchon. 

Masséna (Élie), à Brives. 

Mondain (Georges), à Pragues. 

Paparel, à Mende (Lozère). 

Poujol (Henri), à Merueys (Lozère). 

Raynal, à Moissac. 

Robert, conservateur du Muséum, au Puy. 

Vencker, à Strasbourg. 



LISTE 

DES SOCIÉTÉS CORRESPONDANTES. 

Académie de Stanislas. 

Académie des Sciences, belles -lettres et arts de Clermont-Ferrand. 

Académie des sciences de Caen. 

Académie des sciences de Toulouse. 

Académie des sciences de La Rochelle. 

Archeological and natural history o/'Somersetshire. 

Archives Cosmologiques de Bruxelles. 

Société académique des sciences de Maine-et-Loire. 

Société d'agriculture de la Haute-Garonne. 

Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers. 

Société d'archéologie, sciences, lettres et arts, de Seine-et-Marne. 

Société de climatologie Algérienne. 

Société des sciences et arts de Vitry-le-Français. 

Société des sciences physiques et naturelles de l'Ile-et-Vilaine. 

Société des sciences naturelles et historiques de l'Ardèche. 

Société des sciences naturelles de Colmar. 

Société des sciences historiques et naturelles de Semur. 

Société dés sciences naturelles de Strasbourg. 

Société des sciences naturelles de Melun. 

Société impériale d'acclimatation. 

Société d'émulation du Jura. 

Société linnéenne de Maine-et-Loire, 



ERRATA, 



Page 6, ligne 27, Syicthus, lisez Syrecthus. 

id. 16, ligne 1, Genus Argynis, lisez Argynnis. 

id. 15, ligne 18, Addipe, lisez Adippe. 

id. 20, ligne 28, dïdipus, lisez Œdipus. 

id. 22, ligne 3, Gemts Thenaos, lisez Thanaos. 

id. 23, ligne 10, Gewws Peterogon, lisez Pterogon. 

id. 27, Gercws Sefiwa doit être entre les numéros 171 et 172. 
c'est-à-dire entre la Lithosia Mesomella 
et la Setina Rosida. 

Page 30, ligne 4, Ge/ws Orgia, lisez Orgya. 

id. 34, ligne 27, Gewws Harpia, lisez Harpya. 

id. 35, ligne i, Gewws Plilodontis, lisez Ptilodontis. 

id. 35, ligne 30, Vtlitaris, lisez Velitaris. 

id. 36, ligne 1, Dodonia, lisez Dodonea. 

id. 37, ligne 11, Leporima, lisez Leporina. 

id. 39, ligne 10, Double emploi de XXIX, 7Vî6ms Noctuides. 

id. 42, ligne 52, Oleracca, lisez Oleracea. 

id. 46, ligne 24, Album, lisez L album. 

id. 47, ligne 1, Scarpi, lisez Scirpi. 

id. 47, ligne 25, Gothicaqua, lisez Gothica. 

id. 52, ligne 12, Carduin, lisez Cardui, 

id. 60, ligne 4, Menalyppe, lisez Melanippe. 

id. 60, ligne 8, Maginariu, lisez Marginaria. 

id. 62, ligne 7, Clatraria, lisez Clathraria.